Le chef du gouvernement a entamé ce mercredi 14 octobre 2026 une visite de travail de 48 heures dans le chef-lieu de la région du Nord-Ouest. Entre inspection de chantiers infrastructurels et lancement du dialogue communautaire, le Premier ministre tente de raviver l’espoir d’une paix durable dans une région meurtrie par une décennie de crise anglophone.
C’est dans un climat où se mêlent prudence, attentes citoyennes et symbolique politique que le Premier ministre, Dr Joseph Dion Ngute, a posé ses valises ce mercredi 14 octobre à Bamenda. En provenance de Yaoundé, le chef du gouvernement entame une visite de travail de deux jours au cœur de la capitale régionale du Nord-Ouest.
À son arrivée, Joseph Dion Ngute a été accueilli avec les honneurs par un parterre de personnalités politico-administratives, des autorités locales et traditionnelles, ainsi qu’un rassemblement de populations locales venues observer le passage du cortège officiel.
Un marathon d’infrastructures et de dialogue
Le programme de cette visite de 48 heures s’annonce particulièrement chargé. Le Premier ministre doit faire le tour de plusieurs projets infrastructurels clés de la ville. Parmi les étapes inscrites à son agenda figurent notamment : la résidence de l’Assemblée régionale du Nord-Ouest ; Le nouveau bâtiment administratif ; L’hôpital de district de Mankon, récemment construit ; Plusieurs chantiers routiers et équipements publics stratégiques. Mais au-delà du volet infrastructurel et du constat des chantiers de l’État, le cœur politique de ce déplacement réside dans le lancement officiel du dialogue communautaire, prévu ces 14 et 15 octobre. Cette initiative vise à rapprocher les acteurs locaux et à poser les bases d’une concertation directe avec les populations à la base.
Une paix encore fragile au terme d’une décennie de crise
Pour les populations du Nord-Ouest, cette présence du chef du gouvernement revêt une dimension symbolique forte. Après dix ans d’un conflit armé dévastateur opposant les forces de défense et de sécurité aux groupes armés séparatistes anglophones, la région peine encore à retrouver une normalité solide.
Si le gouvernement multiplie les initiatives de paix et réitère régulièrement ses appels au dépôt des armes en promettant de réintégrer les combattants dans l’effort de reconstruction, le terrain reste marqué par une insécurité volatile. Pour de nombreux observateurs locaux, le défi majeur de ce séjour ne sera pas seulement de visiter des édifices publics, mais de convaincre qu’un dialogue sincère et inclusif peut véritablement accélérer le retour définitif à la paix et au développement dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
Johan Adoumou (Glob’Media)










