Le projet de minerai de fer de Mbalam

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Phase d’exploitation en mars 2026.

Le lancement de l’exploitation du gisement de Mbalam en mars 2026 marque un tournant important pour ce projet lancé en 2023.

Le Cameroun s’apprête à rejoindre le cercle des pays producteurs de minerai de fer avec le lancement de l’exploitation du gisement de Mbalam prévu en mars 2026. Ce projet, développé par la Cameroon Mining Company Sarl (Cmc), une entreprise d’État chinoise, vise à exploiter les importantes réserves de minerai de fer de la région pour stimuler la croissance économique et promouvoir un développement durable. Le projet de Mbalam couvre une superficie de 768 km² et dispose de réserves de plus de 2 milliards de tonnes de minerai de fer, dont près de 200 millions de tonnes de minerai de fer de haute qualité (DSO). La mine est située dans la zone supergène, réputée pour sa teneur exceptionnelle en fer de 65 % et ses faibles niveaux d’impuretés.

Le projet est divisé en deux phases :

Phase 1 (2025-2029) : Exploitation de 10 millions de tonnes de minerai de fer par an, transportées par route vers le Port autonome de Kribi.

Phase 2 (2030-2050) : Montée en puissance vers 25 millions de tonnes par an, grâce à la connexion ferroviaire au corridor Mbalam-Kribi. Les opérations se présentent en 4 aspects majeurs : L’extraction et le traitement du minerai de fer pour créer un produit de haute qualité et convoité au niveau mondial ; Le transport (initialement par route jusqu’en 2029) par camions, ayant une charge nette de 75 tonnes à l’essieu, du minerai de fer de la mine de Mbalam jusqu’au port de Kribi; bateaux, initialement transportant environ 80 000 tonnes de minerai ; Le stockage du minerai au port de Kribi puis son chargement sur les bateaux pour le transport vers le port de destination finale pour la livraison du minerai à l’acheteur.

Le projet de Mbalam est appelé à fonctionner jusqu’en 2050, générant plus de 3 milliards de dollars de recettes fiscales et parafiscales pour l’État, ainsi qu’un important effet d’entraînement pour l’économie nationale et sous-régionale. Le projet créera également plus de 1 000 emplois pendant la phase de construction et 5 000 emplois directs et indirects pendant la phase d’exploitation. La Cmc s’engage à minimiser son empreinte environnementale par des mesures telles que la réduction de la déforestation, un plan complet de fermeture de la mine et une stratégie de réduction des gaz à effet de serre. La génération d’énergie à partir de la biomasse fait partie intégrante du plan de gestion des déchets.

Stéphane Antoine Ayissi

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