Dans une déclaration officielle signée le 28 octobre 2026 par sa présidente nationale, Tiriane Balbine Nadège Noah, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) dresse un tableau alarmant de la situation politique, sécuritaire et socio-économique du pays, qu’elle qualifie de « volcan en éruption ».
Le parti d’opposition place son alerte au cœur d’un contexte national jugé hautement inflammable. Il pointe du doigt plusieurs faits récents illustrant, selon lui, la déliquescence de l’État : L’appel à la mobilisation : La récente sortie médiatique du capitaine Romuald Kenneth Effoudou, ancien Chef de Bureau au Renseignement de l’État-Major de la Présidence, appelant à une « mobilisation générale », témoigne d’un malaise profond au sein même des forces de défense et de sécurité. Le MRC s’appuie sur le bilan dressé par le Groupement des entreprises du Cameroun (GECAM) lors du Cameroon Business Forum, révélant une chute vertigineuse de 74,4 % des dépenses d’investissement public en 2026, couplée à la hantise d’une cessation de paiements brandie par le Ministère des Finances. Le parti dénonce vigoureusement le « coup d’État constitutionnel » du 14 avril 2026 qui a instauré un poste de Vice-président successeur, transformant de fait la République en « Royaume » en violation de la Constitution de 1996.
Le spectre de la contestation post-électorale et les blocages démocratiques
Revenant sur les tensions issues de l’élection présidentielle d’octobre 2025 et l’exclusion jugée arbitraire de son leader, le Pr Maurice Kamto, le MRC fustige une gouvernance par « effraction ». Le parti insiste sur l’urgence d’organiser les élections législatives et municipales dont les mandats ont été prorogés au mépris des attentes démocratiques afin de contraindre le pouvoir à rendre des comptes.
Les propositions de sortie de crise du MRC
Face à ce qu’il qualifie de « descente aux enfers », le mouvement formule trois exigences majeures pour éviter une guerre civile généralisée : la constatation de la vacance du pouvoir à la présidence de la République, conformément à la Constitution du 18 janvier 1996. L’intérim assuré par le Président du Sénat dans les délais légaux (entre 40 et 120 jours). L’adoption urgente d’un Code électoral consensuel dans le cadre d’un consensus républicain avant toute nouvelle élection présidentielle. Le MRC appelle la communauté internationale, l’Union Africaine, l’ONU, l’Union Européenne et les pays partenaires à s’unir pour sauver le Cameroun du chaos imminent.



Panisse Istral Fotso









