Le projet minier qui transforme le Cameroun
Le Cameroun rejoint les producteurs de minerai de fer avec Mbalam, stimulant l’économie et le développement durable
Le projet Mbalam est un projet minier stratégique pour le Cameroun, il vise à exploiter les importantes réserves de minerai de fer de la région pour stimuler la croissance économique et promouvoir un développement durable. Les accords de partenariat signés le 25 février 2022, portant sur la construction d’une ligne ferroviaire reliant Mbalam à Kribi ainsi que sur l’édification d’un terminal minéralier au Port Autonome de Kribi, ont été suivis, le 31 mars 2022, par la signature d’une Convention Minière de 20 ans, renouvelable, qui autorise Cameroon Mining Company (Cmc) à exploiter le gisement de fer de Mbalam et surtout à transformer localement 15 % de sa production. Les travaux ont commencé le 23 décembre 2023, soit moins de 18 mois après la délivrance du Permis d’Exploitation. L’usine de traitement a été livrée au quatrième trimestre 2024, moins d’un an après le lancement du chantier. Les équipements installés offrent une capacité nominale de 3,6 millions de tonnes par an, avec une montée en puissance prévue jusqu’à 10 millions de tonnes dès 2027. La première exportation du minerai est prévue pour le premier trimestre 2026. Le projet Mbalam-Nabeba ne se limite pas à l’exploitation d’un gisement. Il s’inscrit dans une vision plus vaste de transformation économique, portée par le consortium Bestway Finance et soutenue par d’importants partenaires chinois. Ce plan intégré comprend le développement de quatre gisements, la construction d’un corridor ferroviaire de 659 km, la réalisation d’un terminal minéralier de classe mondiale à Kribi, et la préparation d’un futur pôle sidérurgique, Cameroon Steel, destiné à transformer localement une partie du minerai extrait. Informations clés sur le projet : Développée par Cameroon Mining Company, une entreprise d’État chinoise, gisement situé dans les arrondissements de Ngoyla et de Mintom, exploitation de 10 millions de tonnes de minerai de fer par an, avec une montée en puissance prévue jusqu’à 25 millions de tonnes, création de 4 000 emplois directs durant la phase de construction et 1 800 emplois permanents pendant la phase d’exploitation, génération de plus de 4,32 milliards de dollars américains de revenus cumulés pour l’État camerounais.

Composantes du projet : Construction d’un corridor ferroviaire de 659 km, un terminal minéralier de classe mondiale à Kribi, un futur pôle sidérurgique, Cameroon Steel.
Retombées socio-économiques : 4 000 emplois directs créés durant la phase de construction, 1 800 emplois permanents maintenus pendant la phase d’exploitation, 20 000 emplois indirects générés dans les secteurs connexes, réhabilitation de 15 écoles et construction de 5 centres de santé, création d’un programme de formation incluant 250 bourses d’ingénierie ferroviaire et 60 stages annuels. Au niveau environnemental : une pépinière de 200 000 plants destinée au reboisement d’un programme strict de compensation : un hectare replanté pour chaque hectare défriché, La construction de corridors fauniques végétalisés pour protéger les éléphants et les primates des zones protégées voisines, Des audits environnementaux trimestriels rendus publics. Le projet Mbalam est un chantier réel, vérifiable, visible, et désormais irréversible, car le projet Mbalam n’est pas simplement un projet minier c’est celui d’une Nation qui se réinvente, d’une sous-région qui s’intègre, et d’un continent qui se transforme.
Stéphane Antoine Ayissi, journaliste (Glob’Media)














