Noun

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Visite sous haute tension du Préfet sur la Rive Gauche du Noun

L’arrivée de l’autorité administrative à la rive gauche du Département a été précédée d’acte de vandalisme du dispositif mis en place pour l’accueillir par un groupe d’individus. Ces derniers ont précisément saccagé la loge des chefs traditionnels.

Sur la place de fête de Tenjouonoun sur la rive gauche du Noun, en fin de matinée ce jeudi 5 février 2026, les habitants de localité finalisent la mise en place pour l’accueil du Préfet du Département du Noun quand soudain, un groupe d’individus fait irruption et se met immédiatement à saccager  une partie dispositif installé. « Le village ci n’est pas autonome. Ce n’est pas une communauté ici », crient ces individus. La cible visée est l’endroit aménagé pour les chefs traditionnels. « Je suis avec toi. Retirez ça on porte on part », lancent certains dans la foule. Suite à l’intervention de la Gendarmerie, tout revient dans l’ordre, permettant à l’autorité administrative de fouler le sol de la localité  et s’adresser aux populations de cette partie de son unité de commandement. « Tout à l’heure quand je venais, on m’a même dit que je ne devais pas tenir la réunion parce qu’il y’avait les violences jusqu’à on a eu même des blessés. Il faut qu’on vous dise une chose. Aucun problème d’homme ne se règle par la violence »,  relève le Préfet du Noun. L’administrateur civil principal a tenté une explication sur l’attitude de ceux-là qui recourent en premier à la violence en cas de conflit. « Qu’on ne vous trompe pas, si vous entendez quelqu’un utiliser la force pour un problème, ça veut dire qu’il n’a pas raison. Aux autres qui disent qu’ils réclament la paternité de cet endroit par rapport aux autres, mettez ça dans vos têtes, dites à vos enfants, il y’a de natif nulle part sur terre »,  martèle Chaïbou, le patron de cette unité administrative. Face au représentant du Gouvernement dans le  Département du Noun, les populations ont présenté quelques difficultés qui meublent leur quotidien. « Quand il n’y a pas la paix, on ne peut pas parler de développement. Les investisseurs vont fuir » a rappelé  Sa Majesté Charles Kamegne, un des chefs traditionnels de la rive gauche du Noun. « En période pluvieuse, vraiment c’est un calvaire. Au-delà de ça nous avons les comportements de certains étrangers qui au quotidien viennent brandir les épées, malgré ce climat  de guerre on tient. On cherche à collaborer et nous gardons le sang du patriotisme », ajoute   Emmanuel Djonmegne, habitant de la localité. Le Préfet du Noun a appelé à une cohabitation pacifique entre les populations de la rive gauche du Noun. La suite de sa tournée de prise de contact s’est poursuivie à Foumbot.

Jordan Tagou

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