Bras de fer au Pad

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Motaze frappe du point sur la table

Le ministre des finances, Louis Paul Motaze, somme Cyrus Ngo’o, Directeur général du port autonome de Douala, de reprendre immédiatement les opérations d’inspection par scanner par la SGS.

L’éviction de la Société Générale de Surveillance (SGS) des sites d’opération de scanning, décidée par le Directeur Général du port autonome de Douala, contrevient clairement aux dispositions du Contrat d’Inspection par Scanner (CIS) et aux directives émises par le Premier Ministre lors de la réunion interministérielle du 29 janvier 2026. Cette action met en cause l’intégrité des procédures contractuelles et la stabilité des partenariats publics, susceptibles d’avoir des répercussions sur la conformité, la transparence et la continuité des opérations de contrôle. Une remise en cause rapide de cette décision est nécessaire pour respecter les engagements légaux et gouvernementaux. Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a exigé, par le canal d’un communiqué signé le 13 février 2026, le rétablissement immédiat de la Société Générale de Surveillance (SGS) dans ses fonctions d’inspection par scanner au Port autonome de Douala. « Monsieur le Directeur Général, j’accuse bonne réception de votre correspondance susvisée et relative à l’objet sous rubrique. Y faisant suite, et me référant aux Directives du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, issues de la réunion interministérielle du 29 janvier 2026, en son Cabinet, il vous a été rappelé que l’éviction par vos soins de la Société Générale de Surveillance (SGS) des sites de opérations de scanning contrevient aux stipulations du Contrat d’Inspection par Scanner (CIS) conclu entre le Gouvernement et la SGS » lance sans ambages, Louis Paul Motaze, ministre des finances. Cette mesure vise à résoudre les blocages opérationnels et à garantir la transparence des contrôles douaniers. L’injonction s’inscrit dans une démarche visant à renforcer l’efficacité des procédures portuaires et à restaurer la confiance des acteurs économiques. « La lettre N°B70/d-27/SG/PM du 30 janvier 2026, émanant du Chef du Gouvernement, ordonne la reprise immédiate des inspections par scanner sur la plateforme portuaire par la SGS. Cette décision s’inscrit dans le cadre du contrat d’Inspection par Scanner (CIS) conclu entre l’État et la SGS. L’objectif est d’assurer une surveillance renforcée des marchandises transitéant par les ports, améliorant ainsi la sécurité douanière et la lutte contre le trafic illicite. La date du 30 janvier 2026 marque un point de bascule pour la réactivation opérationnelle de ces systèmes technologiques »

La directive du Chef du Gouvernement impose ainsi, la reprise immédiate des inspections par scanner par la SGS sur la plateforme portuaire. Ce retour opérationnel, va s’inscrire dans le cadre du contrat d’inspection par scanner (CIS) signé entre le gouvernement et la SGS. Il vise à renforcer la sécurité douanière, optimiser le contrôle des cargaisons et lutter contre les fraudes. La coordination avec les autorités portuaires et les services de sûreté est essentielle pour garantir une mise en œuvre fluide et conforme aux standards internationaux.

Le ministre des finances rappelle qu’en exécution des prescriptions de la Présidence de la République issues de la réunion du 22 janvier 2026 en la matière, la Direction Générale des Douanes (DGD) a accepté d’exploiter les images produites par la société TransAtlantic D.SA afin de permettre, à titre transitoire, la sortie des conteneurs scannés uniquement par cette entité, dans l’attente des directives du Gouvernement sur le sujet. En dépit desdites mesures transitoires auxquelles la DGD a pleinement satisfait, et des Directives du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, la situation de confusion perdure, au péril, comme vous le relevez vous-même, de la mobilisation optimale des recettes budgétaires et de la fluidité des opérations du commerce extérieur. En effet, dans le prolongement de la mesure prise par le PAD d’interdire à la SGS l’accès à ses sites d’inspection, aucun conteneur à date n’á été orienté par votre entreprise vers les sites d’opération de la SGS, toutes choses empêchant l’exécution sereine de son mandat. L’État exprime sa volonté de reprendre les échanges avec le PAD concernant les préoccupations soulevées, conformément à ses pratiques habituelles. Cependant, l’examen de ces préoccupations ne constitue pas une condition nécessaire pour la reprise des activités de la SGS. Cette position témoigne d’une ouverture dialogue tout en maintenant l’autonomie opérationnelle de la SGS. Le ton formel et courtois du message reflète les protocoles diplomatiques et administratifs en vigueur.

Panisse Istral Fotso

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