Au terme de trois journées d’échanges à Douala, Badal Fohmoh a annoncé la tenue de la prochaine édition du Salon des Affaires de l’Éducation aux Médias et à l’Information en Côte d’Ivoire. Mayotte est annoncée comme terre d’accueil de l’édition 2030.
Le Salon des Affaires de l’Éducation aux Médias et à l’Information (Salemi) s’est achevé sur une annonce majeure. À la clôture de cette première édition, organisée à Douala, Badal Fohmoh a révélé que le rendez-vous se tiendra à Abidjan, en Côte d’Ivoire, en 2027, avant une édition annoncée à Mayotte en 2030.
Pour l’initiatrice du salon, ces trois journées d’échanges, d’apprentissage et de partage ne marquent pas simplement la fin d’un événement. Elles posent les bases d’un mouvement en faveur de la souveraineté numérique. L’ambition est de renforcer les capacités des citoyens à comprendre, analyser et utiliser l’information dans un environnement marqué par la multiplication des contenus numériques. Au moment de dresser le bilan de cette première édition, Badal Fohmoh a notamment évoqué les bases de la Déclaration de Douala. Présentée comme l’un des acquis du salon, cette initiative doit contribuer à prolonger les réflexions engagées entre les participants autour de l’éducation aux médias et à l’information.

La clôture a également été l’occasion pour l’organisatrice de remercier les partenaires institutionnels, financiers, techniques et pédagogiques qui ont contribué à la tenue de l’événement. Elle a particulièrement salué l’accompagnement du ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique, ainsi que l’appui des partenaires techniques et pédagogiques EducMédia et Data Check.
Les délégations venues de l’étranger notamment du Sénégal, de France, de Mayotte ont également reçu un hommage appuyé, ainsi que les autres intervenants et membres des équipes mobilisées pour cette première édition.

Avec l’annonce d’une deuxième édition à Abidjan en 2027, le SALEMI affiche une ambition régionale. Le choix de la Côte d’Ivoire doit permettre de poursuivre les échanges au-delà des frontières camerounaises et d’élargir le réseau des acteurs engagés dans l’éducation aux médias et à l’information. L’annonce d’une édition à Mayotte en 2030 inscrit cette perspective dans la durée. Elle témoigne de la volonté affichée par les organisateurs de faire du salon un espace de rencontres et de coopération entre différents territoires. Reste désormais à donner une portée concrète aux engagements évoqués à Douala. La Déclaration de Douala, dont le contenu détaillé reste à préciser, constituera un élément central pour apprécier les suites de cette première édition. Après cette étape inaugurale, le défi du SALEMI sera de transformer les échanges en initiatives durables et de faire de l’éducation aux médias un outil de discernement, de responsabilité citoyenne et de souveraineté numérique.
Natacha Mbarga (Glob’Media)










