Dans une métropole économique en proie aux défis de la modernité et aux sirènes du repli identitaire, le Maire de Douala a réuni, le mercredi 24 juin 2026, les forces vives de la communauté de l’Ouest. Au menu de ce grand oral citoyen : une lutte acharnée contre le tribalisme, la consolidation de la cohésion sociale et la présentation d’un bilan urbain résolument inclusif.

Dans un contexte national où les replis identitaires et les discours de haine empoisonnent régulièrement le débat public, notamment sur les réseaux sociaux, la ville de Douala a choisi de dresser un contre-feu politique et citoyen. À l’initiative du Dr Roger Mbassa Ndinè, Maire de la ville, une grande rencontre d’échange et de concertation s’est tenue avec les élites, chefs traditionnels, opérateurs économiques et leaders d’opinion de la communauté du Grand Ouest résidant dans la capitale économique. L’objectif de cette démarche, hautement stratégique, tenait en deux mots d’ordre : réaffirmer le « vivre-ensemble » et barrer définitivement la route au tribalisme.

Face au péril tribaliste, l’urgence de l’unité
Prenant la parole devant un parterre impressionnant de dignitaires, le premier magistrat de la ville n’a pas manié la langue de bois. Le Dr Roger Mbassa Ndinè a fermement condamné les velléités de division qui menacent la paix sociale à Douala, une cité qui s’est construite par et pour la diversité. Pour le Maire, Douala est un carrefour, une « Afrique en miniature » où chaque communauté, tout en respectant l’hospitalité sacrée des peuples autochtones Sawa, apporte sa pierre à l’édifice économique et culturel.

Les élites de l’Ouest, reconnues pour leur dynamisme entrepreneurial historique, ont été invitées à poursuivre leur rôle de stabilisateurs socio-économiques et à prêcher par l’exemple en désamorçant les tensions identitaires. En réponse, les porte-paroles de la communauté de l’Ouest ont salué cette main tendue. Ils ont réitéré leur attachement indéfectible à la République, leur respect des institutions locales et leur volonté de continuer à investir pour le rayonnement de leur ville d’adoption, loin des manipulations politiciennes à caractère tribal.

Un bilan urbain sous le prisme de l’inclusion
Cette rencontre n’était pas uniquement politique ; elle s’est voulue aussi le grand oral de la gestion municipale. Le Dr Roger Mbassa Ndinè a profité de cette tribune pour présenter le bilan des réalisations de la Communauté Urbaine de Douala (CUD). Devant les opérateurs économiques, le magistrat municipal a fait le point sur les chantiers majeurs qui transforment la cité. Infrastructures routières : La réhabilitation des axes secondaires et la pénétration des quartiers populaires pour désenclaver les zones à forte densité. Éclairage public et sécurité : L’extension massive du réseau d’éclairage LED pour moderniser la nuit doualaise et faire reculer l’insécurité. Assainissement et environnement : Le curage intensif des drains et la gestion optimisée des déchets, des enjeux vitaux face aux risques d’inondations.

Le message sous-jacent du Maire était limpide : les investissements de la CUD ne favorisent aucun quartier, aucune communauté. Les ressources sont redistribuées de manière équitable pour améliorer le quotidien de tous les « Doualais », sans distinction d’origine.

La gouvernance participative comme boussole
Depuis plusieurs années, l’exécutif communautaire a fait du dialogue social et de la co-construction un axe majeur de son action publique. En initiant ce dialogue direct avec l’une des communautés les plus dynamiques de la ville, Roger Mbassa Ndinè pose les jalons d’une gouvernance préventive. Le but affiché est double : renforcer la confiance mutuelle et impliquer directement les citoyens dans les actions de salubrité et d’amélioration du cadre de vie.

Alors que les défis de la mobilité urbaine, du chômage des jeunes et de la modernisation des infrastructures restent entiers, cette alliance renouvelée apparaît comme un gage de stabilité indispensable. À l’heure où la rencontre s’achevait sur des poignées de mains chaleureuses, une certitude habitait les esprits : à Douala, le vivre-ensemble n’est pas un slogan creux, c’est un combat de tous les jours. Et la CUD vient de marquer un point décisif.

La rédaction










