Hôpital de district d’Odza : le désarroi d’une patiente face aux lourdeurs des urgences

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Accusé de négligence par des usagers, l’hôpital de district d’Odza se retrouve une nouvelle fois au centre des critiques pour la qualité de son accueil et de sa prise en charge aux urgences.

Dimanche dernier, la formation sanitaire, censée offrir des soins rapides et adaptés, a fait l’objet de vives contestations de la part d’une usagère dénonçant le manque de professionnalisme du personnel d’astreinte. Entre retards de prise en charge et rigidité administrative, voici le témoignage d’une patiente admise dans ce centre hospitalier.

Dimanche 6 septembre, aux alentours de 15 h. Une patiente se présente en urgence à l’hôpital, souffrant d’une épistaxis (saignement de nez) soudaine et abondante, accompagnée d’étourdissements. Espérant une prise en charge immédiate, elle se heurte dans un premier temps à la rigidité d’une infirmière qui lui demande de patienter à l’extérieur. Une altération du ton s’en suit entre cette soignante et l’un de ses collègues, qui tente d’intervenir pour réorienter la prise en charge de la malade.

En sang, la patiente tente malgré tout de se diriger vers la caisse afin de régler les frais de consultation. Elle y découvre que l’établissement ne dispose pas de terminal de paiement électronique. La caissière lui signifie alors qu’aucun acte médical ne sera posé sans règlement en espèces. Face à la dégradation de son état de santé, la patiente qui a requis l’anonymat parvient finalement à s’acquitter de la somme grâce à l’aide d’un autre membre du personnel.

De retour dans le service, l’accueil demeure distant. Prise de compassion face à la détresse et à l’angoisse de la malade, une autre soignante accepte de procéder à son enregistrement administratif. Ce n’est que plus d’une heure après son arrivée que le médecin de garde, alors occupé en discussion avec des confrères installés dans son bureau, accepte enfin d’examiner la patiente. Un parcours de soins chaotique qui repose la question de la qualité de la prise en charge et du respect de l’éthique médicale au sein du personnel soignant de l’hôpital de district d’Odja.

Christine Babanda (Glob’Media)

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