Une enquête sur le chef d’Etat-major particulier
L’intervention du général Emmanuel Amougou dans l’affaire du scanning au port autonome de Douala soulève de lourdes interrogations sur l’usage du nom et de l’autorité du président de la République. Le locataire d’Etoudi aurait ordonné l’ouverture d’une enquête sur ce proche collaborateur, selon Jeune Afrique.
Cette décision présidentielle s’inscrit dans un contexte de tension institutionnelle majeure autour de la gestion du contrat de scanning des marchandises au Port autonome de Douala. Un document portant un supposé « aval présidentiel » pour ce changement de prestataire est au cœur de l’investigation, les autorités cherchant à vérifier l’authenticité des instructions transmises. Le chef de l’État aurait demandé l’audition du général Amougou par la Direction de la Sécurité Présidentielle (Dsp) pour clarifier son rôle dans ce processus décisionnel. Selon Jeune Afrique, le chef de l’État a été alerté sur l’utilisation de son nom et de son autorité dans ce dossier sensible. Des notes de renseignement auraient conduit Paul Biya à instruire le directeur de la Sécurité présidentielle (Dsp), Ivo Desancio, d’entendre le général concerné. L’enquête porte notamment sur une correspondance confidentielle attribuée à Emmanuel Amougou et adressée au ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe. Ce document évoquait un supposé aval présidentiel au départ de la société Sgs du Port de Douala, ouvrant la voie à l’arrivée de Transatlantic D.A.
Des soupçons d’irrégularités ou d’abus de pouvoir ont émergé au Port autonome de Douala et l’enquête en cours vise à clarifier les responsabilités et l’implication dans les affaires portuaires. Ce geste souligne la volonté du chef de l’État de renforcer la transparence dans les institutions stratégiques. Le rôle exact du chef d’état-major particulier du président Paul Biya au sein du Port autonome de Douala n’est pas officiellement défini dans les documents publics. Cependant, son implication dans des affaires sensibles, comme celle liée à une correspondance controversée, suggère une influence possible sur les décisions stratégiques ou administratives. Ce poste semble plus politique que fonctionnel, servant de lien direct entre le chef de l’État et les opérations portuaires. L’enquête lancée par le président vise à clarifier si cette influence a été exercée de manière abusive ou non conforme aux procédures.
Après l’enquête sur l’implication dans les affaires du Port autonome de Douala, le gouvernement pourrait envisager des mesures telles qu’une réforme interne du port pour renforcer la transparence, et la mise en place de mécanismes de contrôle indépendants. Des sanctions administratives ou judiciaires pourraient être prises si des irrégularités sont confirmées. Par ailleurs, une révision des procédures de gestion des infrastructures stratégiques pourrait être lancée pour éviter toute manipulation future. L’enquête lancée par Paul Biya marque une rupture symbolique et politique : la fin de l’impunité au sein de l’appareil militaire. L’attribution du contrat de scanning portuaire à Transatlantic D. SA via un « Haut Accord » sans consultation des autorités tutélaires expose une dérive vers la gestion clientéliste des ressources stratégiques. Cet acte constitue non seulement un abus de pouvoir, mais aussi une menace pour l’autorité présidentielle, révélant des clans en lutte pour le contrôle économique du Port Autonome de Douala. Cette sortie de la plus haute autorité de l’Etat, non encore confirmée par des sources officielles, est un signe que l’usage instrumental de la présidence ne sera plus toléré.
globmedia.online










