Filière cacao :Le « Chocolat Rouge » d’Obala arrive sur le marché

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Le président de la SAS MANTA, Olivier Bordais, a été reçu en audience le vendredi 19 juin 2026 par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana. Au cœur des échanges, la mise sur le marché imminente des premiers produits de la chocolaterie d’Obala, fruit d’un partenariat public-privé-coopératif stratégique.

Le compte à rebours est désormais lancé pour la transformation locale de l’« or noir » camerounais. D’ici trois semaines, les consommateurs camerounais et internationaux pourront déguster les toutes premières tablettes de la chocolaterie « Chocolat Rouge » d’Obala. L’annonce officielle a été faite le vendredi 19 juin 2026 à Yaoundé par Olivier Bordais, président de la SAS MANTA, au sortir d’une audience constructive avec le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana.

Ce projet agro-industriel à forte valeur ajoutée, porté en droite ligne de la politique d’import-substitution prônée par le gouvernement, est le fruit d’une synergie remarquable avec la coopérative locale Cacao-Scoops.ca. Il marque un tournant décisif dans la volonté du Cameroun de ne plus simplement exporter ses fèves brutes, mais de capter la richesse au cœur des bassins de production.

Un modèle d’intégration verticale et inclusive

Le projet d’Obala se distingue par son modèle économique inclusif. En intégrant directement les producteurs de la coopérative Cacao-Scoops.ca, la chocolaterie garantit une juste rémunération aux planteurs tout en s’assurant une traçabilité et une qualité premium de la matière première. « C’est un pas de géant vers la transformation locale. Nous passons d’une économie de cueillette à une véritable économie industrielle patrimoniale », se réjouit un cadre du ministère du Commerce.

Cap sur le marché chinois et défis structurels

Au-delà du marché domestique et sous-régional, les ambitions de la SAS MANTA et de ses partenaires locaux sont résolument tournées vers l’international. Les opportunités d’un marché chinois désormais grand ouvert représentent un levier de croissance exceptionnel pour le « Made in Cameroon ». La demande asiatique pour le chocolat de spécialité est en pleine expansion, et le label Cameroun a une carte maîtresse à y jouer.

Cependant, le déploiement optimal de cette unité industrielle devra composer avec les réalités du terrain. L’épineux problème des contraintes énergétiques locales demeure le principal défi. Les ruptures de charge et les coûts liés à l’énergie pèsent lourdement sur la compétitivité industrielle nationale. Pour que « Chocolat Rouge » tienne ses promesses de rentabilité et de prix compétitifs à l’export, l’accompagnement de l’État dans la stabilisation de l’offre énergétique sera crucial. En ouvrant les portes de la chocolaterie d’Obala, le Cameroun réaffirme sa position d’acteur majeur du cacao mondial, non plus seulement par le volume de sa production, mais désormais par la qualité de son industrie de transformation. Une lueur d’espoir pour l’économie nationale, à suivre de très près d’ici trois semaines.

PIF

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