« Le Gangstérisme d’État à l’état brut » : Quand la plume d’un politologue dissèque le « hold-up » électoral de 2025Quelques mois seulement après le scrutin contesté d’octobre 2025, le Dr Aristide Mono publie un ouvrage incendiaire aux Éditions Muntu. Entre archives historiques et analyse de science politique, l’auteur de « La Troisième Voix » revient avec une chronique sans concession du processus qui a conduit à la réélection de Paul Biya. De l’éviction juridique de Maurice Kamto à la répression sanglante des partisans d’Issa Tchiroma, le politologue déconstruit la mécanique d’un régime qu’il qualifie désormais de « gangstérisme d’État ». Portrait d’un livre-témoignage qui refuse l’oubli. L’auteur soutient que l’élection de 2025 n’a pas été une compétition démocratique, mais une mise en évidence spectaculaire d’un « gangstérisme d’État à l’état brut ». Ce concept désigne le dévoiement systématique des institutions républicaines (Justice, Administration, Forces de l’ordre) au profit d’une faction dominante pour assurer sa survie politique par la fraude massive et la violence physique.

Les 3 piliers de l’analyse :
L’ingénierie de l’exclusion (le cas Maurice Kamto)
Le livre démontre comment le régime a orchestré l’élimination juridique du leader du MRC avant même le scrutin : Manipulation du calendrier et orchestration des faux débats juridiques : Report stratégique des législatives et municipales pour nuire à la candidature du principal parti d’opposition. Instrumentalisation des institutions étatiques : Transformation d’ELECAM, du Conseil constitutionnel, du MINAT et des administrations en charge du maintien de l’ordre en instruments du parti au pouvoir (RDPC) dans l’unique but d’éviter d’affronter le principal opposant Maurice Kamto.
La fraude opérationnelle (le cas Issa Tchiroma Bakary)
Face à la « Marée Jaune » et à l’ascension fulgurante de Tchiroma (l’ex-allié devenu opposant), le régime a basculé dans le hold-up direct :
Obstruction de campagne : Intimidations et entraves administratives lors de la tournée du candidat.
Le scrutin du 12 octobre : Récit détaillé du bourrage des urnes, de l’expulsion des scrutateurs de l’opposition et de la falsification des procès-verbaux (PV).
La répression « brute »
L’ouvrage documente la dimension violente du maintien au pouvoir :
Climat de terreur : Militarisation du pays, enlèvements par les services de renseignements, tortures, tueries et emprisonnements arbitraires.
Hommage aux victimes : Le livre est dédié aux « martyrs » du processus, notamment Anicet Ekané (président du MANIDEM).
Concepts clés développés:
Démocratie de façade : Système maintenant les apparences du multipartisme tout en vidant les élections de leur substance.
Gangstérisme d’État : Comportement décomplexé des agents de l’État qui violent la loi ouvertement pour servir le régime.
Régime éternitaire : Caractérisation du système Biya cherchant à se perpétuer au-delà des limites physiologiques et légales (Paul Biya, 92 ans, réélu pour un 8ème mandat).
Importance de l’ouvrage :
Ce livre constitue à la fois une archive historique (témoignage oculaire de l’auteur sur le terrain) et un réquisitoire politique. Il déconstruit le discours officiel qui prétend que Paul Biya a remporté 53 % des suffrages de manière régulière. Il détaille tout ce qui s’est passé lors de l’élimination arbitraire de Maurice Kamto et du vol de la victoire du peuple sous la conduite d’Issa Tchiroma.
Citation marquante : « Le régime RDPC a fui la compétition électorale pour se complaire dans une épreuve de voyoutisme étatique. »
C’est le deuxième livre choc du Dr Aristide Mono, après celui sorti en août 2025 intitulé « La Troisième Voix, comment déconstruire les régimes éternitaires d’Afrique », livre préfacé par Madame Simone Gbagbo.










