Transport routier : La grève évitée au terme d’une concertation sous tension

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Les discussions, engagées sous les instructions du Premier ministre, ont finalement débouché sur des engagements jugés satisfaisants par les représentants syndicaux restés à la table des négociations.

La concertation du 23 août au ministère des Transports était censée désamorcer la menace de grève qui pesait sur le secteur du transport routier de marchandises. Autour de la table : les représentants des transporteurs et plusieurs membres du gouvernement, notamment les ministres des Transports, du Commerce et du Travail. En toile de fond, plusieurs revendications portaient sur les conditions d’exercice de l’activité, les contrôles des marchandises en transit, les tracasseries routières et l’application de certaines dispositions réglementaires. Mais la rencontre ne s’est pas déroulée sans heurts. Lors des échanges à huis clos, une partie des syndicalistes a quitté la salle pour manifester son mécontentement. Certains représentants ont ensuite déserté les lieux, laissant derrière eux une concertation qui semblait alors prendre une tournure incertaine. Une autre partie des représentants syndicaux a cependant fait le choix de rester. Avec les membres du gouvernement, les discussions se sont poursuivies autour des revendications formulées dans le préavis de grève lancé le 5 août 2026. Les échanges se sont prolongés durant 2 heures et 19 minutes, avec pour principal enjeu de trouver une issue à la crise et d’éviter le blocage annoncé du secteur.

Les accords trouvés

Au terme des discussions, les parties sont parvenues à des engagements sur les revendications portées par les transporteurs. Les résolutions arrêtées portent notamment sur l’application de certains textes régissant le transport pour compte propre, les préoccupations relatives au fonctionnement du Conseil national des chargeurs du Cameroun, les contrôles des marchandises en transit ainsi que plusieurs questions liées à l’activité des transporteurs routiers. La question des contrôles a occupé une place importante dans les décisions prises. Le gouvernement prévoit une clarification des modalités de contrôle des marchandises en transit, en faisant référence à des points de contrôle conventionnels sur les corridors Douala-N’Djamena et Douala-Bangui. D’autres mesures concernent également les conditions d’exercice de la profession et le dialogue entre les administrations et les organisations professionnelles. Au sortir de cette concertation à rebondissements, le principal acquis est clair : le mot d’ordre de grève est levé. Les transporteurs sont appelés à reprendre normalement leurs activités. Une issue qui permet, pour l’heure, d’éviter une paralysie du transport routier de marchandises, alors que le mouvement devait débuter ce 24 août.

Marie Fouda (Glob’Media)

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