Coup de tonnerre politique : le Fsnc de Tchiroma Bakary suspendu pour trois mois

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La vie politique camerounaise vient d’être secouée par une décision de haute portée. Par un arrêté signé le 27 octobre 2026 par le Ministre de l’Administration Territoriale (MINAT), Paul Atanga Nji, le parti politique Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC) écope d’une suspension totale de ses activités sur l’ensemble du territoire national pour une durée de trois mois.

Une sanction d’une rare sévérité qui intervient dans un contexte post-électoral particulièrement tendu, marquant un nouveau tournant dans les relations entre le pouvoir exécutif et l’opposition.

Un couperet tombé de Minat

L’arrêté ministériel n°00163/A/MINAT ne mâche pas ses mots. Il s’appuie sur la loi de décembre 1990 relative aux partis politiques et au maintien de l’ordre, ainsi que sur de récents développements judiciaires. En effet, le texte ministériel met en avant les « instances en cours devant les juridictions compétentes et les condamnations prononcées, notamment par le Tribunal Militaire de Yaoundé en son audience du 08 octobre 2026 ». Ces condamnations ciblent directement les auteurs des « violences inouïes » enregistrées lors de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025.

Les motifs invoqués par l’administration

Dans l’article 1er de l’arrêté, la tutelle reproche au FSNC une série d’infractions graves commises avant, pendant et après le scrutin présidentiel :

Appel à l’insurrection

Atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à la souveraineté nationale

Incitation à la violence ayant entraîné des destructions de biens publics et privés

Troubles graves à l’ordre public

La résidence de l’un des dirigeants statutaires à l’étranger

Interdiction stricte et menaces de poursuites

Durant cette période de suspension de trois mois, toutes les activités du FSNC sont formellement interdites sur toute l’étendue du territoire national. Le document prévient que tout contrevenant s’expose à de lourdes poursuites judiciaires conformément à la législation en vigueur.

L’application rigoureuse de cette mesure a été confiée aux Gouverneurs de Région, aux Préfets et aux Sous-Préfets, sommés d’appliquer l’arrêté d’urgence.

Cette décision radicale place le FSNC dans une situation critique et promet de vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile camerounaise dans les prochains jours.

Panisse Istral Fotso

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