Akak : Le corps d’une fonctionnaire retrouvé dans une rivière

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Charlotte Meyo en fonction au ministère de l’environnement et de la protection de la nature est décédée entre les mains d’un vendeur de médicaments de la rue.

Tout commence le 30 juin dernier. Charlotte Meyo, 35 ans, cheffe de bureau du courrier au ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement durable, quitte son domicile pour une séance de soins. Elle ne donnera plus signe de vie. L’inquiétude gagne rapidement sa famille et ses collegues. « Nous avons été informés par les enfants que leur maman était sortie la veille pour aller se faire soigner. Son numéro ne passait plus. Nous avons essayé de lancer des recherches, notamment sur son lieu de travail, mais nous n’avons rien trouvé », témoigne Christian Beme, le chef de famille.

Pendant plusieurs semaines, les recherches se poursuivent. Le 25 juillet, le doute laisse place au drame. La dépouille de Charlotte Meyo est retrouvée dans la rivière Mfoulou, à Akak, dans le département de la Méfou-et-Afamba.

Cette découverte marque un tournant dans l’enquête menée par la Première région de gendarmerie. Les investigations permettent rapidement d’identifier puis d’interpeller deux suspects : Takougang Kamdjo, alias « Docta », présenté comme un vendeur de médicaments frauduleux, et Dongmo Alain Bruno, surnommé « le Transporteur », soupçonné d’avoir apporté son concours dans la dissimulation du corps.

Lors de la reconstitution, le transporteur livre sa version des faits devant les enquêteurs.: « Je faisais mon taxi en ramassage, il m’a expliqué qu’il était dans une situation, j’ai porté ses colis, il m’a guidé, on s’est retrouvé aux rails Akak, on s’est retrouvé en train de jeter »

Pour le Lieutenant-colonel Penda Njeudjo Madeleine, chef des services centraux des renseignements généraux et de la coordination opérationnelle à la Première région de gendarmerie, l’identification des suspects est le résultat d’un travail minutieux basé sur les auditions, les recoupements d’informations et l’exploitation des indices. « Nous avons mobilisé tous les moyens de renseignement mis à notre disposition par la hiérarchie. Les investigations nous ont permis de remonter progressivement la piste du principal suspect, interpellé à Messok. Son exploitation a ensuite permis de découvrir qu’il avait bénéficié de l’aide d’un autre individu pour transporter et se débarrasser du corps », explique-t-elle.

Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Mfou, a ordonné la remise de la dépouille de Charlotte Meyo à sa famille avant son inhumation le week-end dernier au cimetière de Soa.

L’enquête se poursuit désormais pour établir avec précision les circonstances de ce drame et déterminer les responsabilités de chacun.Marie Fouda

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