Fecafoot : L’éditorialiste Jean-Claude Mbede Fouda brise le silence et réclame le départ de Samuel Eto’o

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Dans une lettre ouverte d’une rare violence verbale, l’ancien journaliste sportif Jean-Claude Mbede Fouda dresse un bilan catastrophique de la gestion de Samuel Eto’o à la tête de la Fecafoot. Accusations d’ego surdimensionné, de conflits d’intérêts et de « naufrage » du football national : le ton est donné.

L’ambiance est plus que jamais électrique autour du football camerounais. Alors que les Lions Indomptables traversent une zone de turbulences inédite, marquée par une absence douloureuse de la scène mondiale, les critiques se cristallisent autour d’un seul homme : Samuel Eto’o Fils. Dans une tribune au vitriol publiée récemment, l’ancien journaliste des sports Jean-Claude Mbede Fouda n’a pas mâché ses mots, imputant directement l’agonie du football local à l’actuel président de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot). « Une élimination planifiée » : Le procès d’un ego Pour Jean-Claude Mbede Fouda, le constat est sans appel : le football camerounais est au fond du gouffre. L’éditorialiste accuse l’ancienne gloire du FC Barcelone d’avoir fait passer ses ambitions personnelles et son amour-propre avant les intérêts de la nation, allant jusqu’à évoquer une responsabilité directe dans l’absence du Cameroun aux plus grands rendez-vous internationaux. « Tu as réussi l’exploit de punir tout un peuple pour ton propre ego. […] Une élimination que tu as toi-même souhaitée, préconisée, planifiée et travaillée de tes propres mains », lance le journaliste à l’adresse de Samuel Eto’o.

Selon lui, la stratégie de gouvernance de la fédération actuelle repose sur une conflictualité permanente. De la guerre ouverte avec le ministère des Sports aux tensions avec les arbitres, les présidents de clubs, et les membres de son propre comité exécutif, Eto’o est décrit comme un homme isolé, en rupture de ban avec l’ensemble de l’écosystème footballistique.

Des cadres de l’équipe nationale « sacrifiés » ? L’article de presse met également en lumière la gestion humaine de la sélection fanion. Mbede Fouda dresse la liste des cadres de l’équipe (Onana, Mbeumo, Zambo Anguissa, Aboubakar, Ngadeu) qu’il estime ciblés ou marginalisés par le président de la Fecafoot. La raison invoquée ? Une prétendue jalousie médiatique : « Ils te volent la lumière », assène-t-il, accusant Eto’o de purger l’équipe des « sages » à la veille des compétitions pour ramener l’attention des médias internationaux sur sa seule personne.

Pendant que la vitrine des Lions Indomptables se fissure, les catégories inférieures du football camerounais seraient, elles, laissées à l’abandon. L’éditorialiste fustige l’absence de réformes structurelles réelles, affirmant que les assemblées générales ne servent plus qu’à « régler des comptes et exclure ceux qui ne se mettent pas à genoux ».

Un bilan financier et diplomatique pointé du doigt Au-delà de l’aspect purement sportif, c’est la gestion managériale et financière qui est attaquée. L’ancien journaliste sportif pointe du doigt l’isolement du Cameroun sur l’échiquier international :

Diplomatie sportive en berne : Incapacité à organiser des matchs amicaux d’envergure face à de grandes nations.

Crise des sponsors : Départ ou absence d’équipementiers crédibles et de premier plan.

Opacité financière : Des accusations graves sur l’obscurité de certains contrats commerciaux.

En comparant la situation camerounaise à celle de la Côte d’Ivoire, l’auteur de la lettre se demande si une telle gestion aurait été tolérée ailleurs, citant l’exemple de Didier Drogba.

Un appel au changement radical L’éditorial se conclut par un appel direct au départ de l’ancien capitaine des Lions. Estimant que le football est un patrimoine trop précieux pour le peuple camerounais pour rester otage des guerres d’ego, Jean-Claude Mbede Fouda demande des comptes aux soutiens politiques de l’actuel président de la fédération et appelle, si nécessaire, à une mobilisation populaire pour « chasser » la direction actuelle. « Dès que tu seras parti, on recommencera à gagner », prophétise le journaliste. Reste à savoir si cette énième sortie au vitriol fera bouger les lignes au sein d’une Fecafoot plus divisée que jamais. La réplique du camp d’Eto’o, généralement très actif sur les réseaux sociaux via ses « cyber-armées », ne devrait pas tarder.

Rayan Sofo (Glob’Media)

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