Le Maire Roger Mbassa Ndine a inspecté ce jeudi 10 avril 2026 le chantier titanesque reliant Deido à Bonamoussadi. Entre prouesses techniques en zone marécageuse et fermeté face aux occupants illégaux, la Communauté Urbaine de Douala (CUD) passe à la vitesse supérieure.
Douala respire, l’image est saisissante : sur les berges du Wouri, là où l’eau défiait autrefois l’homme, une artère de bitume impose désormais sa structure. Le projet du corridor Deido-Maetur n’est plus un simple plan sur papier ; il devient une réalité physique. Ce jour, le premier magistrat de la ville, Roger Mbassa Ndine, est descendu sur le terrain pour s’assurer que les promesses de mobilité se transforment en goudron.

30 minutes de vie gagnées sur les bouchons
L’objectif de cette infrastructure de 1,5 km est clair : briser l’asphyxie routière qui paralyse les arrondissements de Douala 1er, 3ème et 5ème. Pour les usagers, le calcul est simple mais révolutionnaire. « Dans deux ans, les habitants auront une nouvelle route qui leur permettra de raccourcir le trajet jusqu’à Bonanjo de 30 minutes ou plus. C’est ça l’essentiel », a martelé le Maire avec conviction. Financé sur fonds propres par la CUD, le chantier avance à un rythme soutenu. Bonne nouvelle pour les impatients : le tronçon prioritaire entre le Rond-point Maetur et Denver sera livré d’ici deux mois.

Occupation illégale : « L’État récupère son bien »
Si le Maire s’est montré satisfait de l’avancée technique, son ton s’est durci à l’évocation des emprises de la route. Le message est sans ambiguïté pour ceux qui ont bâti sur les 50 mètres de zone réservée : la récréation est terminée. Pour les hors-la-loi : Expulsion immédiate et sans indemnisation. Pour les expropriés légitimes : Les fonds sont mobilisés. L’État paiera ce qu’il doit, mais la route ne s’arrêtera pas.

Un défi d’ingénierie face au Wouri
Construire sur ce sol « hydromorphe », où la nappe phréatique affleure à moins de 80 cm, est un véritable tour de force. « Le sol vibre au moindre pas », confie Alfred Bayiga Ba Momasso, ingénieur des travaux. Pour dompter cette instabilité, les équipes utilisent des remblais de substitution massifs en sable du Wouri et en pouzzolane. Aujourd’hui, les résultats sont là : 500 mètres de caniveaux sont déjà posés et la montée en puissance de l’entreprise CFHEC est désormais une réalité visible.

Le projet en chiffres clés :
Distance : 1,5 km de corridor moderne.
Emprise : 50 mètres de large.
Impact : Plus de 30 minutes d’économie sur le trajet vers le centre administratif.
Horizon : Livraison totale en 2027.
Avec ce nouveau corridor, Douala ne se contente pas de tracer une route ; elle dessine le futur d’une métropole fluide, où la proximité avec le fleuve n’est plus un obstacle, mais un atout majeur de développement.
Par Rayan Sofo | Glob’Media
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