Au cœur de la protection
Une conférence internationale consacrée au rôle stratégique des universités dans la promotion et la protection des droits de l’enfant a été organisée à Ekounou-Yaoundé les 19 et 20 novembre dernier
Conjointement organisé par l’Ucac et Unicef-Cameroun, ce rendez-vous de l’intelligentsia africaine et mondiale a réuni autour de la table de réflexion, universitaires, chercheurs, décideurs publics, représentants d’organisations internationales, acteurs de la société civile et jeunes leaders. Objectif : repositionner, sous le double prisme de l’Évangile et des valeurs ancestrales africaines, l’enseignement supérieur comme vecteur de transformation sociale en faveur des enfants. Sous la présidence du Ministre d’État, ministre de l’Enseignement Supérieur, Pr Jacques Fame Ndongo, représentant personnel du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, aux côtés duquel se trouvaient Nadine Perrault, représentante-résidente Unicef-Cameroun, Mgr José Avellino Bettencourt, Nonce Apostolique au Cameroun et en Guinée Équatoriale, entre autres, la conférence s’inscrit dans une dynamique africaine de valorisation des héritages culturels et philosophiques en matière de droits humains, notamment à travers la Charte du Manden (1236), proclamée lors de l’intronisation de l’empereur Soundiata Keita. « L’Afrique n’a pas attendu les conventions modernes pour affirmer les droits fondamentaux de l’enfant. À travers cette conférence, nous voulons reconnecter les savoirs universitaires à nos héritages culturels et bâtir un avenir plus juste pour chaque enfant », a déclaré Nadine Perrault, Représentante de l’Unicef au Cameroun. « Avec les multiples crises qui affectent les enfants, il est question de mobiliser les universités pour penser, réfléchir sur les politiques qui peuvent aider à mieux travailler pour la promotion des droits de l’enfant, et particulièrement, le droit à la vie, le droit à l’éducation. Raison pour laquelle, l’Eglise, experte en humanité, donne toujours le meilleur afin que la promotion de l’éducation à tous les niveaux puisse être une priorité », a souligné pour sa part, le Révérend Prof. Thomas Bienvenu Tsoungui, Recteur de l’Ucac. Les thématiques abordées lors de la conférence incluaient les héritages africains des droits de l’enfant face aux défis contemporains, le rôle des universités dans la participation citoyenne des jeunes, la recherche académique au service des politiques publiques et la gouvernance locale et la planification budgétaire en faveur des enfants. La conférence internationale sur les droits de l’enfant, Yaoundé 2025, coïncide avec la Journée mondiale de l’enfance, célébrée le 20 novembre de chaque année. Elle vise à promouvoir l’héritage historique, culturel et philosophique africain en matière de droits humains.
Stéphane Antoine Ayissi










