Douala : La gestion des déchets numériques passée au scanner de la science

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Des scientifiques, décideurs publics et citoyens se sont réunis à Douala mardi dernier pour mener une réflexion autour de l’ouvrage intitulé « Le traitement des déchets issus des TIC : éléments problématiques de la communication verte au Cameroun » du chercheur Yann Danick Longang. L’objectif de cette rencontre était de plancher sur le défi colossal des déchets issus des technologies de l’information et de la communication.

Pour le commun des mortels, le mot déchet évoque de façon spontanée les détritus dont on cherche à se débarrasser ou toute substance dont le détenteur se défait ou dont il a l’intention ou l’obligation de se défaire. Pourtant, une autre forme de pollution, invisible mais dévastatrice, s’invite désormais dans nos vies, cette des déchets issus des TIC. Cette autre forme de déchet a fait l’objet d’une réflexion approfondie à Douala mardi dernier par des chercheurs de haut vol, des décideurs publics et des citoyens se sont réunis autour d’un prétexte littéraire et scientifique crucial : la parution de l’ouvrage « Le traitement des déchets issus des TIC : éléments problématiques de la communication verte au Cameroun ». L’auteur de ce chef-d’œuvre, Yann Danick Longang, doctorant en communication des organisations, a jeté un pavé dans la mare en mettant en lumière un défi environnemental colossal.

Un constat alarmant : 77 000 tonnes de danger par an

Pour cet auteur, la gestion des déchets d’équipements électriques et électroniques est estimée à près de 77 000 tonnes par an au Cameroun. Téléphones, ordinateurs, batteries et autres appareils usagés contiennent souvent des substances dangereuses telles que le plomb, le mercure ou encore le cadmium, avec des risques importants pour la santé humaine et l’environnement. À travers son livre, cet auteur pose une problématique encore peu explorée dans le débat public, notamment les limites de la « communication verte », lorsqu’elle demeure un simple discours sans véritable traduction en actions concrètes.

Parmi les experts venus expliquer la scientificité de ce document, se trouvait un érudit de la sapience, le professeur Thomas Atenga, chef du Département de Communication de l’Université de Douala et préfacier de l’ouvrage, qui a replacé cette réflexion dans une perspective scientifique plus large. Les représentants de l’administration environnementale et de la Mairie de Ville de Douala, ont présenté les dispositifs réglementaires et les actions engagées par les pouvoirs publics dans la gestion des déchets électroniques au Cameroun. Cette rencontre a permis de rappeler qu’à l’ère du numérique, la question des déchets électroniques ne relève plus uniquement de l’environnement, mais aussi de la responsabilité collective.

Panisse Istral Fotso

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