Nous sommes le 13 mai 2026, il y a deux semaines la cellcom du MINMIDT annonçait que le ministre lors de sa visite de 3 jours à l’Est avait procédé à la fermeture de tous les sites d’exploitation illégale.
Ce post qui nous sort une liste de 200 sociétés illégales devant cesser leur activité avec effet immédiat est un peu surprenant 1-Comment peut-on fermer ce qui a déjà été fermé ?
2- le post précise que 95% des sociétés sont étrangères, ayez le courage de dire que ce sont les sociétés chinoises 3- ayez aussi le courage de dire que les 95% des sociétés étrangères sont en fait des sociétés écran qui ont obtenu des lettres de consentement d’une élite camerounaise qui à la main mise sur nos ressources minières 4- ces sociétés ne sont pas illégales, car si elles l’étaient vous n’auriez pas eu leur nom. Ce sont des sociétés connues de votre administration, d’autres sources parlent de plus de 500 sociétés chinoises qui exploitent nos ressources sans aucun document du ministère des mines. Ils opèrent pour la plupart comme prêtes noms de certains barons du pays à travers des contrats de partage de production(CPP) 5- je vous rappelle que l’exploitation illégale de nos ressources minières ne saurait se limiter uniquement à l’or et pas seulement à l’Est et à l’Adamaoua. Nous avons des chinois à l’Ouest qui pillent nos ressources minières avec la bénédiction de tout le monde, même jusqu’au chef du village. Dans le littoral nous avons des carrières de graviers illégales des chinois. Dans le centre, et même à Yaoundé, nous avons des exploitations illégales de granites par les chinois. S’il faut assainir le secteur minier, il faut le faire partout sans attendre les rapports d’ITIE pour faire semblant de travailler. Notre secteur minier n’a pas besoin des médecins après la mort
6- selon le ministère pour exploiter légalement il faut payer 63 millions de caution de réhabilitation, il faut avoir un système de vase clos et il faut plafonner sa production à 5kg d’or. Et on fait comment de l’amont minier ?? Il n’était pas mieux de connaître le corps qu’on doit exploiter avant d’autoriser les opérateurs à le faire ? La traçabilité dans ce cas sera sans faute. 7-Nous retenons qu’à ce jour, au Cameroun on ne compte que 12- sociétés qui ont le droit de faire une exploitation artisanale semi-mécanisée. Ce sont celles qui vous ont permis de collecter 746 millions de FCFA comme caution de réhabilitation. Une liste actualisée avec leur localisation sera très nécessaire.
Dr Bareja Youmssi
Expert en mines et pétrole
Enseignant-chercheur















