Quand l’histoire rencontre la Can 2025 au Maroc
Dans le football camerounais, un dossard n’est jamais qu’un simple chiffre. Il porte l’espoir. À l’aube de la Can Maroc 2025, les lions indomptables portent sur le dos le poids des générations passées et les promesses de l’avenir.
Le 10, flambeau offensif, a été porté par Patrick Mboma, puis Achille Émana et Vincent Aboubakar. Aujourd’hui, Bryan Mbeumo prend le relais. Sa mission ? Allier créativité, efficacité et leadership. Le 10 n’est pas un simple numéro. Il est un rôle. Un symbole. Un défi à relever à chaque match.
Le 9, un autre dossard mythique, a été l’apanage de Samuel Eto’o et Roger Milla. Depuis le départ d’Eto’o, le numéro peine à retrouver son éclat. Franck Magri en hérite. Sa tâche est lourde : redonner prestige et crédibilité à un symbole de buteur éternel. Le 9 attend un nouveau héros.
Le 7 a toujours été le numéro de l’audace et de la vitesse. François Omam biyik, Bernard Tchoutang, Stéphan Mbia et Clinton Njie l’ont porté avec panache. Aujourd’hui, Georges Kevin Nkoudou en est le porteur. Il doit être l’étincelle, surprendra et dynamiser le jeu. Le 7, c’est le rythme, le feu, la folie créative.
Le 8, cœur du milieu, a vu Geremi Njitap, Benjamin Moukadjo et Franck zambo Angissa l’incarner. Jean Onana reprend le flambeau. Organiser, soutenir, relancer. Le 8 est l’équilibre, la connexion entre défense et attaque.
Le 4, colonne vertébrale défensive, a été l’apanage de François Ndoumbe Lea, Jean Armel kana biyik, Rigobert Song. Aujourd’hui, Christopher Wooh en hérite. Solidité, leadership et rigueur. Le 4 ne pardonne pas. Il impose le respect.
Le 5, sentinelle du collectif, a été porté par Raymond Kalla, Thimothee Atouba, Saidou Alioum, Aurélien Chedjou et Michael Ngadeu. Nouhou Tolo le porte aujourd’hui. Protection, couverture, équilibre. La stabilité de l’équipe commence ici.
Le 6, numéro stratégique du milieu, a été porté par Samuel Mbappé Leppé, Emmanuel Kundé, Pierre Njanka et Alexandre Song. Gerzino Nyamsi doit aussi assurer la récupération, anticipation et intelligence tactique. Le 6 est discret mais indispensable.
À noter que Carlos Belaba porte désormais le 24, numéro longtemps valorisé par André Onana.
Stivin Temdemnou, journaliste (Glob’Media)














