« Nous ne sommes pas au même niveau » : Samuel Eto’o humilie Owona Nguini.

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Attaqué de toutes parts par l’universitaire Eric Mathias Owona Nguini, Samuel Eto’o inflige un camouflet cinglant à son détracteur. Refusant tout débat, la légende du football relègue le politologue au rang de simple provocateur en quête de lumière et réaffirme sa suprématie sur le terrain de l’action.

Le climat sociopolitique et sportif camerounais vient de s’enrichir d’un nouveau chapitre d’une joute verbale qui promettait pourtant de faire les choux gras des plateaux de télévision. Face aux piques répétées et aux invitations à la confrontation intellectuelle lancées par l’enseignant-chercheur Eric Mathias Owona Nguini, le président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) a choisi de trancher dans le vif, opposant une fin de non-recevoir sans équivoque.

Par la voix de son propos désormais célèbre, l’ancien capitaine des Lions Indomptables remet l’église au centre du village et ferme définitivement la porte à tout face-à-face. « Un certain « intellectuel » se donne beaucoup de mal, ces derniers temps, pour exposer aux yeux de tous les limites de sa pensée. Il souhaiterait, paraît-il, débattre avec moi. Cela n’arrivera pas », tranche d’emblée l’ex-goleador.

Une hiérarchie assumée des priorités

Au-delà du refus d’accorder une tribune à son détracteur, Samuel Eto’o Fils motive sa position par une différenciation claire des rôles et des statuts dans l’espace public camerounais : « Tout simplement parce que, dans l’ordre des choses, nous ne sommes pas au même niveau de responsabilité ni dans le même registre. Je lui laisse donc les débats qu’il recherche et je continue à consacrer mon énergie à ce qui compte réellement : construire, servir et transmettre. ». En qualifiant son contradicteur de simple chercheur de buzz médiatique, le patron de la FECAFOOT cherche à recadrer son action sur le terrain de la gestion opérationnelle du football national, reléguant les joutes oratoires au rang de distractions secondaires.

La dialectique du terrain contre l’amphithéâtre

Cette sortie au ton cinglant reflète la fracture profonde entre la sphère académique critique et la gouvernance sportive actuelle. Là où Owona Nguini sollicite un arbitrage sur le terrain du débat d’idées et de la théorie administrative, Eto’o rejoue la carte du pragmatisme et de l’action de terrain. En refusant ce duel verbal, le légendaire numéro 9 envoie un signal clair : son bilan et son énergie s’évalueront sur ses réalisations à la tête de l’instance faîtière du football, et non sur la rhétorique. Une posture de hauteur calculée qui ne manquera pas de faire réagir dans les chaumières et sur la scène médiatique nationale.

Rayan Sofo (Glob’Media)

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