Présidentielles au Cameroun

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Le Sursaut Républicain

« J’exhorte le peuple camerounais à ce même Appel à l’occasion des élections présidentielles du 12 octobre 2025. »

Peuple camerounais, notre citoyenneté est remise en question. Notre pays est pris en otage. Nous n’avons plus le droit de laisser faire. Nous avons le devoir de défendre notre citoyenneté. Nous avons le devoir de protéger notre pays des forces du mal qui sont en train de l’avilir. Le 12 octobre n’est pas une date ordinaire. C’est une occasion historique. C’est le jour où chacun de nous peut décider de l’avenir de notre pays. Oui, ce pays est le nôtre. Ce pays est à nous tous : jeunes, étudiants et adultes, chômeurs et travailleurs, benskineurs et bayam-sellam, femmes et hommes, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Ce pays n’appartient pas aux tribus, il n’appartient pas aux clans, il n’appartient pas aux corrompus. Il appartient à tous les Camerounais.

Nous sommes héritiers d’une histoire, je m’arrête à la plus récente.

  • 14 juillet 1884 : Protectorat allemand sur le Cameroun.
  • 16 avril 1957 : Reconnaissance de la citoyenneté camerounaise par la France.
  • 1er janvier 1960 : Indépendance du Cameroun oriental.
  • 1er octobre 1961 : Réunification avec le Cameroun occidental.
  • 20 mai 1972 : Renforcement de l’unité nationale avec l’État unitaire 

Nos aînés ont transcendé leurs différences pour bâtir la citoyenneté camerounaise. Aujourd’hui, nous n’avons pas le droit de trahir cet héritage.

Mais regardons la réalité en face :

Quand les résultats des concours sont faussés par le tribalisme et le clientélisme politique, où est la République ? Où sont les droits du citoyen ?

Quand les jeunes n’ont pas d’emploi ni de sécurité sociale ni d’environnement propice pour entreprendre, où est la justice ? À quoi sert l’Etat ?

Quand la corruption pourrit l’éducation, la santé, les routes, où est l’avenir ?

La vérité est simple : la République est en danger.

Alors, que faire face à cette extrême nécessité ?

Nous devons dire haut et fort : Assez !

  • Assez du tribalisme !
  • Assez de la corruption !
  • Assez du mépris pour le peuple !

Nous devons choisir un nouveau chemin :

  • un chemin où la citoyenneté prime sur la tribu,
  • un chemin où le mérite l’emporte sur le favoritisme et le clientélisme,
  • un chemin où chaque Camerounais a des raisons d’aimer son pays.

Mes chers compatriotes,

L’histoire nous regarde. Elle ne nous pardonnera pas si nous restons silencieux pendant que notre maison commune s’écroule.

Avant le 12 octobre, unissons nos forces pour le changement véritable et le 12 octobre, faisons entendre notre voix. Portons à la tête du Cameroun, notre cher et beau pays, une personnalité qui incarne l’unité, la justice et la dignité. Ensemble, bâtissons ce rêve qui nous habite tous : Un Cameroun libre, juste, digne et prospère. Un Cameroun où nous pourrons enfin dire, sans hésiter : CE PAYS EST AUSSI LE NÔTRE.

Berthin FOPIN, Ingénieur-Polytechnicien et Master en Management et Ingénierie des Systèmes

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