Obsèques sous haute tension à Mbouda : tensions familiales et zones d’ombre bloquent l’inhumation de Maïva Carelle Ngoumtsa

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Le corps d’une jeune femme décédée au Mozambique a été réexpédié à la morgue sur décision de la justice à la suite de vives altercations entre sa belle-famille et sa famille biologique.

Ce qui devait être un moment de recueillement et d’adieu s’est transformé en un affrontement ouvert à Mbouda, à l’ouest du Cameroun. Les obsèques de Maïva Carelle Ngoumtsa, épouse Douanla, prévues le samedi 8 août dernier au village Batang (groupement Babété), n’ont pas pu se tenir. Bloqué à l’arrière d’un véhicule de la gendarmerie nationale, le cercueil de la défunte a finalement été reconduit à la morgue sous scellés judiciaires.

Un décès brutal survenu en terre étrangère

Le drame tire ses origines à Nampula, au Mozambique, où la jeune femme enceinte s’était installée quelques mois plus tôt après son mariage. Partie du Cameroun en parfaite santé, Maïva Carelle y est décédée subitement le 25 juillet 2026.

L’annonce brutale de sa mort a plongé ses proches dans un profond désarroi, alourdi par de nombreuses interrogations. La famille biologique Ngoumtsa affirme n’avoir jamais été informée du moindre malaise de sa fille avant l’annonce de son décès. Évoquant une « mort mystérieuse », elle accuse le conjoint d’être impliqué dans ce drame et a posé un préalable ferme à toute cérémonie funéraire : pas d’inhumation sans la présence physique de l’époux et des explications claires sur les circonstances exactes du décès.

Échauffourées, médiation stérile et saisine du procureur

À l’entrée du village, la volonté de la belle-famille de procéder à une mise en terre rapide a été perçue par la famille Ngoumtsa comme une précipitation suspecte. Le ton est rapidement monté, débouchant sur des affrontements physiques. Plusieurs personnes, notamment du côté de la famille du mari, ont été blessées lors de ces altercations.

Face au risque de dérapage généralisé, la brigade territoriale de Mbouda est intervenue en urgence. Malgré une tentative de médiation menée pendant plus de cinq heures par le commandant de brigade, aucun compromis n’a pu être trouvé entre la tradition réclamée par les Douanla et la quête de justice exigée par les Ngoumtsa.

Saisi du dossier, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Mbouda a ordonné le placement immédiat du corps à la morgue. L’inhumation reste suspendue au rétablissement d’un dialogue apaisé, tandis qu’une enquête judiciaire pourrait être ouverte pour faire toute la lumière sur la mort de Maïva Carelle Ngoumtsa.

Rayan Sofo (Glob’Media)

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