Crise post-électorale

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Le Mrc au chevet des prisonniers

Les jeunes embastillés dans la prison de Ngoma dans le cadre de la crise post-électorale, ont reçu des dons humanitaires du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, hier dimanche 1 mars 2026.

Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun, à travers son président national, le Pr Maurice Kamto, a fourni des aides humanitaires aux jeunes détenus à Ngoma, témoignant de son engagement envers les victimes de la crise post-électorale. Cette action souligne la pression sociale et politique persistante. Cette assistance humanitaire du MRC reflète non seulement une solidarité interne, mais aussi une stratégie de visibilité médiatique face à l’opacité du système pénitentiaire. Ces personnes arrêtées après les élections de 2025, font partie d’un groupe plus large de détenus politiques signalés dans des rapports d’opposition. Le geste de ce principal parti de l’opposition renforce son rôle comme acteur de solidarité, tout en mettant en lumière les abus systémiques liés à la répression post-électorale. Lors de la remise de dons du Mrc à la prison de Ngoma, Albert Dzongang a  signalé la présence de 280 détenus liés à la crise postélectorale. Il a plaidé pour la libération de ces personnes, soulignant les préoccupations des familles concernant la justice et les motifs de détention. Son engagement en faveur de la libération des détenus politiques est cohérent avec ses activités passées. Cette demande de libération souligne l’urgence humanitaire et juridique face à des arrestations massives après les élections du 12 octobre 2025. Elle s’inscrit dans une mobilisation plus large pour la protection des droits fondamentaux et la justice transitionnelle. Les autorités doivent garantir des procédures régulières et transparentes. La visite à la prison centrale de New Bell, après celle de Ngoma, confirme que les détenus de la crise postélectorale y ont été transférés, laissant à New Bell uniquement des détenus de droit commun. « Nous sommes venus ici dans l’espoir de rencontrer, comme ailleurs, les prisonniers de la crise postélectorale. Les responsables nous ont fait savoir que tous les détenus de la crise postélectorale ont été transférés à Ngoma, et qu’il n’y a au sein de la prison centrale de New Bell que les détenus de droit commun », précise Albert Dzongang, conseiller spécial du Pr Maurice Kamto. « Nous nous sommes appesantis sur le cas d’Essama Blaise, on nous a dit qu’il n’est pas là dans le cadre de cette crise postélectorale. Nous avons néanmoins laissé les dons aux nécessiteux de cette prison composés d’un sac d’arachides, quatre sacs de riz, cinq cartons d’huile raffinée, six cartons de savon, du lait et du macaroni. Les responsables nous ont fait savoir qu’ils vont diriger ces dons vers les plus nécessiteux de la prison. Nous pensons avoir accompli avec joie la mission que le président du Mrc nous a confiée dans le cadre d’une visite humanitaire aux prisonniers de la crise postélectorale », poursuit-il. Le cas d’André Blaise Essama dont l’audience d’habeas corpus a été rejetée, soulève des questions sur l’engagement politique et les conditions carcérales. Bien qu’il ne soit pas présent parmi les détenus visés par cette mission humanitaire. La prison de Ngoma, en raison de son état inachevé, ne respecte pas les standards essentiels de détention, ce qui pose des risques sérieux pour les droits fondamentaux des détenus. Ce manque d’infrastructures adéquates compromet la dignité humaine et l’accès à un procès équitable, soulignant la nécessité d’une intervention urgente par les autorités et les organisations de défense des droits de l’homme. Des solutions comme le travail d’intérêt général pour désengorger les prisons pourraient atténuer la pression sur ces établissements insuffisants.

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