Une campagne nationale de vaccination est en cours du 14 au 18 octobre 2026 pour protéger les enfants de 9 à 59 mois. À Douala, le district de santé de Deido appelle les parents à la mobilisation.
Le Cameroun intensifie la riposte contre la rougeole et la rubéole. Depuis janvier 2026, près de 9 800 cas et 18 décès ont été enregistrés dans le pays, selon les chiffres communiqués par les ministres de la Santé publique et de l’Éducation de base. Face à cette situation préoccupante, le Gouvernement et ses partenaires ont lancé, le 14 octobre, une campagne nationale de vaccination qui s’achève le 18 octobre 2026
L’opération cible les enfants âgés de 9 à 59 mois sur toute l’étendue du territoire national. L’objectif est de renforcer leur immunité et de limiter la propagation de ces deux maladies infectieuses, particulièrement dangereuses pour les jeunes enfants.
À Douala, le lancement local de la campagne s’est tenu à la délégation régionale de la Santé publique du Littoral, sous la présidence du représentant du sous-préfet, avec la participation des responsables sanitaires du district de santé de Deido.
À cette occasion, le chef du district de santé a insisté sur la nécessité de protéger les enfants par la vaccination, afin d’éviter les complications graves et les décès. « Il est important de renforcer l’immunité de ces enfants. Lorsqu’ils ne sont pas protégés, on peut malheureusement enregistrer des décès », a-t-il souligné.
Durant les cinq jours de campagne, les équipes de vaccination sont déployées au sein des communautés, notamment à proximité des domiciles et des établissements scolaires. Les parents sont ainsi invités à accueillir les équipes et à faire vacciner leurs enfants. Pour toute préoccupation, ils peuvent également se rapprocher d’une formation sanitaire.

La rougeole se manifeste généralement par une forte fièvre, une toux, un écoulement nasal, des yeux rouges et une éruption cutanée qui commence souvent au visage avant de s’étendre au reste du corps. La rubéole provoque le plus souvent des rougeurs sur la peau, une fièvre légère et un gonflement des ganglions, notamment derrière les oreilles et au niveau de la nuque. En présence de ces signes, les parents sont appelés à consulter rapidement dans une formation sanitaire et à éviter l’automédication. Face à la persistance des cas, les autorités sanitaires misent sur une forte mobilisation des familles pour atteindre le maximum d’enfants concernés. La vaccination reste, à cet effet, un levier essentiel pour prévenir les complications et réduire les risques liés à ces deux maladies.
Natacha Mbarga (Glob’Media)










