Le riche parcours d’un prince
L’ancien président de la Confédération africaine de football, Issa Hayatou est passé de vie à trépas jeudi dernier dans la capitale française. Un vibrant hommage est rendu à cette figure emblématique qui aura dirigé avec maestria le football africain pendant près de trois décennies.
C’est un regroupement inhabituel au domicile familial. Les habitants sont consternés et l’ambiance est morose. Au domicile d’Issa Hayatou à Garoua, capitale de la région du Nord, la tristesse est perceptible. Le jour de sa disparition précède son anniversaire. Le monument du football mondial. « Nous sommes tous endeuillés parce que nous avons perdu un très haut commis du football mondial, nous formulons des prières pour le repos de son âme pour que Allah puisse l’accueillir. Nous sincères condoléances à sa famille proche, c’est-à-dire son épouse, ses enfants. » Affirme le Lamido de Garoua. L’ancien président de la confédération africaine de football a tiré sa révérence jeudi dernier à Paris, en France. Ce pur produit du sport, né le 9 août 1946 à Garoua, aura consacré une grande partie de sa vie au football. « Il est l’un des hommes que le destin a voulu mettre au Cameroun pour diriger. Quand j’ai su à travers les reportages qu’il est né un 9 août, j’ai compris qu’il était né pour être un dirigeant, parce qu’il est né sous le signe du lion et les lions c’est l’élément feu et les feux sont faits pour être des dirigeants. Nous comprenons donc à travers l’horoscope qu’Issa Hayatou était né pour être un dirigeant et il a été un dirigeant que tout le Cameroun et toute l’Afrique regretteront toujours. » Lance Nouhou Moussa, cadre sportif.
Issa Hayatou incarnait le football africain dans toutes ses dimensions. Ce digne héritier d’une lignée de sultans de Garoua a d’abord été maître sur ses terres, patron de la fédération camerounaise de football de 1986 à 1988 avant son élection à la Caf. De 1988 à 2017, patron de la confédération africaine contribue au rayonnement du football africain sur la scène internationale. Sous son règne, l’Afrique obtient cinq places à la coupe du monde et l’Afrique du Sud organise le premier mondial sur le sol africain en 2010.
En 2017, il est remplacé par Ahmad Ahmad à la tête de la Caf, l’instance qu’il a dirigée pendant près de trois décennies avant de retourner au Cameroun, son pays natal où il occupera jusqu’à sa mort, la fonction de président du conseil d’administration de l’académie nationale de football.














