Sénégal

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L’incroyable ironie du destin et la leçon de vie

Macky Sall ambitionne aujourd’hui de devenir Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies. Et pour que cette candidature soit officiellement portée, elle devra être soutenue par l’État sénégalais actuel, dirigé par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko.

Un scénario que personne n’aurait pu imaginer

Il y a encore quelques années, qui aurait pu prédire un tel retournement ? Personne. À l’époque, Macky Sall était au sommet de sa puissance, tandis que Diomaye et Sonko étaient privés de liberté, sous le poids d’accusations orchestrées par le régime. C’est ici que la politique rejoint une vérité universelle : l’avenir appartient à Dieu seul.

Aujourd’hui tu es fort, demain tu seras faible. Aujourd’hui tu es en position de juger, demain tu seras celui qui sollicite une faveur.

Le Sénégal nous rappelle que nul ne peut s’asseoir éternellement sur un trône de certitudes.

Aujourd’hui le nouveau président se retrouve face à un choix historique :

1) Soutenir Macky Sall à l’ONU au nom de la continuité de l’État et de l’image du Sénégal à l’international.

 2) L’exigence populaire : Écouter un peuple qui n’a pas oublié les années de répression et qui attend que justice soit faite. Qu’on se le dise, approuver  cette candidature, c’est prendre le risque d’avoir la population sénégalaise sur le dos… surtout pour beaucoup, les blessures sont encore trop fraîches.

Comment cautionner l’ascension internationale de celui qui a combattu les voix critiques avec une telle rigueur ?

On ne sait jamais de quoi demain sera fait

La roue tourne, et elle tourne parfois plus vite qu’on ne le pense. Cette situation est un rappel à tous ceux qui exercent le pouvoir : traitez les faibles d’aujourd’hui avec respect, car ils pourraient être vos décideurs de demain.

Par G. Sengha

Militante

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