CAF : Véron Mosengo-Omba claque la porte, un séisme au sommet du football africain

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C’est un coup de tonnerre qui fait trembler les pyramides. Ce dimanche 29 mars 2026, Véron Mosengo-Omba a officialisé sa démission de son poste de Secrétaire général de la Confédération Africaine de Football (CAF). Entre bilan défendu, soupçons de corruption et ambitions électorales secrètes, les coulisses du Caire s’embrasent.

Un départ sous haute tension

L’annonce est tombée via un communiqué sobre diffusé depuis la capitale égyptienne. Après cinq années passées à la tête de l’administration de la CAF, l’homme qui fut l’artisan de la chute d’Issa Hayatou tire sa révérence. Officiellement, Véron Mosengo-Omba évoque une volonté de se consacrer à des « projets personnels » après trois décennies au service du football international. Pourtant, le ton de sa sortie trahit une certaine fébrilité. En insistant sur le fait d’avoir « levé les soupçons » ayant entaché son mandat, l’ex-SG répond directement aux enquêtes internes qui ont rythmé sa gestion. S’il revendique une institution « prospère comme jamais », son héritage reste profondément contesté.

Le « bras armé » de la FIFA ?

Le tandem qu’il formait avec le président Patrice Motsepe est désormais brisé. Si ce duo a permis de stabiliser les finances de la CAF et de renégocier les droits TV, la proximité de Mosengo-Omba avec Zurich a fini par exaspérer. Pour ses détracteurs, il était « l’œil de la FIFA » sur le continent. On lui reproche notamment : une transformation de la CAF en « laboratoire d’expérimentations » pour Gianni Infantino. Le passage controversé à une CAN tous les quatre ans, perçu comme une soumission aux intérêts mondiaux. Des accusations de favoritisme qui n’ont cessé de croître ces derniers mois.

L’ombre du scandale Sénégal-Maroc

L’onde de choc qui a sans doute précipité ce départ est liée à la récente décision du jury d’appel de la CAF concernant la CAN 2025. Le retrait du trophée au Sénégal au profit du Maroc a provoqué un incident diplomatique sans précédent. « On a l’impression que celui qui a comploté pour faire tomber Hayatou fuit avant que la maison ne s’écroule », glisse un observateur averti sous couvert d’anonymat. Pour beaucoup, Mosengo-Omba aurait joué un rôle de premier plan dans ces manœuvres de couloir, finissant de consumer le peu de crédit qui lui restait auprès de certaines fédérations majeures.

Intérim et calculs électoraux : Vers un duel Motsepe-Mosengo ?

Dans l’immédiat, c’est le Nigérian Samson Adamu, actuel responsable des compétitions, qui assure l’intérim. Un choix de stabilité pour Patrice Motsepe, mais un cadeau empoisonné pour Adamu qui hérite d’une confédération fracturée. Mais la véritable question agite déjà les chancelleries du sport : Véron Mosengo-Omba prépare-t-il un putsch électoral ? À quelques mois des élections à la présidence de la CAF, des rumeurs persistantes indiquent que l’ancien SG pourrait briguer le poste suprême. Si cette candidature se confirme, elle marquerait un divorce total avec Motsepe et une redistribution brutale des cartes, probablement avec l’appui tacite de la FIFA. La transition qui s’ouvre ce 29 mars s’annonce déterminante. Entre les tribunaux et les urnes, le football africain s’apprête à vivre l’une des périodes les plus incertaines de son histoire.

Par la Rédaction de Glob’Media

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