Vie chère

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Le calvaire des ménages

Surenchère des produits alimentaires, les ménages lancent la sonnette d’alarme

 

Manger à sa faim relève désormais d’un exploit dans nos foyers. Les camerounais peinent à satisfaire leur famille à cause du coût de la vie.  L’inflation des produits alimentaires n’est plus un secret de polichinelle car les familles le vivent au quotidien dans leurs différents points de ravitaillement. C’est tous les jours que chaque article connaît une hausse des prix jusqu’au produits locaux fabriqués sur nos propres terres. Solange Yoanna MOGUO rencontrée au marché Dakar n’en revient pas de la situation qu’elle vit à chaque fois qu’elle pense venir au marché. « Nous mangeons juste pour survivre, il n’est plus question aujourd’hui de passer la commande d’un menu à la maison, je suis prise de palpitations quand je pense venir faire mes achats » atteste-t-elle.  Après avoir fait des tours dans les marchés de la capitale économique, le constat est le même, les ménagères se sentent comme étranglées « on ne sait plus quoi faire, vous vous rendez compte qu’on vend quatre tubercules de maniocs à 1000f ; le tas de cinq patates à 500 f ce qu’on cultive dans nos villages » témoigne Catherine, femme au foyer et mère de plusieurs enfants très remontée face à la flambée des prix. Certains commerçants sont pointés du doigt mais ceux-ci avouent n’être pas à l’origine car les tracasseries routières dont ils font face à chaque voyage pour ravitailler les marchés sont à l’origine de l’augmentation de certains aliments locaux. Pierre, vendeur d’ignames, explique son calvaire « cette marchandise vient de la région de l’ouest, on sait tous l’état de cette route actuellement. Les risques sont bien plus grands que le bénéfice qu’on fait après chaque vente. C’est juste qu’on ne peut pas rester à la maison, nous vendons juste pour éviter d’angoisser en restant à la maison »

Au regard de cette crise, on est amené à penser que les pouvoirs publics ont abandonné la population. Il est clair que dans un pays proprement dirigé, mourir de faim pour un citoyen ne devrait plus être à l’ordre du jour dans les charges gouvernementales.

Lisa Youmssi, (journaliste, Glob’Media)

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