Depuis quelques jours, les fora de Bazou et bien au-delà sont largement alimentés par des publications relatives à l’incident survenu samedi dernier à Ntunse, lors de la cérémonie d’installation du Chef de 3ᵉ degré.
Après plusieurs recoupements auprès de personnes présentes sur les lieux, y compris certains acteurs directement impliqués dans l’organisation de ladite cérémonie, il ressort que la situation regrettable observée serait essentiellement liée à des difficultés dans l’application du protocole habituellement observé lors de ce type d’événements. Tout en déplorant cette situation, nous tenons néanmoins à saluer avec beaucoup de respect la sagesse et la hauteur d’esprit de notre Monarque qui, face à l’absence de sérénité au moment de son arrivée, pourtant souhaitée par le protocole de la cérémonie, a préféré rebrousser chemin afin d’éviter d’ajouter de la confusion à un contexte qui n’était manifestement pas propice à l’accueil solennel que son peuple réuni entendait lui réserver. Il convient de rappeler que cette rencontre constituait pour beaucoup une première occasion de recevoir le Roi dans une manifestation publique en dehors du cadre habituel de la Chefferie. Par ailleurs, il apparaît que l’attitude du Sous-préfet, davantage guidée par la volonté d’imprimer le respect des usages républicains attachés à sa fonction, a pu involontairement contribuer à créer une situation qui aurait sans doute pu être évitée si une démarche empreinte de courtoisie républicaine avait permis de l’informer à temps de l’arrivée du Roi, malgré le retard lié aux contraintes de son agenda.
En tout état de cause, rien ne permet d’affirmer que l’attitude observée relevait d’une quelconque volonté d’humiliation à l’endroit de notre Monarque. Une telle interprétation semble davantage relever de l’émotion suscitée par l’attachement profond que le peuple Bazou voue à son Roi. Face à cette situation, il importe aujourd’hui d’en appeler à la responsabilité collective afin de préserver les intérêts supérieurs de notre communauté. Bazou a toujours été reconnu pour son sens de l’ouverture, du dialogue et de la responsabilité. Ces valeurs doivent continuer de guider nos prises de parole et nos comportements. Comme le dit un adage bien connu chez nous : l’on peut commettre une faute comme l’on heurte parfois, sans le vouloir, un obstacle sur son chemin. Gardons donc confiance et sérénité, car le meilleur reste à construire pour notre peuple.
Feuh Mbeuh lā Djeuhon Frédéric










