Un calvaire quotidien pour les usagers
Dans l’arrondissement de douala 4è, plus précisément au quartier Bonaberi, au lieu-dit : « carrefour musique », le quotidien des usagers de route vire au cauchemar.
Cette zone, pourtant stratégique pour les voyageurs en partance pour limbe, l’ouest et d’autres régions du Cameroun, est devenue un véritable point de blocage. Les passagers y passent souvent la moitié de la durée de leur trajet coincés sur place, avant même de quitter la ville.
Pour les riverains, la situation est tout aussi critique. Ils éprouvent d’énormes difficultés à vaquer normalement à leurs occupations: retards répétés au travail, à l’école ou à divers rendez-vous, sans oublier la flambée du coût du transport, notamment sur les mototaxis, devenus le seul moyen de circuler dans ces zones inacceptables pour les véhicules. Un détour sur la nationale numéro 3, au niveau du rond-point « Entrée bille », n’apporte aucun répit. Là, le constat est alarmant : la chaussée est parsemée de nids d’éléphants, profonds et dangereux. Ces cratères causent de graves embouteillages, renversent parfois des véhicules, camions ou bus de transport, et forcent les mototaxis à emprunter les sens interdits pour contourner les obstacles, au péril de leur sécurité et de celle des passagers. Du côté du quartier « Bedi » dans le 5eme arrondissement, sur la route qui relie l’hôpital général de Douala, la situation est tout aussi préoccupante. Que l’on vienne du quartier « Makepe » au niveau du lieu-dit cour suprême « ou du quartier » cité des palmiers les nids- de- poule dictent leur loi. Les élèves qui empruntent cette voie pour se rendre à l’école doivent affronter, chaque jour, des trajets périlleux et interminables, avec des retards devenus presque inévitables.
Et la liste des routes en état de délabrement avancé est loin d’être exhaustive. D’un quartier à l’autre, les témoignages se ressemblent : fatigue, usure prématurée des véhicules, accidents fréquents, hausse des coûts de transport, perte de temps et impact direct sur l’économie locale. Les autorités doivent impérativement agir. Il s’agit plus simplement de réhabiliter quelques axes, mais de penser une véritable politique d’entretien, de modernisation et de planification urbaine. Car en laissant pourrir la situation, c’est toute la mobilité urbaine, la sécurité routière, l’éducation et l’économie locale qui en subissent les conséquences.
Stivin Temdemnou (journaliste Glob’Media)










