Le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) appelle à la libération de Brand Kamga.
C’est l’objet de l’appel urgent formulé conjointement par le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) et sa coalition pays-Cameroun en date du jeudi, 22 janvier sur l’arrestation et la détention arbitraires du journaliste de Naja Tv à la prison centrale de Yaoundé.
Dans un document de trois pages, le Redhac et sa coalition pays-Cameroun demandent aux autorités du Cameroun la libération immédiate et sans condition de Brand Kamga, ainsi que le respect des libertés fondamentales (libertés d’opinion et d’expression) en toutes circonstances. Cette organisation internationale de défense des droits humains et sa coalition pays Cameroun demandent, dans la même veine, que soient assurées la protection et la sécurité physiques du journaliste de Naja Tv, ainsi que celles de ses membres de sa famille. Le Redhac et sa coalition pays Cameroun tiennent aussi pour responsable le gouvernement camerounais en cas de disparition forcée de ce journaliste. Le Redhac et sa coalition pays-Cameroun restent très préoccupés par un faisceau d’actions de violations flagrantes des droits humains telles que:
1. La recrudescence des atteintes aux droits et libertés fondamentaux (d’expression, de presse et d’opinion, d’association et de réunion)
2. L’acharnement juridique et judiciaire, les intimidations, les menaces d’arrestation et autres représailles à l’encontre des défenseurs des droits humains, des activistes, des militants de la démocratie et des journalistes, en l’occurrence le journaliste Brand Kamga.
Aussi le Redhac et sa coalition pays-Cameroun condamnent-ils ces nombreux cas de violations des droits et libertés d’opinion, d’expression et de presse. En rappel, cette organisation internationale de défense des droits humains a été informée, le 20 janvier 2026, de la première comparution du journaliste devant la chambre correctionnelle du Tribunal de première instance (Tpi) de Yaoundé Ekounou. D’après son conseil, Me Hippolyte Meli et Guy Léonard Gueyo, le journaliste Brand Kamga est poursuivi par le ministère public pour des faits présumés de « tentative d’enlèvement d’enfant ». Toute chose que le journaliste nie et rejette en bloc. Il s’agit donc là d’une affaire aux allures de règlement de comptes teintée d’un flou avec la plaignante qui a brillé par son absence au tribunal lors de la première audience. L’affaire a été renvoyée au 3 février 2026. En mai 2025, selon des sources concordantes, B. Kamga, après avoir été contacté depuis la France par un homme qui alléguait être victime d’escroquerie par une célèbre sportive camerounaise pratiquante de Body Building et fitness, avait renoncé à enquêter faute de preuves. Par la suite, la dénonciation s’est retournée contre lui. La « fiancée » de cet homme l’accusant, cette fois-ci, d’avoir voulu enlever sa fille. Une accusation qu’il nie avec force, affirmant ne pas connaître l’enfant en question, ni son école. Malgré une requête du procureur de la République près le Tribunal de grande instance (Tgi) du Mfoundi visant à dénoncer de potentielles accusations mensongères, le journaliste a été écroué à la prison centrale de Yaoundé. Au cours de la première audience du 20 janvier au Tpi de Yaoundé Ekounou, l’absence de la plaignante, partie du pays pour l’étranger, n’a pas empêché le renvoi de l’affaire. Sa fille, prétendue cible d’enlèvement par le journaliste, est, pourtant, restée au pays. Elle aussi n’était non plus présente à la barre.
Serge Aimé BIKOI










