Intervention du député Jean Michel Nintcheu au cours de la plénière consacrée à l’examen du projet de loi prorogeant le mandat des députés souligne les préoccupations légitimes concernant la démocratie, la transparence et le respect des institutions.
Malgré l’adoption de la loi le 23 mars 2026 par l’Assemblée nationale, cette décision suscite des tensions politiques et des inquiétudes quant à la légitimité du processus électoral. La prorogation prolonge indéfiniment le pouvoir en place, ce qui peut affaiblir la représentativité et l’équilibre des pouvoirs. L’analyse de Jean-Michel Nintcheu souligne une inquiétude légitime quant à l’usage politique de la prorogation des mandats, notamment via l’article 15(4) de la Constitution. En répétant presque mot pour mot l’exposé des motifs de l’année précédente, le gouvernement affaiblit sa crédibilité et suscite des doutes sur ses intentions. La manipulation constitutionnelle à des fins électoralistes remet en question l’intégrité du processus démocratique. Une telle pratique, si elle se perpétue, risque de déstabiliser la confiance des citoyens dans les institutions. Il importe donc de garantir que les décisions constitutionnelles soient motivées par l’intérêt général, non par la stratégie électorale. Invoquer des difficultés financières dans un contexte de gaspillage systémique et de détournements massifs des ressources publiques est une contradiction flagrante. Si des scandales comme l’Orgate, la contrebande du fer ou du diamant ont fait perdre des milliards sans conséquences, la légitimité des institutions est gravement entamée. La prorogation successive des mandats des députés, sans élection libre, remet en question leur représentativité. Le vote de réformes constitutionnelles par un Parlement non élus légitimement compromet toute démocratie. Une consultation référendaire serait nécessaire pour garantir la crédibilité du processus.
globmedia.online










