Une pluralité fabriquée
Exclusion préméditée, usage politique du droit. Après un long voyage et quelques heures de recul, j’ai pris le temps d’observer, d’écouter, de lire… avant de livrer ces lignes.
À la demande pressante de plusieurs lecteurs fidèles (que je salue fraternellement), je livre ici mon regard posé sur ce qui s’est produit le 5 août. Sans rage, mais sans illusion. Non pour commenter l’écume, mais pour démonter les rouages d’un verdict écrit à l’avance, maquillé en contentieux, et exécuté avec la froideur d’un scénario politique. Car si le droit n’a pas été dit, il doit au moins être rétabli dans les consciences.
Un rejet maquillé en décision juridique
Un piège conçu de longue date. Et un Conseil constitutionnel plus politique que jamais. Ce texte répond à une question simple, que beaucoup n’osent plus poser tant la réponse semble évidente : Le Conseil constitutionnel a-t-il dit le droit ? Ou a-t-il, une fois encore, sacrifié le droit au profit du régime ? En décalage horaire et géographique avec les événements du 5 août, j’ai pris le temps de laisser retomber l’émotion pour poser une analyse lucide. Ce texte, écrit à distance, n’en reste pas moins traversé par l’urgence démocratique qu’il décrit. Je ne prétends rien révéler de plus, mais j’essaie de structurer le réel à la lumière du droit, et de rendre lisible ce que beaucoup ont vécu dans la stupeur… ou l’indignation. Car comprendre comment le droit a été tordu, ce n’est pas simplement rejouer le passé : c’est préparer les consciences à ne plus jamais s’y laisser prendre. Qu’on ne s’y trompe pas : la prétendue « pluralité d’investitures », les querelles télécommandées entre Yebga et Ekane, les notes d’antidatage : tout cela relevait plus du décor que du débat. Le fond du scénario ne faisait aucun doute : Maurice Kamto ne devait pas être candidat. Peu importait le prétexte. Le but était fixé. Ceux qui cherchent une cohérence juridique dans cette séquence cherchent au mauvais endroit. Il n’y en a pas. Ou plutôt : elle n’existe que dans la logique du pouvoir, où le droit n’est plus un principe mais un outil, quand il ne dérange pas. Ici, il dérangeait.
Il fallait donc le maquiller pour mieux lui tordre le cou. Le Conseil constitutionnel n’a pas tranché un contentieux. Il a validé une stratégie, en travestissant le droit. Mais pour comprendre comment ce travestissement a été construit, il faut démonter pièce par pièce le dispositif, pour que personne, demain, ne dise qu’il ne savait pas.
1. Le conseil constitutionnel
A-t-il dit le droit ? Non. Il a exécuté une volonté, inversé la charge de la preuve, transformé le contentieux en mascarade judiciaire. Le Conseil constitutionnel n’est pas un prétoire d’instruction. Il ne mène pas d’enquête, n’entend pas de témoins, ne produit pas de preuves nouvelles. Il vérifie la régularité juridique d’un dossier, à partir des pièces versées, des règles de forme et de fond, et des textes applicables. Il ne juge ni les intentions, ni les conflits internes à un parti, ni les réputations. Il ne commente pas les alliances, les rumeurs ou les audios diffusés en ligne. Il ne dit pas le bien. Il dit le droit. Du moins, il le devrait. Son rôle n’est pas de trancher des disputes politiques, mais de contrôler si une candidature respecte les conditions posées par la loi. Était-elle déposée dans les formes ? Remplissait-elle les critères légaux ? Et surtout : le motif de rejet invoqué par ELECAM avait-il un fondement juridique valable ? C’est là que le piège se referme. Si la fameuse « pluralité d’investitures » n’existe nulle part dans la loi, alors le Conseil avait deux choix : soit dire le droit, soit trahir le droit.
Il a tranché. Et il a trahi. Ce qui a été validé n’est pas une analyse juridique rigoureuse, mais une pièce montée. Un scénario politique ficelé en amont, servi au peuple comme un contentieux électoral. D’un côté, un dossier conforme : une investiture unique, signée par un président de parti reconnu depuis 2018, régulièrement convoqué par le MINAT et ELECAM, et répondant à toutes les exigences de l’article 121(2). De l’autre, un contre-candidat sans statut, exclu du même parti depuis sept ans, réapparu à la faveur d’une note trouble, sans congrès, sans organe statutaire, sans base légale. Le Conseil n’a pas arbitré entre deux prétendants légitimes. Il a exécuté une décision politique, en maquillant une violation du droit en simple divergence procédurale. Pire encore : il a inversé la charge de la preuve. Ce n’est pas au faussaire qu’on a demandé des explications, c’est au candidat légitime qu’on a exigé de se justifier. Le faux a été protégé. Le vrai, mis en cause. Et pendant que le droit s’effondrait dans un silence institutionnel, les rieurs saluaient l’exclusion comme une victoire. Mais le Conseil ne sort pas grandi de ce simulacre. Une chose est acquise : ce 5 août 2025, le droit n’a pas été dit. Il a été contourné, travesti, puis mis en scène. Ce n’est pas la vérité du droit qu’on a servie. C’est bien la vérité du pouvoir. Bravo au champion du vide : son miroir le félicite, il est le seul à l’applaudir. Et pendant ce temps… une partie de la jeunesse applaudit son propre sacrifice, en hara-kiri volontaire. Mais tenez-vous bien ! Avec une progéniture dorée occupant déjà les postes stratégiques dans la haute administration, c’est reparti pour le sacrifice des générations entières. Le réveil sera brutal, cette fois-ci dans les fosses septiques, pas dans les nuits d’inondation de Bepanda Missokè, à prendre des selfies en ricanant, les eaux boueuses à hauteur de la poitrine. Au secours, Steve Biko ! « L’arme la plus puissante entre les mains de l’oppresseur, c’est l’âme de l’opprimé. »
2 – Des rieurs en plein incendie : la farce des vainqueurs préfabriqués
Je dénonce ici le vide des analystes de salon et du « succès » sans mérite. Il y a quelque chose de pathétique à voir certains fêter un verdict truqué comme une victoire politique.
Des analystes improvisés prennent des poses d’avocats triomphants, alors même qu’aucune plaidoirie n’a été entendue, et qu’un “témoin” brandi à la dernière minute a suffi à clore le procès avant qu’il ne commence. Dans un État de droit, un témoin ne peut surgir à la barre sans convocation préalable, aucune vérification, sans procédure contradictoire. Sauf si l’on accepte que l’État de droit n’existe plus. Et dans ce cas, que reste-t-il ? La force. L’arbitraire. Le déguisement du droit pour asseoir l’exclusion. Quelle farce ! Ce qui s’est joué ce jour-là n’est pas un contentieux électoral. C’est une mise en scène. Une simulation de justice, destinée à donner un vernis légal à une élimination politique. Et pendant que l’incendie consume l’État de droit, certains rient. Ils rient parce qu’ils ont vu Kamto écarté.
– Ils rient parce qu’ils ont enfin trouvé un « expert » pour dire à leur place ce qu’ils n’ont jamais su démontrer. – Ils rient parce qu’un arbitre a sifflé la fin du match avant le coup d’envoi. Et dans leur bouche, le mot “légalité” devient un cache-sexe pour l’injustice. Mais ce n’est pas une victoire. C’est une humiliation pour la République. Et que dire des juges autoproclamés de Facebook ? Ceux qui, dans l’ombre de leurs murs confidentiels, brandissent leurs gribouillis secs à trois commentaires, deux likes et zéro partage comme s’ils venaient de faire trembler le droit. Ils déroulent leur vide argumentaire avec l’assurance de ceux qui ont confondu l’écho de leur nombril avec la voix du peuple. Ils ne comprennent pas que leur jubilation est la célébration d’un effondrement : celui de toute possibilité de justice impartiale. Ceux qui se disent vainqueurs aujourd’hui ne sortiront jamais grandis d’un tel moment. Car même dans l’euphorie, leur posture révèle une vérité amère : ils n’ont pas triomphé du droit, ils ont simplement accompagné sa mise à mort. Et l’Histoire, elle, retiendra. Car si le silence du Conseil constitutionnel a disqualifié un homme, il a surtout désavoué une nation. Et ceux qui rient aujourd’hui ne riront pas éternellement. Quelle gloire peut-on tirer d’un pseudo-triomphe, quand on a fait un croche-pied à l’adversaire redouté avant même le départ? Ce n’est pas une victoire. C’est une lâcheté qui parade en costume de vainqueur, suite à un match truqué… Et le plus risible, c’est de voir juristes de quartier et experts Facebook brandir leurs gribouillis haineux, sortis de l’anonymat des lecteurs, comme on exhibe une épée victorieuse, persuadés d’avoir terrassé un adversaire qu’on a empêché de combattre. Ils prennent leur rôle de figurant pour une conquête, leur ricanement pour un rugissement et leur gifle au droit pour un trophée politique. Comme dirait l’autre : Victoire sans péril, triomphe sans gloire ! Mais l’Histoire a de la mémoire. Et leurs pancartes tremblotantes n’y figureront pas. Tout au plus, une note en bas de page : « Ils riaient pendant que le droit brûlait. »
Pathétique !!!
3 – Une candidature écartée, un septentrion dans le viseur
Une fois Maurice Kamto exclu, l’attention du régime risque fort de se tourner vers une autre zone sensible : le Septentrion. Et pour cause. Pendant des décennies, cette région fut considérée comme un réservoir électoral fidèle au pouvoir, grâce notamment à deux piliers politiques du Nord : Issa Tchiroma Bakary et Bello Bouba Maïgari. Ministres de longue date, présidents de partis alliés au RDPC, ils servaient de relais essentiels entre le régime central et un électorat souvent mobilisé par loyauté plus que par adhésion. Mais en juillet 2025, ces deux figures du Septentrion ont claqué la porte : démission collective, mise en retrait, rupture d’un partenariat qui tenait plus du calcul que de la conviction. Leur électorat, lassé des promesses creuses et des humiliations répétées, les y a poussés. Car sur le terrain, Kamto avait déjà percé, grâce au travail de proximité mené par le vice-président du MRC Mamadou Mota, le docteur Bouché et bien d’autres militants, très engagés dans la région. L’alternance n’était plus une rumeur. Elle devenait un espoir visible. Dans cette configuration, le trio Kamto Tchiroma Bello Bouba représentait un danger électoral inédit pour le régime : des profils opposés mais enracinés, capables de capter les voix des mécontents comme celles des fidèles déçus. En éliminant Kamto du jeu, la machine a ôté la première pièce de l’échiquier. Mais l’alerte ne s’arrête pas là. Le régime sait que pour conserver le Nord, il faudra faire revenir les deux ministres dans le giron. Or, l’un d’eux, Issa Tchiroma, traîne déjà un dossier au Tribunal criminel spécial. Un signal clair. Une épée de Damoclès agrafée à sa liberté de mouvement. Quant à Bello Bouba, il pourrait bien être le prochain sur la liste, si jamais l’idée lui venait de transformer son retrait en dissidence active. Neutraliser l’un. Intimider l’autre. Et verrouiller à nouveau l’électorat du Nord. Le plan est simple. Et si l’opinion ne s’en saisit pas, il sera exécuté en silence. Dans ce climat de bouleversement, des voix commencent déjà à se faire entendre : certains militants, électeurs ou sympathisants exclus du processus rêvent tout haut d’un repositionnement tactique. Parmi eux, un esprit affûté que j’estime et avec qui j’ai parfois le privilège d’échanger, explore l’hypothèse d’un appui réfléchi aux deux ministres démissionnaires comme voie de relais dans une course désormais privée de sa figure la plus redoutée. L’idée est audacieuse. Elle mérite d’être entendue, sans précipitation ni illusion. Une telle reconfiguration, si elle devait avoir lieu, ne saurait être précipitée. Car la relation entre Kamto et ses soutiens repose moins sur les opportunités du moment que sur une exigence constante : cohérence et clarté. Et la campagne électorale si elle existe n’a pas encore commencé. Rien n’est exclu, mais rien ne presse. Pour l’instant, ce que la rue réclame, ce n’est pas une recomposition précipitée, mais une réponse digne à une mise à l’écart indigne. Et cette réponse ne viendra pas d’un homme. Elle viendra d’une exigence de justice. Dès lors, la question n’est plus celle de sa candidature, mais celle de son empreinte.
Ce qu’il laisse derrière lui dépasse l’échéance électorale. Ce que cette exclusion a tenté d’effacer, c’est une stature. Une méthode et une présence. Et peut-être plus encore : une alchimie populaire qui commence à inquiéter tous les calculs établis. On peut exclure un candidat d’un scrutin. Pas d’une conscience collective.
Un homme, un héritage, une déflagration
Il y a des défaites qui fécondent plus que mille victoires. Ce 5 août 2025, le Conseil constitutionnel a peut-être retiré une candidature, mais il n’a pu effacer ni le sens, ni l’élan, ni la stature. Maurice Kamto vient d’être exclu de l’élection, mais pas de l’Histoire. Il quitte la scène électorale comme il y est entré : debout, seul, et digne. Il laisse derrière lui un champ politique transformé, une conscience populaire éveillée, et une trace indélébile dans l’âme républicaine de ce pays. Le verdict qui devait l’enterrer a, paradoxalement, révélé la pauvreté morale de ceux qui le fêtent. Car il faut être bien petit pour se croire grand parce qu’un géant a été empêché. Il faut manquer cruellement de vision pour confondre une manœuvre d’exclusion avec un triomphe politique. Kamto a réintroduit le droit dans la parole publique, l’intelligence dans le débat politique, et la vérité dans les urnes même truquées. Il a contraint le régime à déployer tout son arsenal, judiciaire, administratif, médiatique, tribal… pour simplement l’empêcher de concourir. Voilà pourquoi, malgré le verdict, Kamto sort grandi. Même ceux qui l’ont combattu le reconnaissent aujourd’hui. Christian Ntimbane Bomo, avocat et ancien candidat recalé à la présidentielle, l’a affirmé sans détour le 5 août : « Sans vous, il n’y aurait pas d’opposition au Cameroun. » Une phrase courte. Lourde. Incontestable.
Elle résume le vide que ce verdict tente de créer… et l’écho que la mémoire populaire refuse de taire. Ce constat n’est pas de l’admiration aveugle, mais une reconnaissance historique : Maurice Kamto a imposé sa stature comme l’axe politique incontournable… même après son exclusion. Il ressort donc de cette bataille avec ce que ses détracteurs n’auront jamais :
une trace, une voix et un legs. Le peuple, lui, n’est pas dupe. La jeunesse qui s’est détournée des écrans de football pour scruter le Conseil constitutionnel ne retournera plus jamais au silence d’avant. Les femmes, les taximen, les étudiants, les petits commerçants… savent désormais que le droit peut parler, que la politique peut être noble, que la justice peut encore se réclamer, même bâillonnée. Kamto n’a pas perdu. Ceux qui croient l’avoir fait taire ont juste offert à son silence plus de retentissement que leurs discours. Ils l’ont écarté du bulletin de vote. Mais ils n’ont pas effacé l’élan qu’il a semé. En quelques années à peine, Maurice Kamto a redessiné le paysage politique d’un pays longtemps fossilisé dans le silence ou la résignation. Il a réintroduit la question politique dans la bouche des jeunes, dans les débats de famille, au comptoir du quartier, sur les réseaux et jusqu’au marché. Le Cameroun des années 2010 voyait sa jeunesse vibrer uniquement pour la Ligue des Champions. En 2025, certains de ces mêmes jeunes savent réciter l’article 15(3) de la Constitution comme un champ de bataille. L’inculture politique n’a pas disparu, mais elle a été fissurée. La résignation n’a pas disparu, mais elle a été défiée. Et c’est peut-être là le plus grand legs de Kamto : avoir réveillé l’intelligence collective, stimulé la conscience juridique et ravivé la soif de justice. Il a revalorisé le droit comme outil de combat, pas comme paravent de l’injustice. Il ne s’agit plus d’un homme contre un régime. Il s’agit d’un homme qui, seul face à l’État et ses complices, a su incarner la rectitude. Et cette rectitude, qu’on la déteste ou qu’on l’admire, a désormais laissé une empreinte. À ceux qui jubilent aujourd’hui d’avoir vu leur « ennemi » évincé, il faut poser une question simple : Qu’avez-vous semé, pendant ce temps ? Car pendant que les rieurs publient leurs sarcasmes, Kamto a semé un héritage. Une posture, une prestance et un code moral. Une capacité à déranger les puissants sans insulter, à convaincre sans vociférer et à incarner sans s’imposer. Et cet héritage, que le régime tente de freiner, est désormais observé, étudié et respecté par les chancelleries et par les analystes étrangers. Mais surtout, par des Camerounais objectifs, lucides, assoiffés de justice, et qui voient bien la différence entre une exclusion organisée et une défaite politique. Alors que le régime s’entoure de figurants et d’opposants de cour, Kamto vient de renforcer ce que ses adversaires espéraient briser : sa stature. Il n’est peut-être plus dans la course électorale. Mais il est désormais entré dans l’histoire. Le rideau est tombé. Mais ce n’est pas la fin de la pièce. Ce n’était que l’acte 1 du véritable théâtre : celui du peuple.
OH, SHAME OH !
Ce qu’il a refusé… ce qu’il a choisi… Oui, Kamto aurait pu, comme tant d’autres avant lui, choisir l’opulence, la facilité, les honneurs creux. Il aurait pu accepter ces fortunes discrètement offertes, ces postes prestigieux, ces privilèges conditionnés à son silence ou à son renoncement. Mais il a choisi. Il a choisi une voie plus rude, plus solitaire.
Il a choisi cette grandeur d’esprit qu’on comprend si mal dans nos sociétés obsédées par le statut, l’apparat et la survie sociale. Il a choisi l’accord profond entre ce qu’on est, ce qu’on croit, et ce qu’on fait de sa propre liberté. C’est une autre dimension de la dignité humaine : celle qui refuse la compromission même lorsque l’humiliation devient tentation.
Celle qui ne cherche ni l’applaudimètre, ni la vengeance, mais le sens. Celle qui rappelle que l’accomplissement ne se mesure pas à la reconnaissance sociale, mais à la fidélité à soi-même. L’homme qui ne s’appartenait plus mérite enfin de se retrouver. Pas dans la fièvre d’une arène politique pervertie, mais dans la chaleur d’un cercle intime. Sentir le souffle de ses petits-enfants, se laisser câliner par les siens, retrouver sa paix. Car ici, on l’a empêché d’enseigner. On l’a exilé de l’université. On l’a censuré jusque dans les amphithéâtres de son propre pays. Mais ailleurs, dans le monde objectif, il est convoqué, écouté, célébré. Ce n’est pas lui que le régime a exclu. C’est le Cameroun qu’il a amputé d’un de ses plus brillants cerveaux. Et ce n’est pas seulement une manœuvre électorale que nous avons vue. C’est la fermeture préméditée d’un passage, pour empêcher qu’un autre Kamto ne naisse de nouveau.
Hum !
Mais tenez-vous bien ! Avec une progéniture dorée occupant déjà les postes stratégiques dans la haute administration, c’est reparti pour le sacrifice des générations entières. Tout est verrouillé désormais. L’espace institutionnel est cadenassé, les jeux sont pipés, et les figures gênantes seront neutralisées plus tôt, plus discrètement, plus radicalement encore. C’est cela, le vrai verdict du 5 août : pas une exclusion individuelle, mais un signal collectif. Un pays qui préfère le vacarme des figurants au silence d’un esprit libre. Une nation qui s’acharne à briser ce qu’elle n’arrive pas à comprendre. Il incarne un amour du pays que beaucoup d’entre nous ressentent sans toujours savoir le formuler. Un amour lucide, exigeant, qui refuse de flatter les puissants tout en restant fidèle à la nation. Une idée rare et précieuse : qu’on peut servir son peuple sans trahir sa conscience. Je garde espoir que notre cher Cameroun connaîtra un jour la prospérité que mérite son peuple. Et si nos combats d’idées ne suffisent pas à la faire advenir aujourd’hui, qu’au moins ils servent à poser des balises claires pour les générations futures. L’homme passe, oui. Mais la nation demeure. Et si elle demeure un jour plus juste, plus digne, plus fière d’elle-même, ce sera aussi grâce à ceux qui auront préféré perdre dans la vérité
que gagner dans le mensonge.
Gaston NTOUBA ESSOMÈ











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