Le déficit public gabonais plombe les programmes du FMI
La situation financière du Gabon, marquée par un déficit public important et un niveau d’endettement élevé (80 % du PIB), met en péril les programmes d’aide du Fonds Monétaire International (FMI) destinés à d’autres pays de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), notamment le Tchad et la République Centrafricaine.
Le déficit public gabonais fragilise les équilibres financiers de la zone franc CFA. Sa dette dépasse le seuil communautaire de 70 % du PIB. Cette situation a des conséquences considérables sur le plan régional.Le Tchad et la Centrafrique, qui dépendent de l’assistance du FMI, voient leurs décaissements menacés ou retardés en raison de l’instabilité causée par le Gabon.
Tensions politiques
L’absence du ministre gabonais des Finances aux assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale a suscité l’irritation de ses homologues, qui pointent également du doigt l’incompatibilité de ses fonctions (PDG de BGFIBank et ministre). La politique de grands travaux du Gabon a épuisé les réserves de change de la zone, et le pays est le seul à présenter un déficit net en devises. Le Gabon maintient son cap avec un budget 2026 en forte hausse, misant sur les revenus pétroliers à venir. Le Congo et le Cameroun tentent de stabiliser leurs propres situations, le Cameroun demeurant un pilier de stabilité, malgré des réticences internes sur la transparence budgétaire.
Contexte historique
La situation rappelle la crise de 2016 qui avait conduit à la mise en place du « Pref-Cemac » pour imposer une discipline budgétaire collective. La dette publique élevée du Gabon, atteignant 80% du PIB, compromet les programmes du FMI et menace le soutien financier au Tchad et à la Centrafrique. Le déficit en devises du Gabon, seul pays de la zone CEMAC dans cette situation, aggrave la situation. Le FMI envisage de suspendre les financements au Tchad et retarde le décaissement prévu pour la Centrafrique. Le Gabon a accueilli le directeur Afrique du FMI pour discuter de la situation et mise sur les revenus pétroliers futurs. D’autres pays de la zone, comme le Congo et le Cameroun, cherchent à stabiliser leurs finances malgré les défis.
Panisse Istral Fotso










