Affaire de voisinage et conflit domanial : Un homme d’affaires dénonce un « acharnement »

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Rendant publique une série de différends opposant ses locataires et ses voisins à ses activités professionnels et commerciales, un « magistrat céleste » accuse ses détracteurs de persécution, de loyers impayés et de blocage d’accès. Récit d’une tension à son comble.

Ambiance électrique ce mercredi matin au quartier Akwa. Face à une poignée de journalistes convoqués en urgence pour un point de presse peu ordinaire, l’homme d’affaires qui se présente également comme un homme d’Église ne dépose pas les armes. Au centre de sa colère : un conflit d’usage et de voisinage qui dure, selon ses dires, depuis près de deux ans, et qu’il qualifie sans détour d’« injustice intolérable » orchestrée par des « forces obscurantistes ».

Les griefs énumérés devant la presse sont multiples et illustrent un climat de tension permanente dans la concession. L’occupant des lieux pointe du doigt sa voisine, à qui il reproche d’avoir condamné les ouvertures arrière du bâtiment, obstruant ainsi les fenêtres de la cuisine et des sanitaires. « Nous sommes réduits à vivre comme dans un sous-sol étouffant. Cela fait deux ans que mes enfants, ma ménagère et moi-même ne pouvons plus aérer correctement nos pièces », tempête-t-il, dénonçant un préjudice sanitaire direct pour sa famille.

Loyers impayés et accès bloqué

L’affaire prend une tournure encore plus lourde au premier étage de la concession, où sont installés deux avocats. Selon le maître des lieux, ces derniers cumuleraient 23 mois de loyers impayés. Plus grave encore, le passage menant aux escaliers et servant de couloir d’accès principal à son entreprise aurait été arbitrairement verrouillé par l’un des occupants après un changement de serrures non autorisé.

Face à ce qu’il perçoit comme une provocation de trop, l’homme d’affaires a décidé de trancher dans le vif. Bien qu’aucun huissier de justice ne soit présent pour procéder à un constat formel au moment du point de presse, l’hôte des lieux a affirmé sa volonté de faire défoncer les accès bloqués par ses propres employés sous le regard des médias présents.

Entre traumatisme judiciaire et dérive spirituelle

Pour expliquer l’escalade de ce conflit qui s’apparente à une querelle de voisinage particulièrement venimeuse, l’homme invoque un passé judiciaire lourd et traumatisant. Évoquant un séjour prolongé en détention avant d’obtenir, soutient-il, une décision de justice en sa faveur, l’intéressé se dit usé par « 18 ans de procédures » et par des frictions répétées avec les forces de l’ordre.

S’estimant victime d’un système incapable de protéger ses droits de propriété et d’usage, il transforme ce différend civil en une bataille symbolique. Reste à savoir quelle sera la réaction des autorités judiciaires et administratives locales face à cette initiative de justice privée et si les parties adverses sortiront de leur silence pour livrer leur version des faits.

La rédaction

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