Quand le ballon se heurte aux ambitions
Le football camerounais, fierté nationale et miroir de notre société, est aujourd’hui confronté à une crise qui dépasse le simple cadre sportif. La Fecafoot, censée incarner la rigueur et la transparence dans la gestion du football, se trouve paralysée par un bras de fer institutionnel. La suspension du processus électoral par le ministre des sports , motivée par des irrégularités et des dysfonctionnements, révèle une fracture profonde entre l’autonomie revendiquée de fédération et la nécessité d’une gouvernance responsable . Samuel Eto’o et ses partisans défendent le maintien du scrutin comme un principe d’indépendance, tandis que le ministère insiste sur la régularité et l’équité. Au milieu de ce conflit , ce sont les clubs, les arbitres, et, surtout, les supporters qui payent le prix de cette incertitude , avec des compétitions compromises et une image du football national écornée. Cette crise n’est pas qu’un désaccord administratif, elle interroge notre capacité à concilier passion et professionnalisme, indépendance et responsabilité. Le temps n’est plus aux querelles de personnes, mais à un compromis éclairé, transparent et accepté de tous , car l’avenir du football camerounais dépend de notre volonté collective de restaurer la confiance et de préserver l’honneur de notre sport le plus populaire. Ignorer cet impératif serait trahir non seulement les institutions, mais aussi la passion et l’espoir de millions de camerounais.
Stivin Temdemnou ( journaliste Glob’Media)














