Les membres toujours illégitimes
Le mandat des membres du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) du Cameroun a expiré le 15 juin 2025, rendant ces membres illégitimes.
La polémique actuelle autour du Conseil supérieur de la magistrature est déclenchée par l’expiration du mandat de ses membres depuis le 17 juin 2025. Cette situation met en lumière une inertie profonde de l’organe, présidé par le Chef de l’État, qui ne s’est pas réuni depuis le 10 août 2020, bien que les textes prévoient au moins une réunion annuelle. Cette immobilisme a des conséquences graves sur la carrière des magistrats, bloquant promotions et sanctions, et contribue à la corruption en raison d’un manque de renouvellement et de contrôle. De plus, cela a entraîné des ingérences de l’exécutif dans le domaine judiciaire. L’opposition camerounaise critique vivement cette institution, considérant comme un pilier d’un système judiciaire inféodé, incapable d’assurer l’impartialité des juges.
Rayan Sofo, journaliste (Glob’Media)










