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	<title>ECOMOMIE Archives - Glob&#039;Media</title>
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		<title>Réhabilitation de la SONARA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[DOC]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 14:55:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECOMOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une décision qui défie le bon sens Autopsie d’une aberration économique, d’un suicide stratégique et d’un sabotage politique. Il y a des décisions qui semblent défier le bon sens. La réhabilitation de la SONARA, telle qu’annoncée en août 2025 par son conseil d’administration, en fait partie. Plutôt que de profiter de l’arrêt prolongé de la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Une décision qui défie le bon sens</strong></p>



<p><em>Autopsie d’une aberration économique, d’un suicide stratégique et d’un sabotage politique.</em></p>



<p>Il y a des décisions qui semblent défier le bon sens. La réhabilitation de la SONARA, telle qu’annoncée en août 2025 par son conseil d’administration, en fait partie. Plutôt que de profiter de l’arrêt prolongé de la raffinerie pour la moderniser, l’adapter au brut camerounais et préparer l’avenir énergétique, le choix retenu est de la reconstruire « comme avant 2019 », avec les mêmes limites techniques, les mêmes dépendances et les mêmes failles. Présenté comme un tournant historique, le plan Parras 24 doit permettre à la SONARA de « renaître » d’ici 2027, après six années d’arrêt suite à l’incendie de 2019. Mais derrière l’annonce officielle se cache une réalité inquiétante : le Cameroun s’apprête à relancer un modèle déjà connu comme défaillant, coûteux pour les finances publiques et injuste pour les citoyens.</p>



<p><strong>Une aberration économique : reconstruire l’échec</strong></p>



<p>Aujourd’hui, la SONARA est un gouffre financier. Son endettement dépasse les 500 milliards FCFA, dont environ 261 milliards dus aux banques et près de 240 milliards contractés auprès de traders internationaux comme Vitol, Trafigura ou Mercuria. Ces créanciers n’ont rien à craindre : depuis 2022, l’État a mis en place un mécanisme automatique qui ponctionne 47,8 FCFA sur chaque litre de carburant vendu à la pompe pour rembourser cette dette. Ainsi, chaque Camerounais finance au quotidien, sans le savoir, les erreurs passées d’une gestion défaillante. Dans ce contexte, Parras 24 était attendu comme une opportunité de corriger ces failles structurelles. Mais le choix opéré n’est pas celui de la modernisation : il s’agit simplement de réhabiliter la raffinerie dans son état initial. Autrement dit, prolonger le même modèle déficitaire qui nous condamne à :</p>



<p>• exporter notre brut national avec une décote de près de 40 %,</p>



<p>• importer du brut étranger pour alimenter la raffinerie,</p>



<p>• et faire porter aux consommateurs une facture toujours plus lourde, sans espoir de baisse des prix. C’est comme réparer une maison dont les fondations sont fissurées : on sait qu’elle s’effondrera à nouveau, mais on préfère investir encore des milliards pour entretenir l’illusion.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="1024" height="512"  alt="" class="wp-image-267 lws-optimize-lazyload" / data-src="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/3261b8f7-49ab-41a8-851c-927edbfc5b13-1024x512.jpg" srcset="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/3261b8f7-49ab-41a8-851c-927edbfc5b13-1024x512.jpg 1024w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/3261b8f7-49ab-41a8-851c-927edbfc5b13-300x150.jpg 300w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/3261b8f7-49ab-41a8-851c-927edbfc5b13-768x384.jpg 768w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/3261b8f7-49ab-41a8-851c-927edbfc5b13-696x348.jpg 696w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/3261b8f7-49ab-41a8-851c-927edbfc5b13-1068x534.jpg 1068w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/3261b8f7-49ab-41a8-851c-927edbfc5b13-840x420.jpg 840w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/3261b8f7-49ab-41a8-851c-927edbfc5b13.jpg 1256w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Économiquement, ce choix n’est pas une solution : c’est une aberration. Un suicide stratégique à l’ère post-pétrole. Le monde entier accélère sa transition énergétique. Les pays producteurs modernisent leurs raffineries pour traiter leur propre brut, diversifient leurs modèles et réduisent leur dépendance. Même au Cameroun, la SNH a lancé un projet de raffinerie moderne à Kribi, conçue pour transformer le brut local et anticiper les besoins futurs. Dans ce contexte, investir des milliards pour restaurer la SONARA « comme avant 2019 » relève de l’aveuglement stratégique. On choisit de relancer une machine dépassée, incapable de traiter notre propre pétrole, et donc condamnée à dépendre de l’étranger. Cette dépendance fragilise nos réserves de change. Chaque baril importé est payé en devises fortes, ce qui réduit nos marges de manœuvre budgétaires et accroît notre vulnérabilité. Plus grave encore, elle nous expose aux chocs extérieurs : • la volatilité des prix du baril, • le risque de sanctions internationales, • la dépendance à des fournisseurs étrangers qui peuvent fermer le robinet. Modernisée, la SONARA aurait pu produire des dérivés à forte valeur ajoutée goudron, bitume, lubrifiants, produits chimiques utiles à notre industrie et à nos infrastructures. Ces opportunités sont perdues. En termes industriels, c’est un suicide stratégique : au lieu de bâtir la souveraineté énergétique, nous finançons la survie artificielle d’un symbole du passé. Un sabotage politique : sauver le symbole plutôt que la nation*<br><br>La réhabilitation de la SONARA n’est pas une décision économique. C’est une décision politique. Elle vise moins à résoudre un problème industriel qu’à préserver un symbole : montrer que le fleuron national n&rsquo;a pas disparu. Mais derrière ce symbole se cache une réalité troublante. Peut-on encore parler d’erreur, ou faut-il y voir une volonté délibérée ? Car un choix aussi aberrant, aussi coûteux et aussi contraire à l’intérêt général, ressemble davantage à un acte de sabotage qu’à une stratégie. Comme si certains avaient décidé que voir le Cameroun à genoux ne suffisait pas, et qu’il fallait désormais l’enterrer sous le poids de décisions insensées. Ce choix consacre un triple sabotage :<br>• des finances publiques*, car les milliards investis sont détournés de secteurs porteurs (agriculture, infrastructures, énergies renouvelables) pour être engloutis dans un outil dépassé ; • de la souveraineté énergétique*, car la SONARA réhabilitée restera dépendante du brut importé et des traders étrangers, malgré les richesses locales ;<br>• *de la confiance citoyenne*, car les Camerounais paient chaque jour une dette qu’ils n’ont jamais contractée, à travers la surtaxe de 47,8 FCFA par litre. La SONARA est désormais moins un outil de production qu’un outil de communication politique. Une illusion de victoire, qui masque en réalité un recul stratégique. En réhabilitant la SONARA «&nbsp;comme avant&nbsp;», on ne sauve pas le Cameroun : on l’enterre. Les gagnants et les perdants. Il suffit de suivre l’argent pour comprendre. Les gagnants :<br>• les traders internationaux, qui continueront à vendre leur brut à la SONARA tout en rachetant celui du Cameroun à prix cassé, • les banques et les créanciers, dont le remboursement est garanti par le prélèvement automatique à la pompe, • les acteurs politiques, qui brandiront cette réhabilitation comme une “renaissance industrielle” à leur profit symbolique. Les perdants : • les consommateurs, qui paieront toujours trop cher leur carburant, • les contribuables, dont les ressources sont captées au détriment d’investissements productifs, la souveraineté énergétique, une fois encore sacrifiée sur l’autel de la rente et de la dépendance. En clair, cette réhabilitation enrichit une minorité et appauvrit la majorité. Pour un sursaut patriotique et d’humanisme. Un choix aussi désastreux ne peut pas rester sans réponse. On ne peut pas hypothéquer l’avenir d’un peuple pour sauver un symbole ou protéger des intérêts privés. La réhabilitation de la SONARA, telle qu’elle est pensée, n’est pas une stratégie nationale : c’est une fuite en avant qui trahit l’intérêt collectif. L’histoire retiendra que ce projet engage non seulement des milliards, mais aussi la dignité et l’espérance d’une nation. Quand un pays choisit délibérément d’investir dans l’échec au lieu de miser sur l’avenir, il condamne ses enfants à payer les erreurs de leurs aînés. Un sursaut patriotique est nécessaire : investir d’abord dans ce qui sert la nation, adapter nos outils à nos ressources locales, et protéger l’économie réelle contre les logiques de rente. Le patriotisme, ici, ce n’est pas un slogan : c’est le courage de dire non aux facilités court-termistes, et oui à une vision de long terme. Ce sursaut doit aussi être porté par un humanisme concret : derrière les chiffres, il y a des vies. Des familles qui paient leur carburant trop cher, des jeunes privés d’opportunités faute d’investissements productifs, des citoyens épuisés par le poids d&rsquo;erreurs qu&rsquo;ils n’ont pas commises. Le Cameroun n’a pas besoin d’illusions, il a besoin de choix courageux. Et la SONARA ne sera un atout que si elle cesse d’être un fardeau.</p>



<p><strong>Charles Menye Président du Comité Citoyen de Vigilance Financière CEMAC (CVFC)</strong></p>
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		<title>De la dette de survie à la dette de transformation</title>
		<link>https://globmedia.online/2025/08/26/de-la-dette-de-survie-a-la-dette-de-transformation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[DOC]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Aug 2025 17:13:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECOMOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour une nouvelle gouvernance de la dette En août 2025, l’annonce d’un recours à 930 milliards FCFA a fait l’effet d’un électrochoc. Derrière ce chiffre, ce n’est pas seulement une opération financière qui se joue, mais un choix de société. Allons-nous prolonger un modèle de dette qui sert à tenir la tête hors de l’eau, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Pour une nouvelle gouvernance de la dette</strong></p>



<p><em>En août 2025, l’annonce d’un recours à 930 milliards FCFA a fait l’effet d’un électrochoc. Derrière ce chiffre, ce n’est pas seulement une opération financière qui se joue, mais un choix de société.</em></p>



<p>Allons-nous prolonger un modèle de dette qui sert à tenir la tête hors de l’eau, au prix d’un étouffement lent de l’économie réelle ? Ou allons-nous, enfin, orienter l’endettement vers la création d’actifs qui libèrent des capacités, accroissent la productivité et réparent le lien de confiance entre l’État, les entreprises et les citoyens<em> ?</em> La dette ne concerne pas que les technocrates. Elle s’invite dans la vie quotidienne : dans le délai de paiement d’un fournisseur, dans la facture d’électricité d’une PME, dans la mise en service d’une adduction d’eau, dans le chantier qui démarre à temps… ou jamais. Elle est un enjeu <strong>économique</strong> parce qu’elle conditionne l’investissement et la croissance ; <strong>social</strong> parce qu’elle façonne l’emploi, le pouvoir d’achat et l’accès aux services essentiels ; <strong>politique</strong> parce qu’elle touche à la crédibilité de l’État et à la qualité de la gouvernance.</p>



<p>Quand la dette se dérègle, ce sont les plus vulnérables qui paient d’abord : les petites entreprises asphyxiées par les arriérés, les jeunes laissés aux marges des opportunités, les territoires où les infrastructures promises ne se concrétisent pas. Notre thèse centrale est simple et urgente : il faut&nbsp;<strong>passer de la dette de survie à la dette de transformation</strong>. La première colmate les brèches, roule les échéances, subventionne des déséquilibres sans les corriger ; elle apaise aujourd’hui mais augmente la fragilité de demain. La seconde, au contraire, finance des actifs productifs dont les retours – économiques, sociaux, environnementaux – sont mesurables, avec des maturités alignées sur la durée de vie des projets, des responsabilités identifiées et des résultats vérifiables. Emprunter n’est pas un mal en soi ; emprunter sans boussole, sans hiérarchie claire des priorités et sans redevabilité, c’est saper la confiance et gaspiller un capital rare.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img width="1024" height="576"  alt="" class="wp-image-253 lws-optimize-lazyload" / data-src="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/VvKk5SE3n8-1.webp" srcset="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/VvKk5SE3n8-1.webp 1024w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/VvKk5SE3n8-1-300x169.webp 300w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/VvKk5SE3n8-1-768x432.webp 768w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/VvKk5SE3n8-1-696x392.webp 696w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/VvKk5SE3n8-1-747x420.webp 747w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Cette transition ne se décide pas simplement, elle doit être dirigée et bien organisée. Il faut respecter une règle importante : que la dette serve uniquement à financer des investissements qui créent de la richesse. Il faut aussi établir une liste claire et priorisée de projets publics, selon leur importance, leur préparation technique et leur capacité à rapporter de l’argent ou à économiser des devises.</p>



<p>Une&nbsp;<strong>transparence VAR</strong>&nbsp;– Visible, Audible, Responsable – avec des tableaux de bord trimestriels ouverts au public ; des&nbsp;<strong>contrats de performance</strong>&nbsp;pour les entreprises publiques et un&nbsp;<strong>plan d’apurement</strong>&nbsp;crédible des arriérés, qui redonne de l’oxygène aux PME et remet la confiance au cœur des relations économiques.</p>



<p>En tant que&nbsp;<strong>Comité Citoyen de Vigilance Financière – CEMAC (CVFC)</strong>, nous proposons une méthode claire, des protections solides, et une priorité : faire en sorte que chaque franc emprunté serve vraiment à transformer la vie des citoyens. Les&nbsp;<strong>930 milliards FCFA</strong>&nbsp;peuvent simplement permettre de payer les factures quelques mois, ou bien aider le pays à avancer durablement. Le choix est entre nos mains.</p>



<p><strong>Un endettement de survie qui freine la croissance</strong></p>



<p>2015–2025, en clair. Après l’allègement de la dette dans les années 2000, l’endettement public est reparti à la hausse. En 2018, il était d’environ 6 680 Mds FCFA (≈ 31% du PIB). En 2021, on passe à 10 687 Mds (≈ 44%). Au 30 juin 2025, on est autour de 14 105 Mds FCFA (≈ 43%). En dix ans, la dette a donc plus que doublé. Dans le même temps, la croissance est restée modeste (≈ 3–4% par an en moyenne, avec un creux pendant le Covid) : ce rythme ne suffit pas à créer assez d’emplois pour une population jeune et en hausse.</p>



<p>Pourquoi parle-t-on de “<strong>dette de survie</strong>” ? Parce qu’une partie importante des emprunts sert surtout à boucher les trous : combler les déficits courants, payer en retard des factures déjà validées (les Restes à Payer – RAP) ou soutenir des entreprises publiques déficitaires sans vraie réforme. Cette dette soulage la trésorerie aujourd’hui, mais n’augmente pas notre capacité à produire demain.</p>



<p>À l’inverse, une “<strong>dette de transformation</strong>” sert à financer des actifs concrets qui rapportent : énergie fiable, eau-assainissement, routes, agro-transformation, numérique. Ces projets ont des résultats mesurables (productivité, emplois, devises économisées) et un calendrier de remboursement aligné sur leur durée de vie, avec une redevabilité claire.</p>



<p><strong><em>Zoom sur les RAP (factures validées mais impayées).</em></strong><em>&nbsp;Quand les RAP s’accumulent, les PME manquent de trésorerie : elles paient plus cher leurs crédits, retardent les salaires et les investissements, et certaines ferment. Quand l’État apure une partie des RAP, on le voit tout de suite : la liquidité revient, la demande de crédit privé repart, les banques prêtent davantage et l’activité redémarre. Mais si, en parallèle, de nouveaux RAP se reforment, l’économie avance puis recule. C’est le signe d’un modèle de survie qui use le tissu productif</em>.</p>



<p>Conséquences concrètes.</p>



<p><strong>Secteur privé</strong> : délais de paiement imprévisibles, marges qui s’érodent, crédit plus cher, investissement en baisse.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img width="500" height="223"  alt="" class="wp-image-254 lws-optimize-lazyload" / data-src="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/Credit-photo-PRC.jpg" srcset="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/Credit-photo-PRC.jpg 500w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/Credit-photo-PRC-300x134.jpg 300w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></figure>



<p><strong>Emploi :</strong> moins d’embauches, plus de précarité pour les jeunes, projets reportés.</p>



<p><strong>État :</strong> crédibilité entamée auprès des fournisseurs et investisseurs, coûts de financement plus élevés. <strong>La question n’est pas « dette ou pas dette ».</strong>&nbsp;La vraie question est&nbsp;<em>: que finance-t-on, avec quelles règles et quels résultats vérifiables ?&nbsp;</em>Tant que l’essentiel des nouveaux emprunts sert à gérer l’urgence (déficits, RAP, pertes récurrentes), la dette restera un frein.</p>



<p><strong>Les risques du maintien du statu quo</strong></p>



<p>La persistance dans la stratégie actuelle d’endettement présente des risques majeurs pour l’économie camerounaise. Tout d’abord,&nbsp;<strong>le service de la dette</strong>, c’est-à-dire le paiement des intérêts augmente de manière constante. Cette tendance grignote une part toujours plus importante des recettes publiques, ce qui réduit d’autant les marges de manœuvre budgétaires pour financer des investissements essentiels dans les infrastructures, la santé, l’éducation, ou le soutien aux entreprises locales. Ensuite, pour couvrir ses besoins financiers, l’État puise davantage sur le marché intérieur, c’est-à-dire dans l’épargne nationale. Or, cette captation accrue de l’épargne par le secteur public&nbsp;<strong>limite les ressources disponibles pour les petites et moyennes entreprises (PME),</strong>&nbsp;qui ont souvent des difficultés d’accès au crédit. Ces tensions sur le financement privé freinent l’investissement productif, la création d’emplois et l’innovation, des leviers essentiels pour la croissance économique durable. Cette situation&nbsp;<strong>menace directement la souveraineté économique&nbsp;</strong>du Cameroun. En effet, un secteur privé appauvri et fragile ne peut contribuer pleinement à la construction d’une économie résiliente et diversifiée. De plus, la dépendance aux financements étrangers et aux dettes coûteuses accentue la vulnérabilité du pays face aux chocs économiques externes.</p>



<p>Pour illustrer concrètement, de nombreuses PME camerounaises peinent à accéder à des financements abordables, alors même qu’elles portent 90% de la création d’emplois dans des secteurs stratégiques comme l’agriculture, le commerce ou l’industrie locale. Cette difficulté ralentit la modernisation et la compétitivité de l’économie nationale.</p>



<p>Ce scénario est d’autant plus préoccupant que, dans le contexte spécifique du Cameroun, l’État joue également un rôle d’acteur bancaire. En effet, en tant qu’actionnaire majoritaire dans plusieurs grandes banques, tout en étant un débiteur important soumis à des tensions de trésorerie chroniques, l’État capte une grande partie du « cash national ». Cette situation conduit à une concentration excessive des ressources financières entre les mains publiques, destinées à régler les déficits récurrents liés à une dette improductive, au détriment du financement du secteur privé productif. Ainsi, sans réforme, ce cercle vicieux risque d’asphyxier l’économie réelle, compromettant durablement les perspectives de développement du Cameroun. Prenons un exemple très simple. BatiPlus, une PME de 45 salariés, réalise un chantier public. Le travail est accepté, mais la facture reste des RAP (Restes à Payer) pendant des mois. La banque, inquiète des délais, réduit la ligne de crédit. BatiPlus retarde des salaires, met une partie de l’équipe en chômage technique et annule l’achat d’une nouvelle machine. Le fournisseur de matériaux, payé tard, augmente ses prix. Le chantier suivant est abandonné. Une seule facture impayée au bon moment peut gripper toute une chaîne de valeur. Sortir du statu quo suppose un basculement afin que la dette cesse d’étouffer l’économie et redevienne un levier au service de la croissance et de l’emploi.</p>



<p><strong>Repenser l’endettement comme levier économique</strong></p>



<p>Une de nos difficultés majeur vient d’un héritage mental : nous avons longtemps pensé l’État comme fournisseur de matières premières et non comme transformateur de valeur. Dans ce schéma, on extrait, on exporte, on encaisse une rente et l’on comble les trous du budget. Ce modèle est devenu intenable. La rente ne couvrira plus jamais des besoins publics qui croissent plus vite que les recettes. Il faut donc impérativement changer de logiciel : utiliser la dette non pour survivre, mais pour transformer.</p>



<p><strong>Qu’est-ce qu’une dette de transformation ?</strong>&nbsp;C’est un endettement orienté vers des projets qui augmentent la capacité productive du pays et qui se remboursent par leurs effets : plus d’activité, plus d’emplois, plus d’impôts. On parle d’effet multiplicateur : un investissement public bien choisi attire des investissements privés, stimule la production locale, élargit l’assiette fiscale et, au final, allège la pression sur le budget futur.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img width="306" height="165"  alt="" class="wp-image-255 lws-optimize-lazyload" / data-src="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/images.jpg" srcset="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/images.jpg 306w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/images-300x162.jpg 300w" sizes="(max-width: 306px) 100vw, 306px" /></figure>



<p><strong>Quels investissements prioriser ?</strong>&nbsp;Les investissements qui débloquent des goulots d’étranglement et font baisser les coûts pour tous :</p>



<p>Des <strong>infrastructures</strong> utiles (routes, ponts, plateformes logistiques) qui réduisent les délais et les pertes.</p>



<p>Une <strong>énergie</strong> fiable et abordable pour faire tourner ateliers, usines et services.</p>



<p>L’<strong>eau-assainissement</strong> et la <strong>santé</strong> (hôpitaux, approvisionnement en médicaments) pour une population productive et des villes vivables.</p>



<p>L’<strong>éducation</strong> et la <strong>formation technique</strong> (lycées professionnels, CFA) pour doter les jeunes de compétences employables.</p>



<p>L’<strong>agriculture et l’agro-transformation</strong> (irrigation, semences, stockage, chaînes du froid, unités de transformation) pour <strong>remonter la chaîne de valeur</strong> et réduire les importations.</p>



<p>Le <strong>digital</strong> (connectivité, services en ligne) pour fluidifier l’économie et formaliser les échanges. <strong>Pourquoi la sélectivité est décisive ?</strong>&nbsp;Parce que tous les projets ne se valent pas. Il faut une grille simple et publique pour classer les projets selon leur&nbsp;;&nbsp;</p>



<p>Impact (emplois, devises économisées ou générées, gains de productivité, services rendus)&nbsp;</p>



<p>Maturité technique. On finance d’abord ce qui a le meilleur rapport impact/coût et ce qui est prêt à démarrer. Cette discipline évite le saupoudrage et rassure les investisseurs.</p>



<p><strong>Comment cela élargit l’assiette fiscale ?</strong>&nbsp;Un projet productif crée de l’activité chez les sous-traitants, chez les transporteurs, chez les commerçants ; il formalise des flux qui étaient informels ; il augmente la TVA, l’IR, l’IS et les taxes locales. À terme, une base fiscale plus large permet de financer davantage de services publics sans alourdir la dette.</p>



<p><strong>Le rôle du financement productif.</strong>&nbsp;En dirigeant l’endettement vers ces actifs, l’État entraîne le secteur privé (banques, fonds, assureurs) au lieu de l’évincer. Des contrats clairs, des délais de paiement tenus et une visibilité pluriannuelle déclenchent l’investissement des entreprises et l’emploi. C’est la différence entre un État qui achète des importations et un État qui fabrique des capacités.</p>



<p><strong>En bref :</strong>&nbsp;passer de l’État « fournisseur de matières premières » à l’État « transformateur » suppose de changer d’habitudes : à chaque franc emprunté, poser quatre questions simples&nbsp;:</p>



<p><em>Que produit-il ?</em></p>



<p><em>Quand ?</em></p>



<p><em>Avec quel suivi ?</em></p>



<p><em>Qui rend des comptes ?</em></p>



<p>C’est à ce prix que la dette deviendra un levier de transformation au service des citoyens.</p>



<p><strong>Une gouvernance nouvelle et inclusive de la dette publique</strong></p>



<p>La manière dont nous décidons d’emprunter ressemble encore trop à une boîte noire. Le&nbsp;<strong>CNDP</strong>&nbsp;existe, mais il reste peu lisible pour le public, faiblement contrôlé par les représentants de la Nation et éloigné des besoins du terrain. Résultat : la dette est perçue comme un outil administratif, et non comme un levier partagé de transformation. Pour avancer, il faut ouvrir le dispositif, clarifier les règles et rendre compte de chaque choix.&nbsp;</p>



<p>Concrètement, cela signifie&nbsp;<strong>élargir le CNDP</strong>&nbsp;à la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, afin d’ancrer un contrôle démocratique réel et régulier ; y associer des représentants de la société civile indépendants, garants d’une vigilance citoyenne ; et créer un partenariat actif avec le secteur privé productif (agro-transformation, BTP, industrie, numérique), afin que l’endettement colle aux besoins réels de l’économie. Le tout s’appuie sur une charte d’éthique et de gestion des conflits d’intérêts, pour protéger l’intérêt général.</p>



<p>Dans cette architecture, la règle de conduite est la logique&nbsp;<strong>VAR</strong>, être:&nbsp;</p>



<p><strong>Visible</strong> (publier les avis, les analyses et un tableau de bord trimestriel des encours, tirages, coûts et avancées des projets) ;&nbsp;</p>



<p><strong>Audible</strong> (tenir des auditions publiques et répondre aux questions) ;&nbsp;</p>



<p><strong>Responsable</strong> (dire qui décide, sur quelle base, avec quels résultats attendus, et expliquer les écarts). Pour aider à prioriser, nous proposons un&nbsp;<strong>Indice Dette Utile (IDU).&nbsp;</strong>C’est un outil simple qui permet de mesurer l’efficacité d’un emprunt. Il regarde plusieurs points : l’impact économique (emplois créés, richesse générée), l’impact social (services améliorés, accès facilité), la capacité du projet à rapporter des devises ou à en économiser, ainsi que la faisabilité technique et les risques liés au projet. Chaque emprunt reçoit une note de 0 à 100. Si la note est élevée, le projet mérite d’être financé rapidement. Si elle est faible, il vaut mieux revoir le projet avant de s’endetter davantage. L’IDU aide donc à prendre de meilleures décisions, avec plus de clarté et d’efficacité<strong><em>.</em></strong>&nbsp;Un score simple de&nbsp;<strong>0 à 100</strong>&nbsp;qui apprécie l’utilité réelle d’un emprunt en combinant cinq critères :&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img width="647" height="378"  alt="" class="wp-image-256 lws-optimize-lazyload" / data-src="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/OTA.webp" srcset="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/OTA.webp 647w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/OTA-300x175.webp 300w" sizes="(max-width: 647px) 100vw, 647px" /></figure>



<p>Un projet avec&nbsp;<strong>IDU ≥ 60</strong>&nbsp;est finançable ; entre&nbsp;<strong>40 et 59</strong>, il doit être amélioré ;&nbsp;<strong>en-dessous de 40</strong>, il est ajourné. Cet outil ne remplace pas le jugement, mais il oblige à comparer de façon transparente. Pour rapprocher la décision du terrain, des&nbsp;<strong>cellules régionales du CNDP</strong>&nbsp;recensent les besoins, vérifient la maturité technique des projets et assurent un suivi de proximité avec les maîtres d’ouvrage. Les <strong>entreprises publiques&nbsp;</strong>doivent, elles aussi, engagées par des&nbsp;<strong>contrats de performance</strong> avec indicateurs trimestriels et publication des comptes ; les&nbsp;<strong>emprunts hors bilan</strong> sont proscrits et tout soutien de l’État est&nbsp;<strong>conditionné</strong>&nbsp;à des réformes mesurables. Enfin, aucune crédibilité n’est possible sans traiter les&nbsp;<strong>Restes à Payer (RAP).</strong>&nbsp;Un Comité d’apurement rattaché au CNDP certifie le stock, publie une liste consolidée dans le respect des données sensibles et affiche un calendrier de paiement. Les PME sont priorisées, des intérêts moratoires s’appliquent au-delà de 60 jours, et les cessions de créances ou opérations de titrisation sont encadrées pour éviter les abus. Surtout, la prévention devient la règle : facturation électronique généralisée, plafonds d’engagement clairs et délai moyen de paiement suivi publiquement.&nbsp;</p>



<p>Lorsque l’État paie rapidement ses factures en souffrance, cela a un effet immédiat et positif. Prenons l’exemple d’une petite entreprise qui fournit des matériaux pour un chantier public : en recevant son paiement à temps, elle peut payer ses employés, investir dans de nouvelles machines et répondre rapidement à d’autres commandes. Cela crée des emplois, améliore les conditions de travail, et dynamise l’économie locale. À l’inverse, les retards de paiement asphyxient les PME qui sont pourtant au cœur de l’emploi et des services dans nos quartiers, fragilisant tout un réseau d’acteurs économiques et sociaux. Cette gouvernance n’est pas une usine à gaz : elle repose sur des outils simples, des informations ouvertes et la responsabilité de chacun. Plus la décision est lisible, plus elle est solide… et moins elle coûte au pays.</p>



<p><strong>Stratégie de financement 2025–2027 : un mélange simple et équilibré</strong></p>



<p>L’État du Cameroun prévoit donc d’emprunter 930 milliards FCFA : 350 Mds sur le marché intérieur (OT/OTA via BVMAC/BEAC), 250 Mds auprès d’acteurs privés locaux, et 330 Mds à l’extérieur. En bref : environ 2/3 tiers en monnaie locale et un 1/3 à l’international.</p>



<p><strong>Pourquoi emprunter localement ?</strong>&nbsp;Pourquoi emprunter localement ?</p>



<p>Emprunter localement, c’est important parce que cela permet de soutenir notre marché financier intérieur. Cela signifie que l’argent reste dans le pays la région CEMAC et circule entre les gens, les entreprises et les banques. En résumé, emprunter localement donne de la vie à notre économie et facilite l’accès à des crédits adaptés pour tous et évite le risque de change (on rembourse en FCFA). <strong>Attention toutefois</strong>&nbsp;: si ces emprunts sont trop courts et trop fréquents, la trésorerie se tend. Il faut sans cesse rembourser puis réemprunter, les banques ont moins de liquidités, et le crédit aux PME se réduit. En plus, ces financements locaux/régionaux sont souvent plus chers que les prêts concessionnels (moins coûteux et plus longs). Le rôle d’un État n’est pas de « survivre » au jour le jour, mais de construire des capacités et de rendre des comptes. Pour que ces emprunts ne deviennent pas une charge trop lourde pour la trésorerie, il faut gérer leur impact « poche par poche », c’est-à-dire selon leur origine et leurs caractéristiques : <strong>Marché intérieur (350 milliards FCFA)</strong>&nbsp;: ce type d’emprunt est sain à condition d’allonger les durées de remboursement, idéalement entre 5 et 10 ans quand c’est possible. Il faut aussi bien répartir les dates de remboursement tout au long de l’année pour éviter des sorties massives d’argent concentrées en quelques mois.</p>



<p><strong>Prêts locaux (250 milliards FCFA)</strong>&nbsp;: ces prêts doivent être négociés avec des modalités souples, notamment des amortissements progressifs et des durées de remboursement supérieures ou égales à 5 ans. Sans cela, la trésorerie de l’État sera fortement ponctionnée chaque mois, ce qui mettrait une forte pression sur le budget courant. <strong>Emprunts extérieurs (330 milliards FCFA)</strong>&nbsp;: ces crédits apportent un volume important de financement, mais introduisent aussi des risques qu’il faut maîtriser. Le principal est le risque de changement de devise et parfois la variation des taux d’intérêt. Ainsi, en adaptant les durées, en répartissant bien les remboursements, en négociant des modalités souples et en maîtrisant les risques de change, la charge sur la trésorerie publique peut rester supportable. Pour préserver une bonne santé financière, il est important d’équilibrer les sources d’endettement. Emprunter localement favorise le développement du marché intérieur, réduit les risques de change et préserve la souveraineté monétaire. Mais il faut aussi accéder aux marchés extérieurs, qui offrent souvent des volumes plus importants et des conditions longues. Cette dette extérieure doit toutefois être gérée avec prudence, en s’assurant qu’elle finance des projets capables de générer des devises ou de réduire les importations. En combinant ces deux sources de manière équilibrée, le Cameroun peut sécuriser ses financements tout en limitant les risques économiques.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img width="276" height="182"  alt="" class="wp-image-257 lws-optimize-lazyload" / data-src="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/telechargement.jpg"></figure>



<p><strong>Recommandations du CVFC</strong></p>



<p><strong>Privilégier les prêts concessionnels</strong>&nbsp;pour financer l’eau, la santé, l’éducation et les infrastructures de base, car ils sont moins coûteux et plus adaptés au long terme.</p>



<p><strong>Utiliser le marché local et régional</strong>&nbsp;pour financer des projets mûrs et productifs, c’est-à-dire ceux qui vont créer des revenus ou permettre d’économiser des devises. Ces prêts doivent avoir des durées de remboursement longues pour ne pas peser trop vite sur la trésorerie.</p>



<p><strong>Protéger les petites et moyennes entreprises (PME)</strong>&nbsp;en réservant une part minimale des crédits pour elles. Il faut aussi renforcer un fonds de garantie qui permettra de partager les risques avec les banques et d’alléger les garanties demandées aux PME.</p>



<p><strong>Diversifier les moyens de financement</strong> en réouvrant des lignes de crédit, en émettant des obligations liées à des projets spécifiques. Du côté des entreprises, encourager des solutions comme le factoring (vente de créances) ou des bons de paiement garantis pour régler les dettes de l’État envers ses fournisseurs (les Restes à Payer), sans les asphyxier financièrement.</p>



<p><strong>Assurer la transparence</strong>&nbsp;en publiant régulièrement ce qui est emprunté, à quel coût, pour quels projets, et où en est leur réalisation. Chaque projet doit être évalué avec un Indice Dette Utile (IDU) qui montre son utilité réelle.</p>



<p>Avec ce mélange clair et cette discipline, la dette n’est plus un réflexe de survie. Elle devient un outil qui soutient le marché local sans l’étouffer, limite le risque de change et accélère l’investissement productif donc l’emploi et les recettes fiscales de demain.</p>



<p><strong>Un appel à une mobilisation collective</strong></p>



<p>Le Cameroun a du potentiel : une jeunesse nombreuse, des terres fertiles, des ressources, des talents d’ingénieurs, d’artisans, d’enseignants et d’entrepreneurs. La dette peut être un levier stratégique pour transformer ce potentiel en résultats visibles : plus d’emplois, des services publics fiables, des entreprises qui grandissent. Mais cela n’arrivera que si nous passons de la dette de survie à la dette de transformation, avec des règles claires et des comptes rendus réguliers. Cet effort demande la contribution de tous. Aux pouvoirs publics : payer à temps, publier des tableaux de bord simples, choisir les projets avec une grille transparente (IDU), allonger les maturités et protéger la trésorerie. Aux élus : exercer un vrai contrôle démocratique, débattre des priorités et voter des budgets disciplinés. Aux entrepreneurs : proposer des projets solides, formaliser l’activité, embaucher et former. Aux banques et investisseurs : financer l’économie productive, pas seulement la dette publique. À la société civile et aux citoyens : suivre, poser des questions, alerter et reconnaître les progrès quand ils ont lieu. Notre invitation est simple : renforcer la gouvernance pour que chaque franc emprunté finance un actif utile, avec des résultats mesurables. La règle d’or, l’IDU, la logique VAR (Visible, Audible, Responsable) et un plan crédible d’apurement des RAP sont des outils concrets, faciles à comprendre, qui redonne de la confiance.</p>



<p>La vision est à notre portée : un Cameroun souverain, prospère et durable, qui ne se contente plus d’exporter des matières premières mais transforme sur place, crée de la valeur et offre des opportunités à sa jeunesse. Une gestion de la dette rigoureuse et inclusive n’est pas un luxe technique ; c’est la condition pour tenir nos promesses collectives. À nous de jouer, ensemble, maintenant.</p>



<p><strong>Charles Menye &nbsp;Président du Comité Citoyen de Vigilance Financière &#8211; CEMAC</strong><strong></strong></p>
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		<title>Exploitation aurifère</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Aug 2025 15:50:40 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Batouri-Kambele au bord de l&rsquo;explosion</strong></p>



<p><em>Le président de la République, chef de l&rsquo;État a marqué son accord pour que le site de Kambelé soit réservé aux artisans riverains pour gagner leur vie. Mais par la suite, une lettre du Sgpr appuyée par celle du ministre des mines est venue ouvrir le champ en plus de l&rsquo;exploitation artisanale, a aussi une exploitation semi mécanisée qui échappe aux villageois. Ce que contestent vigoureusement les orpailleurs. Avec raison.</em></p>



<p>Le secteur aurifère à Batouri vit au rythme du site minier de Kambele ; ce site minier sous le régime de permis de recherche détenu par la société Jam&rsquo;s Avenir SARL où elle était depuis plus de 5 ans. Avec ce permis, elle a commencé illégalement l&rsquo;exploitation de l&rsquo;or sans la documentation en vigueur; les riverains ont sollicité l&rsquo;intervention du chef de l&rsquo;État afin de leur permettre d&rsquo;exploiter ce site de manière artisanale qui est en principe leur unique source de gagne-pain quotidien. Le chef de l’État a marqué son accord de réserver ce site aux artisans riverains; sauf que la lettre du SGPR appuyée par celle du ministre des mines ouvre le champ en plus de l’exploitation artisanale (à la main) a aussi une exploitation artisanale semi mécanisée (pelle mécanique), ce que contestent les orpailleurs et avec raison.<br>Dans tout pays qui se dit minier, on pense d&rsquo;abord aux locaux, à la population proche des sites miniers. Dans la réglementation minière il y a un chapitre spécial alloué aux riverains,&nbsp; leur développement et protection ; il y a des zones spéciales d’exploitation artisanale qui sont exclusivement réservées à eux. Comment se fait-il que les autorités décident de mettre les orpailleurs et les miniers dans un même endroit ?? Tout en étant conscient que les miniers vont très rapidement par la corruption obtenir des autorisations d&rsquo;exploitation en semi mécanisée et brandir ce&nbsp; papier pour expulser les riverains? Kambele doit être entièrement remis aux riverains ; la Sonamines doit faire son job de l&rsquo;encadrement de l&rsquo;orpaillage et non seulement venir à la fin prélever la taxe synthétique aux pauvres riverains qui avec leurs doigts réussissent quand même à sortir quelques pépites pour avoir de quoi manger au quotidien. L&rsquo;enjeu étant très important,&nbsp; l&rsquo;or faisant des convoitises au sein même de l&rsquo;élite du coin ; ils font venir des chinois avec des capitaux, montent un partenariat de partage de production avec ceux-ci pour justifier la capacité technique et financière et pillent à leur guise notre or sous les yeux des riverains.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img width="600" height="400"  alt="" class="wp-image-236 lws-optimize-lazyload" / data-src="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/9f687ba89ce02ad687b4aecc0899e268_XL.jpg" srcset="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/9f687ba89ce02ad687b4aecc0899e268_XL.jpg 600w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/9f687ba89ce02ad687b4aecc0899e268_XL-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<p><strong>Rappel</strong></p>



<p>L&rsquo;or est un métal précieux. Il est reconnu pour sa rareté,&nbsp; sa beauté,&nbsp; sa malléabilité et sa résistance à la corrosion, ce qui en fait un métal prisé dans de nombreux domaines tels que la bijouterie, l&rsquo;industrie, et la finance. De nos jours, l&rsquo;or est de plus en plus considéré comme une valeur refuge en période d&rsquo;incertitude économique, ce qui explique son rôle important dans les réserves des banques centrales et les portefeuilles d&rsquo;investissement.</p>



<p>Bref historique sur les cours de l&rsquo;or:</p>



<p>Pépite, bijou ou lingot, quelle que soit sa forme, l&rsquo;or a toujours fasciné l&rsquo;homme. Le métal précieux représente à la fois une monnaie d&rsquo;échange, une unité de référence et une valeur refuge. Depuis 100 ans, son cours augmente et ne cesse de battre des nouveaux records et est passé de 20$(11,000fcfa) à 3500$ (1,925000 Fcfa) l’once (il faut souligner que l&rsquo;once est égal à 31,1grammes).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img width="640" height="427"  alt="" class="wp-image-237 lws-optimize-lazyload" / data-src="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/a6ffaf90-4394-11ef-b74c-bb483a802c97.jpg.webp" srcset="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/a6ffaf90-4394-11ef-b74c-bb483a802c97.jpg.webp 640w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/a6ffaf90-4394-11ef-b74c-bb483a802c97.jpg-300x200.webp 300w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/a6ffaf90-4394-11ef-b74c-bb483a802c97.jpg-630x420.webp 630w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>



<p>Les réserves :</p>



<p>Les pays qui détiennent les plus grands réserves d&rsquo;or au monde sont les suivants :</p>



<p>1-États Unis:8133 tonnes</p>



<p>2-Allemagne: 3351 tonnes</p>



<p>3-Italie: 2451 tonnes</p>



<p>4-France: 2437 tonnes</p>



<p>5- Chine 2262 tonnes</p>



<p>Notons que les seuls pays africain qui apparaissent au bas du top 35 de ce classement sont les Égypte (126,8 tonnes) et l&rsquo;Afrique du Sud (125,4 tonnes).</p>



<p>Les pays producteurs de l&rsquo;or au monde:</p>



<p>1-chine: 380 tonnes</p>



<p>2-Russie: 310 tonnes</p>



<p>3-Australie:290 tonnes</p>



<p>4-Canada:200 tonnes</p>



<p>5-Etats-Unis 160 tonnes.</p>



<p>Le premier pays africains du top 10 c&rsquo;est le Ghana (8ieme) avec une production de 130 tonnes Vous contactez que les plus grands pilleurs de l&rsquo;or de l&rsquo;Afrique noire sont les plus grands producteurs mondiaux d&rsquo;or,&nbsp; la Chine et la Russie.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="1024" height="576"  alt="" class="wp-image-238 lws-optimize-lazyload" / data-src="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/site-de-Kambele-1024x576.jpg" srcset="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/site-de-Kambele-1024x576.jpg 1024w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/site-de-Kambele-300x169.jpg 300w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/site-de-Kambele-768x432.jpg 768w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/site-de-Kambele-696x392.jpg 696w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/site-de-Kambele-1068x601.jpg 1068w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/site-de-Kambele-747x420.jpg 747w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/site-de-Kambele.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>Ou trouve-t-on l&rsquo;or? Contexte géologique :</strong></p>



<p>L&rsquo;or se trouve principalement dans deux types de contextes géologiques: les gisements filoniens et les gisements de placers. Les gisements filants, également appelés gisement primaires, se forment lorsque des fluides hydrothermaux riches en or se refroidissent et déposent des minéraux aurifères dans les fissures des roches. Les gisements placers, quant à eux, se forment lorsque l&rsquo;or est érodé de sa roche hôte et transporté par l&rsquo;eau se déposant dans les lits de rivières et les zones de sédimentation.</p>



<p><strong>Ou trouve-t-on l&rsquo;or au Cameroun ?</strong></p>



<p>L&rsquo;or au Cameroun se trouve principalement dans la région de l&rsquo;Est, notamment autour de Batouri et de betare oyais, ainsi que dans la région de l &lsquo;Adamaoua. D&rsquo;autres zones ponctuelles incluent les rivières comme kadey, la lom, le mayonnaise rey et la boumba, ainsi que les localités comme Eséka.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img width="650" height="433"  alt="" class="wp-image-239 lws-optimize-lazyload" / data-src="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/Des-orpailleurs-camerounais-a-loeuvre-au-peril-de-leurs-vies.jpg" srcset="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/Des-orpailleurs-camerounais-a-loeuvre-au-peril-de-leurs-vies.jpg 650w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/Des-orpailleurs-camerounais-a-loeuvre-au-peril-de-leurs-vies-300x200.jpg 300w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2025/08/Des-orpailleurs-camerounais-a-loeuvre-au-peril-de-leurs-vies-630x420.jpg 630w" sizes="(max-width: 650px) 100vw, 650px" /></figure>



<p><strong>Production de l&rsquo;or au Cameroun:</strong></p>



<p>La production d&rsquo;or au Cameroun, bien que présentant un potentiel inconnu, est marquée par les défis liés à l&rsquo;exploitation informelle et la fiscalité. En 2022 la production totale déclarée par la sonamines était de 859 kg d&rsquo;or. Et pourtant la même année les autorités des Émirats arabes Unis annoncent qu&rsquo;au cours de la même année, ils ont enregistré au total de l’achat de 12 tonnes d &lsquo;Or en provenance du Cameroun. L&rsquo;activité aurifère au Cameroun est caractérisée par une dominance de l&rsquo;exploitation artisanale et semi-mécanisée, souvent informelle, bien qu’elle représente un moyen de subsistance important pour une partie de la population. Cette activité, bien que porteuse économiquement pour les orpailleurs, soulève des préoccupations majeures en termes de santé, d’environnement et de formalisation dans la filière. Proposition</p>



<p>Je pense que le Cameroun doit réglementer et organiser le secteur d&rsquo;orpaillage au Cameroun comme c&rsquo;est le cas dans tous les pays qui se disent miniers.</p>



<p>1- il faut créer les zones exclusives d&rsquo;orpaillage</p>



<p>2- il faut autoriser orpailleurs à former des coopératives afin de mieux valoriser leurs espaces d’exploitation.</p>



<p>3- il faut les accompagner techniquement.</p>



<p>4-il faut ouvrir des économats pour approvisionnement en produits de première nécessité</p>



<p>(Sonamines)</p>



<p>5-il faut racheter leur produit à travers des comptoirs ouverts sur chaque site (sonamines).</p>



<p>6- il faut un cadre réglementaire (code minier)</p>



<p><strong>Dr Bareja Youmssi</strong></p>



<p><strong>Expert en mines et pétrole</strong></p>



<p><strong>Enseignant chercheur</strong></p>
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		<title>Sonara</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Aug 2025 17:05:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le conseil d&#8217;administration refuse de raffiner notre pétrole lourd Selon un communiqué de presse du 13 Août 2025 du conseil d&#8217;administration de la société nationale de raffinage(SONARA) qui n&#8217;est pas probablement un fake car je n&#8217;en crois pas &#8230; Ils parlent d&#8217;une décision du CA de la remise en état de la Sonara dans les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le conseil d&rsquo;administration refuse de raffiner notre pétrole lourd</strong></p>



<p><em>Selon un communiqué de presse du 13 Août 2025 du conseil d&rsquo;administration de la société nationale de raffinage(SONARA) qui n&rsquo;est pas probablement un fake car je n&rsquo;en crois pas &#8230;</em></p>



<p>Ils parlent d&rsquo;une décision du CA de la remise en état de la Sonara dans les conditions de fonctionnement d&rsquo;avant incendie du 31 mai 2019 en langage technique, ça veut dire de réhabiliter l&rsquo;outil de production suivant sa configuration d&rsquo;avant le sinistre. C&rsquo;est scandaleux ; car avant l&rsquo;incendie de 2019 qui a endommagé une bonne partie de l&rsquo;outil de production de la Sonara, il y avait déjà sur la table et adopté un plan de modernisation de la Sonara sous la direction générale de Mr Charles Metouck qui purge aujourd&rsquo;hui une peine de prison de 15 ans pour faute de gestion. Il était question à l&rsquo;époque de moderniser la Sonara pour qu&rsquo;elle soit capable de raffiner notre pétrole brut dit « lourd » ainsi de réduire les approvisionnement en pétrole brut du Nigeria&nbsp; car en achetant directement le pétrole brut Camerounais , la Sonara devait obtenir sa matière première à un&nbsp; faible coût en économisant sur le transport .Mais surtout , une fois raffiné, ce pétrole devait être écoulé à bas prix sur le marché national. La première passe de cette modernisation devait voir les capacités de l&rsquo;usine de la Sonara dopées. En plus de distiller 3,5 millions de tonnes chaque année au lieu de 2,1 millions de tonnes, elle devait également faire de la distillation sous-vide à hauteur de 1,3 million de tonne par an. Cette technologie innovante de traitement de pétrole brut consiste à raffiner deux fois les pétroles bruts lourds comme ceux produits au Cameroun, pour les rendre consommable. Et c&rsquo;était le principal objectif de la première phase des travaux car le pétrole camerounais est particulièrement pauvre en produits légers. Conséquence : il n&rsquo;était pas raffiné à la Sonara qui était donc obligée d&rsquo;importer du Nigeria des variétés de brut plus adaptées à ses installations <a href="http://techniques.il/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">techniques. Il</a> faut souligner que la Sonara avait été construite par le groupe français Total qui pour des raisons que Dieu seul connaît avait décidé de doter la Sonara des installations techniques ne permettant pas à raffiner notre pétrole, préfèrent approvisionner la Sonara du pétrole brut venant de ses champs pétroliers au Nigeria. (Les consommateurs de carburant avaient été depuis longtemps programmés pour vivre le calvaire d &lsquo;aujourd&rsquo;hui). Apres lecture et analyse du communiqué, nous constatons donc qu&rsquo; avec la décision du Conseil d&rsquo; administration de la Sonara, les approvisionnements de la Sonara en pétrole brut viendront en partie ou en totalité de l&rsquo;étranger , le Cameroun continuera à vendre son pétrole brut à l&rsquo;export avec une décote de plus de 40% par l&rsquo;intermédiaire de ses multiples traders ; le consommateur camerounais continuera à payer un prix de carburant élevé alors qu&rsquo;à ce jour au vu du prix du baril sur le marché international (65 dollars)une baisse des prix de carburant à la pompe s&rsquo;impose même avec la Sonara fermée.</p>



<p><strong>Dr Bareja Youmssi, Expert en mines et pétrole</strong></p>



<p><strong>Enseignant -Chercheur</strong></p>
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		<title>Cameroun</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Aug 2025 13:10:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une ordonnance inutile fixant les incitations à l&#8217;investissement Une énième signature électronique du Président de la République a été portée ce 18 juillet 2025 sur un texte fixant les incitations à l&#8217;investissement au Cameroun. Le dernier texte de ce genre datait de 2013 et il était caduc dans un contexte économique extrêmement dynamique. Pire, l&#8217;actualité [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Une ordonnance inutile fixant les incitations à l&rsquo;investissement</strong></p>



<p><em>Une énième signature électronique du Président de la République a été portée ce 18 juillet 2025 sur un texte fixant les incitations à l&rsquo;investissement au Cameroun.</em></p>



<p>Le dernier texte de ce genre datait de 2013 et il était caduc dans un contexte économique extrêmement dynamique. Pire, l&rsquo;actualité économique en Afrique plaçait le Cameroun parmi les derniers pays attirant les Investissements Directs Étrangers (IDE). Pour financer une économie, les capitaux étrangers sont une des trois principales sources de financement recommandées. Incapable d&rsquo;attirer les IDE (1) ou de créer localement la richesse (2), le Cameroun a opté sous le Régime Biya pour l&rsquo;endettement massif (3). Dans l&rsquo;actualité économique nationale, une signature électronique du Président de la République a été portée sur un budget rectificatif qui consacre l&rsquo;endettement du pays à gauche pour rembourser les dettes à droite. Un cycle vicieux qui démontre la mise en faillite du pays. Et donc, une des solutions consistait effectivement à s&rsquo;activer pour attirer massivement les capitaux étrangers. Voilà que le texte signé n&rsquo;avance en rien dans la résolution de cette équation. En effet, pour faire simple, tout ce qui est nouveau en phase d&rsquo;exploitation, c&rsquo;est la réduction de 5% sur les droits de douane et l&rsquo;attribution d&rsquo;un crédit fiscal de 25 à 80% en fonction du niveau d&rsquo;investissement. Franchement, quel investisseur peut courir pour venir produire au Cameroun dans une telle condition ? Lorsque le SDF demande de fermer l&rsquo;ENAM pour libérer ce pays, beaucoup ne comprennent pas toujours. On sent que ce texte portant la signature du Président de la République a été préparé par des fonctionnaires qui n&rsquo;ont jamais investi dans leur vie et qui se disent qu&rsquo;il faut protéger les recettes actuelles de l&rsquo;État. J&rsquo;ai déjà expliqué ici qu&rsquo;il faut passer de l&rsquo;approche d&rsquo;élargissement de l&rsquo;assiette fiscale à la verticale (pression fiscale sur le peu de contribuables restés dans le formel) à une approche horizontale qui intègre les contribuables qui ne sont pas encore dans l&rsquo;assiette fiscale de l&rsquo;État. Un croisement des différentes sources montre que l&rsquo;informel représente entre 80 et 90 % de notre économie. Les fonctionnaires de l&rsquo;ENAM en poste aujourd&rsquo;hui continuent de s&rsquo;acharner sur les 10% qui paient les impôts au Cameroun de nos jours. Or, il faut d&rsquo;une part, baisser les impôts pour attirer les 90% qui trouvent refuge dans l&rsquo;informel et d&rsquo;autre part baisser les impôts pour attirer les investisseurs étrangers qui détiennent de gros capitaux. Quand le SDF annonce que le budget de l&rsquo;État pourrait doubler, passant de 7000 milliards sous Biya à 14-15000 milliards demain, beaucoup me demandent par quels mécanismes. Nous expliquons cette approche horizontale dans notre programme et ne demandons qu&rsquo;à mettre en œuvre. Il existe plus de 14000 ingénieurs Camerounais rien qu&rsquo;en Europe. Comment nos amis autocrates de l&rsquo;ENAM pensent-ils qu&rsquo;ils peuvent être intéressés par une réduction de 5% des droits de douane ? Soyons sérieux ! Voici pourquoi le SDF veut changer le Cameroun à partir de Novembre prochain. Le parti ne s&rsquo;oppose pas à des individus. Il s&rsquo;oppose à un système autocratique qui a montré ses limites et qui a conduit le pays à la faillite. On voit bien que le système ne propose plus de solutions viables. Et c&rsquo;est à vous de faire le bon CHOIX le 12 octobre prochain.</p>



<p><strong>Louis Marie Kakdeu</strong></p>



<p><strong>Deuxième Vice-Président National SDF</strong></p>
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