Bafoussam

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La condition des personnes handicapées préoccupe

Lors d’un atelier, différents exposés ont suscité des échanges sur les mesures nécessaires pour une meilleure intégration de cette  couche de la population dans notre société.

Dans le but de contribuer par la recherche transversale et participative à l’amélioration de l’inclusion des personnes en situation d’handicap en Afrique, en croisant les dimensions sociales, spirituelles, politiques et communautaires, il a été organisé à Bafoussam, un atelier pour promouvoir l’inclusion de la prise en charge des personnes atteintes de handicap. « Nous sommes tous concernés par le handicap d’une manière directe ou bien d’une manière indirecte. Parce qu’aujourd’hui, il est important de former la jeunesse pour pouvoir prendre la relève, parce qu’il faut améliorer les politiques au Cameroun pour qu’on sorte de la théorie pour la pratique.  L’ensemble des institutions que ce soit toute l’équipe de communication sont engagées dans une grande dynamique de prise en compte dans la vulnérabilité », a confié, Patrick Talom, fondateur du Greatha. Cette session s’appuyant sur le renforcement de la recherche sur le handicap, ainsi que pour un changement durable de regard d’une inclusion véritable et affective dans toutes ses dimensions, s’étend principalement sur des efforts humains. « L’objectif est de rassembler différents acteurs, bousculer et d’amener à échanger, rassembler des nouvelles idées sur lesquelles nous allons travailler. On croit qu’on a le potentiel en Afrique, on croit qu’on a les compétences, on croit qu’on a l’expertise. Il faut juste tout simplement qu’on nous donne des ailes pour voler » a-t-il souligné. La personne handicapée s’érige comme tout autre individus, et fait partie de différents secteurs, puisque la construction de ce pays passe par ce dernier également. « Il faut leur dire que l’approche handicap est désormais une approche qui doit intégrer tous les secteurs d’activité. Parce que la personne vivant avec un handicap, le regard qui a été porté vers lui doit désormais changer. C’est une personne à part entière et il suffit seulement de l’accompagner, de le soutenir et ce n’est pas un regard de pitié comme cela se faisait ou comme ça continue à se faire dans certaines chaumières, mais c’est une personne à part entière qui doit apporter sa contribution à l’édification de notre Nation », déroule Bayard Nkwelé, représentant de la Délégation régionale des affaires sociales de l’Ouest. « Je fais appel aux autres de ne plus jeter un regard jugeur ou un regard de compassion. Juste d’avoir un regard d’encouragement, il faut s’y mettre davantage. Ce n’est pas une fin en soi, mais il y’a beaucoup de choses à venir », lance Laure Djougo, handicapée amputée de la jambe gauche, présente à cet atelier. Cette session avait pour cible principale les personnes handicapées, les associations et Ong, les leaders communautaires, enseignants et éducateurs spécialisés, et les étudiants.

Jordan Tagou

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