Manu Dibango, né le 12 décembre 1933 à Douala, était un géant de la musique africaine, célèbre pour son style fusionnant jazz, funk et rythmes traditionnels camerounais. Formé dans l’Europe occidentale, il a su préserver une profonde connexion avec son héritage africain malgré son long séjour à l’étranger. Il s’est éteint en mars 2020.
Manu Dibango est décédé des suites de l’épidémie de coronavirus dans un hôpital de la région parisienne. La famille du chanteur et saxophoniste camerounais en avait fait l’annonce le mardi 24 mars 2020. Un coup dur pour ses proches, ses fans, et le public camerounais, qui continuent de faire face à cette pandémie de coronavirus. Une maladie qui donne des insomnies à tous. Une maladie qui frappe et qui fait mal. Grande est donc la douleur des populations à l’annonce du décès de l’artiste camerounais, célébrité mondiale, Manu Dibango. « Chers parents, chers amis, chers fans, une voix s’élève au lointain… C’est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Manu Dibango, notre Papy Groove, survenue le 24 mars 2020 à l’âge de 86 ans, des suites du Covid 19 », a déclaré la famille de l’auteur de l’un des plus grands tubes planétaires de la musique world, « Soul Makossa » (1972).
De son vrai nom Emmanuel N’Djoké Dibango (dit Manu Dibango, surnommé Papagroove ou Papa Manu), il s’en va à l’âge de 86 ans. Né le 12 décembre 1933 à Douala, le 14 juillet 2010, Manu Dibango est fait chevalier de la Légion d’honneur. Par la suite, il reçoit la médaille de vermeil de la ville de Paris 14. Né de parents protestants, Michel Manfred N’Djoké Dibango, père fonctionnaire issu de l’ethnie Yabassi et d’une mère couturière à la maison, issue de l’ethnie douala, c’est dans la chorale du temple, dont sa mère est occasionnellement professeur, qu’il est initié au chant, tandis que le gramophone parental lui fait découvrir surtout la musique française, américaine et cubaine, les marins de ces pays débarquant dans le port de Douala avec leurs disques. Sa scolarité commence par l’école du village et se poursuit à « l’école des blancs », où il obtient son certificat d’études. Son père l’envoie poursuivre ses études en France.

Il a célébré ses 60 ans de carrière l’an dernier avec son « Safari Symphonique» mêlant jazz et musique classique. «Soul Makossa», le morceau qui l’a fait naître, a connu un étonnant destin. Ce n’était au départ que la face B d’un 45 tours dont le titre phare était un hymne pour l’équipe de foot du Cameroun à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations. Repéré par des DJs new-yorkais, le titre a connu mille vies. Manu Dibango avait même accusé Michael Jackson de plagiat sur un morceau de l’album « Thriller ». Un accord financier avait finalement été trouvé. Le 18 mars 2020, la contamination de l’artiste avait été annoncée sur sa page Facebook. « Les obsèques auront lieu dans la stricte intimité familiale, et un hommage lui sera rendu ultérieurement dès que possible », indique la famille dans son communiqué et relayé par le site en ligne OBS.
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