Hygiène alimentaire : Ces dangers dans les aliments

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Une organisation non gouvernementale attire l’attention des consommateurs qui vont au marché ou au supermarché sur l’intérêt fondamental de bien identifier un produit de consommation avant achat

Nom du Produit ou La dénomination exacte de vente : Indique la nature réelle du produit. Ne la confondez pas avec le nom commercial (ex : la mention « Boisson gazeuse saveur orange » n’est pas du « Jus d’orange »). La liste des ingrédients : Classés par ordre décroissant de quantité (du plus abondant au moins abondant). Les allergènes majeurs (soja, arachide, gluten, lait) doivent y être clairement mis en évidence. La quantité nette : Exprimée en unités de masse (g, kg) ou de volume (ml, L). Vérifiez que le contenant n’est pas trompeur par rapport au contenu réel. Date de Fabrication : Date à laquelle le produit a été conditionnée ou fabriqué en usine. Elle permet d’évaluer la fraîcheur réelle du produit. Date d’Expiration : Date ultime à ne sous aucun prétexte dépasser. Après cette date, le produit présente un risque sanitaire direct ou perd totalement ses propriétés nutritives et gustatives. Le Numéro de Lot : Indispensable pour identifier la série de production en cas de rappel de produit par les autorités.

Les conditions de conservation : Instructions impératives pour garantir la sécurité de l’aliment (ex : « À conserver à l’abri de la chaleur » ou « Après ouverture, conserver au frais et consommer sous 48h »). L’identité et l’adresse du fabricant : Nom et adresse physique de l’entreprise responsable de la production ou de la mise sur le marché. Le pays d’origine : Mention obligatoire (« Produit du Cameroun », « Fabriqué en… »), essentielle pour la traçabilité internationale. Le marquage de conformité réglementaire : Présence du logo de certification nationale (ex : marquage NC – Norme Camerounaise délivré par l’ANOR), le cas échéant, prouvant la conformité aux normes sanitaires.

Si vous constatez l’achat d’un produit périmé, falsifié ou défectueux : Conserver les preuves : Gardez le produit, l’emballage, l’étiquette et exigez toujours votre ticket de caisse ou reçut d’achat. Prenez une photo claire des dates imprimées. Démarche amiable : Retournez au point de vente pour demander un remplacement ou un remboursement auprès de la gérance.

Signalement institutionnel : Saisissez les services des délégations départementales, régionales ou de la Brigade de Contrôle et de Répression des Fraudes du Ministère du Commerce (MINCOMMERCE). Signalez le cas ou saisissez le Mouvement Camerounais de la Qualité (MOACQ) pour alimenter la base de données de veille sanitaire, à l’adresse ci-dessous.

Pays concerné : La France (Arrêté du 5 janvier 2026, appliqué à compter du 8 février 2026).

Produit visé : Importation et mise sur le marché de fruits, légumes et céréales frais ou transformés (papayes, mangues, fraises, concombres, riz, blé, soja). Raison de l’interdiction : Présence de traces de pesticides et fongicides dangereux interdits par les normes européennes (notamment le mancozèbe et le thiophanate-méthyle), reconnus comme perturbateurs endocriniens et substances toxiques pour la santé humaine.

Risque d’infiltration sur nos marchés

Lorsqu’une grande zone économique refuse des cargaisons entières de marchandises non conformes, ces stocks invendus risquent d’être réorientés vers des pays à la surveillance douanière et sanitaire moins rigoureuse. Sans une vigilance accrue aux frontières et sur nos marchés locaux, ces denrées impropres à la consommation peuvent être écoulées à bas prix au Cameroun, exposant directement les consommateurs à des risques d’intoxication chronique et de maladies graves, tout en menaçant la survie de nos entreprises.

En attendant les analyses techniques, le MOCAQ recommande la consommation des produits de fabrication locale sains Camerounaises, camerounais, entreprises, Universités, l’heure est à l’engagement. Ensemble, protégeons nos industries, nos emplois, la santé de nos enfants et bâtissons une économie d’excellence. La Qualité est désormais notre culture, notre bouclier et notre avenir.

Yankoua Martin

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