Le MINAT débloque les fonds de campagne
Le Ministère de l’Administration Territoriale annonce pour le 29 septembre à Yaoundé le retrait de la première tranche du financement public des campagnes électorales.
À quelques jours de l’élection présidentielle prévue le 12 octobre 2025, le Ministère de l’Administration Territoriale (MINAT) a annoncé ce jeudi 25 septembre la mise à disposition des fonds publics destinés au financement de la campagne électorale. Le gouvernement enclenche ainsi le processus de financement public de la campagne. Dans un communiqué daté du 25 septembre 2025, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, convie les candidats officiellement retenus, ou leurs représentants dûment mandatés, à se présenter le lundi 29 septembre à partir de 10 heures précises à la Direction des ressources financières et matérielles de son département ministériel.
Cette rencontre sera consacrée au retrait de la première tranche des fonds publics destinés à soutenir les activités de campagne. L’État, conformément à l’article 286 du Code électoral, met ainsi à disposition une aide financière devant permettre aux partis politiques et aux candidats de mener leur propagande électorale dans des conditions plus équitables.
Le communiqué précise que les mandataires devront présenter certains documents pour accéder à ce financement. Il s’agit notamment d’un mandat ou d’une procuration signée par le représentant légal du parti, accompagné d’une carte nationale d’identité dûment légalisée. Ces précautions visent à garantir la transparence dans la distribution des fonds et à s’assurer que chaque parti bénéficie effectivement des ressources auxquelles il a droit.
Une deuxième tranche conditionnée à la transparence
Le ministre rappelle également que la seconde tranche du financement public sera versée conformément aux dispositions légales. En clair, les partis et candidats devront justifier de l’utilisation de la première enveloppe reçue avant de pouvoir prétendre au solde. Cette règle, inscrite dans le Code électoral, entend limiter les dérives et favoriser une gestion responsable des ressources de l’État.
Reine Philomène Inimonko (Journaliste, Glob’Media)










