Le mandat du Grand Baroud et les Sept du grand démènement.
L’intermède chaotique des élections est terminé. Il est malheureusement révélateur de l’acuité du mal et surtout, de la raideur de la Pente et du risque pour le moins réel d’atteindre le Point critique de non-retour.
La collectivité camerounaise est arrivée à un tel niveau d’incertitude structurelle qu’elle exige nécessairement le changement, ou plutôt, en l’occurrence, elle exige l’Ultime résolution, la résolution décisive et véritable de changement. Autrement dit, quel que fut le vainqueur proclamé, Tomaïno Ndam Njoya, Joshua Osih, Cabral Libii, Paul Biya, nous serions résolument rentrés dans l’ère de la Nécessité du changement, du Changement résolu, au risque d’imploser. Tout le monde en est parfaitement conscient, parce qu’au fond de toutes les âmes en scène, en dépit de tous les péchés, fautes et erreurs, malgré les souscriptions renégates les plus funestes et les trahisons les plus malheureuses, au-delà des arbitraires les plus invétérés, qui expliquent la crise profonde actuelle du pays, le Baroud du bien s’impose à chacun et à tous comme la seule et unique option de déploiement de l’action politique collective aujourd’hui, maintenant. Il s’agirait d’un authentique consensus, du Consensus pragmatique et de sagesse parfait, un pied de nez ironique par défaut à la colonialité électionnelle.
La présente réflexion met en ordre les préoccupations existentielles éclatées qui taraudent l’intelligence des Camerounais et parcourent la conscience collective camerounaise, en ce moment parmi les plus incertains de l’histoire du Cameroun. Pour le Cameroun et l’Afrique, Nous sommes arrivés au temps du Sacrifice des orgueils et des arbitraires.
Comment dès lors renouveler l’engagement collectif au Cameroun en toute crédibilité ? Et en toute responsabilité ? Pour opérer la Rupture et motiver le Nouveau départ ?
Pourquoi Tous, Nous allons Nous calmer, les abeilles comme les serpents et les Moulinex, les comploteurs et les Dissociés, les Fautifs et les Immaculés. Personne ne sera tué ni jeté en prison. Au contraire, les prisonniers doivent être élargis, pour faire chorus derrière Paul Biya, pour le Grand Baroud et les Sept du grand démènement.
Le mandat du grand démènement
Les sept prochaines années vont être courtes parce qu’il y a beaucoup trop à faire. Ce seront les Sept du grand démènement. Il est question de tout faire en sept ans, et dans le Sursaut qu’il a suggéré l’autre jour au sortir du vote, Paul Biya en est capable. L’on a souvent parlé d’union sacrée dans des contextes accessoires, sur des problèmes qui n’engagent pas l’existence de la collectivité et à des occasions secondaires. C’est maintenant que l’Union sacrée est exigée, avec la vocation de créer les conditions de la Transformation que Paul Biya s’est engagé, il y a plusieurs décennies, à affecter au Cameroun. Le mandat de la Rupture, de la Transformation, du Grand Baroud, du Grand Démènement, c’est la conception de nouvelles institutions inspirées du Bilan intellectuel des Quarante dernières années qui est exigée, la définition du profil de l’Africain-Camerounais des dix prochaines années, l’État du Cameroun et le statut géopolitique de l’Afrique, les communautés indigènes et ethniques et leur participation organique à la modernité politique africaine, le Cadre systémique de déploiement de notre humanité quotidienne et de notre dignité, les Conditions de désignation des représentants et des dirigeants du Peuple, etc. Toutes choses dont la mise en œuvre passe nécessairement par le Pardon mais aussi le Disciplinement.
Il est impératif de remettre de l’ordre dans les institutions, dans les comportements, dans la gouvernance. Le Pardon mais aussi le Disciplinement. Pour l’Union sacrée. Pour le grand démènement. La libération des leaders sécessionnistes et la résolution de la crise du NOSO. La libération des prisonniers consécutifs aux enthousiasmes politiques arbitraires. C’est d’un authentique Resetting dont il est question.
La Transformation et la Rupture exigent un effort inouï de Retournement de soi. Nous en sommes largement capables et allons en faire le Mandat du Grand Baroud, avec et derrière Paul Biya.
Le point et la nécessité de l’exorcisme
Le Cameroun est définitivement une belle énigme. Et quand on sait le temps que prend l’intelligence humaine pour élucider les productions historiques et sociales de ce qu’est le Cameroun des vingt dernières années, il faut s’attendre à un petit moment encore pour valider la mise en cohérence des divers éléments d’explication. La collectivité politique camerounaise comprise comme société, comme institutions, comme élites politiques et intellectuelles appelle un authentique exorcisme.
En effet, comment expliquer l’incapacité du Passif à se voir dans le Miroir de la réalité et son Obstination à se projeter dans l’éternité ? D’un côté. Comment, de l’autre côté, comprendre l’enthousiasme propagé par les médias les plus audibles, porté par des intellectuels reconnus et affecté aux populations à l’endroit de Issa Tchiroma Bakary –dont il est important de relever qu’il était encore trois mois seulement plus tôt, le Ministre le plus zélé de l’histoire du régime de Paul Biya –pendant que l’opposition permanente présentait des projets honnêtes autour des figures sinon incisives du moins constantes de Cabral Libii, Joshua Osih, Tomaïno Ndam Njoya ?!?
Ce questionnement est aussi troublant que crucial et impitoyable. Il recoupe les contradictions opératoires et les arbitraires les plus massifs qui structurent la collectivité politique camerounaise. Il exige une réponse honnête. Des éléments de cette réponse dépendent la viabilité et la sécurité des orientations stratégiques à définir et à mettre en œuvre, pour construire l’Union sacrée destinée à opérer le grand démènement.
Le Cameroun est un pays profondément malade et une société en délitement.
Dans un livre publié il y a tout juste trois ans, nous identifions déjà des indicateurs d’une société en crise profonde. Cependant, comme il est de l’acuité du délitement à l’œuvre, personne ne semble n’avoir jamais lu le livre. Finalement, c’est comme si le livre qui sensibilisait déjà au niveau critique de la collectivité politique camerounaise, à l’Homo camerunensis, n’avait pas été écrit. Dans ce contexte particulier dont les acteurs immergés se rendent confusément compte de la profondeur de la crise de leur environnement existentiel, les mots n’ont plus leur sens, a fortiori quand ils sont écrits. C’est le règne totalitaire des images, des audios, des vidéos, des « statuts » et des « shorts », des « réels », des « posts », YouTube, Facebook, WhatsApp, Instagram, TikTok… Le malheur de la pensée, la déréliction des écrivains, l’incertitude collective.
La disparition radicale des valeurs éthiques, la perte de tout lien essentiel à la collectivité, la délinquance dans toutes ses formes, l’incivisme dans ses diverses modalités, la corruption enracinée comme une seconde nature et appropriée comme une culture, le rapport quotidien à l’autre, le biais malsain de l’apriori négatif et soupçonneux dans la moindre interaction, l’explosion des exhumations et du trafic des ossements humains, la banalisation de la pornographie et le développement des comportements désinhibés, les meurtres, les vols, la consécration de l’artificiel et du superficiel, etc. À ces vices, plaies et tares, il faut ajouter le dénuement le plus abject et la précarité humaine quotidienne qui se manifestent par le manque d’eau potable, le manque d’électricité, l’accès incertain aux soins de santé, l’absence de routes et de commodités de transport, l’absence d’infrastructures publiques essentielles, le sous-emploi, l’absence de mécanismes civils citoyens et républicains opérationnels de solidarité (alimentation, vêtements, transport), etc. De même, en plus de l’ancrage structurel et cancéreux de la corruption, du manque d’eau potable, d’électricité, de soins médicaux, de routes, de devoir de service à la collectivité et du respect inaliénable du peuple, etc.; auxquels il faut ajouter l’hallucinante et surprenante adhésion soudaine de certains médias, intellectuels, des populations aux candidatures de Bello Bouba Maïgari et Issa Tchiroma Bakary, éléments organiques et naturels et serviteurs zélés d’un Régime dont ils ne sont ni plus ni moins que d’authentiques transfuges, alors que Cabral Libiii, Joshua Osih ou Tomaïno Ndam Njoya présentaient des profils alternatifs infiniment plus structurés, plus constants, plus familiers, plus potables, plus authentiques et plus crédibles, etc. Pour le moins suspect comme soudaineté et comme incohérence ! Un scénario hors de propos si l’on est profondément étourdi, perturbé et malade ou plutôt, s’il n’y a un Arbitraire problématique à l’œuvre…
Il est peu original de dire de la société camerounaise actuelle qu’elle est le terreau de l’angoisse existentielle individuelle et collective.
Il est temps d’arrêter ça et de revenir aux fondamentaux : l’acceptation de la réalité, la disposition d’humilité, l’auto-critique introspective, la confession publique, le réengagement solennel, et l’action. Le Cameroun est un pays profondément malade et une société en délitement. Seules la mauvaise foi et la cécité morale avérées détournent de cette réalité implacable qui exige une Réorientation corrective urgente. Et cette action de Correction, c’est le 8ème mandat de Paul Biya. C’est le travail à faire au cours des Sept du grand démènement. Il est immense, mais réalisable. Au moins, l’investissement enthousiaste et l’aménagement volontariste des bases et premières manifestations de ce Chantier dont il faut dire qu’il conditionne l’ouverture à un Nouveau Pays, transformera les Camerounais en un peuple à nouveau vivant, positif et fier.
D’où la nécessité d’un exorcisme qui serait assuré par nos ressources ancestrales, autant par la mobilisation de nos prêtres et l’agence de nos fétiches que par le discours, en identifiant tous les nœuds et dysfonctionnements, et en [re]mettant les choses en ordre.
En effet, comment comprendre qu’en moins de trois mois, alors qu’il venait assidument de porter le régime de Paul Biya avec une ferveur et une ardeur inégalées, pendant une trentaine d’années, contre la vérité la plus ordinaire, au détriment des causes les plus humbles, au rebours de la pudeur collective et des intérêts du peuple, comment Issa Tchiroma a-t-il pu incarner, en moins de trois mois, l’authenticité de l’alternative au régime de Paul Biya ?!?
De quel ordre serait la Perturbation dramatique ayant provoqué un envoûtement radical aussi subit, dans des délais aussi raides, quand on sait des intellectuels qu’ils sont critiques et prudents, quand on connaît leur légendaire recul ?
Y aurait-il un puissant déterminant arbitraire qui aurait motivé une adhésion aussi immédiate et un investissement aussi entier à une option qui serait nominée dans l’irrationnel ?
Comment Issa Tchiroma Bakary a-t-il pu incarner, en moins de trois mois, l’authenticité de l’alternative au régime de Paul Biya, pendant que l’opposition permanente présentait des projets honnêtes autour des figures incisives et constantes de Cabral Libiii, Joshua Osih, Tomaïno Ndam Njoya ?!?
Comment peut-on avoir pris une telle liberté avec la Confiance et la Crédibilité ?!? Comment expliquer un tel niveau de Complaisance et de prise de risque ?
Aurait-on pris le risque de manipuler la Désespérance légitime des populations au nom d’arbitraires égoïstes et obscurantistes ?
Troublant… Quelle est la crédibilité intellectuelle, la cohérence biographique et logique et l’assurance morale du BESOIN collectif d’alternance et de changement dans la société camerounaise quand on est incapable d’apprécier l’honnêteté des propositions de Tomaïno Ndam Njoya, la permanence de l’engagement de Joshua Osih ou la clairvoyance incisive du projet de Cabral Libiii ? Nul besoin de convoquer la vision révolutionnaire novatrice du Professeur Yamb Ntimba.
Comment se retenir de désespérer de tous ces intellectuels, de ces médias, de ces populations désemparées, qui ont pu trouver en Issa Tchiroma Bakary le champion de la vision alternative d’un nouvel État et de la projection alternative d’un Cameroun qui s’ouvre un destin africain panafricain souverain, résolument moderne et performant, ancré sur la réémergence des valeurs éternelles et des acquis de création de la civilisation, alors que cette personnalité incarnait encore il y a seulement cinq mois tout ce qu’il y a de plus dissocié ??!??
Il est temps de faire le Mea Culpa, de le faire immédiatement, maintenant, pour s’ouvrir à la dissipation des traumatismes et des séquelles occasionnés, s’ouvrir à la réconciliation à soi-même et au pardon, et rendre possible un nouvel élan crédible.
Si l’émergence de cette troublante réalité présente toutes les caractéristiques d’une situation pour le moins lunaire et hallucinante du point de vue intellectuel, il s’agit d’un bel objet d’étude et d’une belle préoccupation de recherche proposés à la théorie sociale qui devrait s’investir à la caractérisation de la contradiction et du dysfonctionnement qui a structuré la réalité politique camerounaise des dix dernières années. Par-delà le prétexte du « Bon Diable » qui ne vaut pas plus que l’expression d’une exaspération légitime.
Pourtant, il faudra nécessairement comprendre et expliquer, avec la collaboration des principaux acteurs, les hommes politiques, les médias, les intellectuels, les citoyens ordinaires, afin d’exorciser et de guérir un mal profond.
Il n’en demeure pas moins qu’ils sont nombreux qui ont sérieusement hypothéqué leur crédibilité. L’humilité. Le retrait. La disponibilité au pardon. L’exorcisme.
La leçon intellectuelle
Après les passions les plus étriquées ayant émaillé la scène politique camerounaise à la suite du vote de 2018, nous voici à l’après-élection de 2025, avec un potentiel identique de ressentiments, de fantasmes plus ou moins légitimes et d’excitations inconsidérées. Cependant, aujourd’hui plus qu’hier, la raison exige une attitude différente. La raison commune, la raison collective, la raison-bilan, la raison synthétique, la raison stratégique prospective, exige de marquer un temps de réflexion, de remise en question, d’auto-critique, d’introspection, de confession, d’humilité, de prise de conscience, de générosité, un temps d’arrêt et de rupture qui permette de se ressaisir pour accompagner pleinement la Nécessité du changement qui doit caractériser les sept prochaines années.
La Récréation est terminée. Il est question d’ouvrir à un nouveau pays. D’opérer la Rupture. Pour le Cameroun. Il s’agit d’arrêter la dynamique de putréfaction de la société et d’éviter la mort de la collectivité. Il s’agit d’opérer un Sursaut existentiel. L’Exercice consiste à exorciser la tragédie, c’est-à-dire à assumer le Mal en le gardant sous contrôle, pour libérer et aménager le Bien. La mobilisation des volontés, des talents et de tous dans le grand démènement, c’est la gestion de la Tragédie au mandat duquel Nous devons consacrer les sept prochaines années.
C’est le Sursaut pour la mobilisation, Pour le Cameroun, qui impose que personne ne soit considéré et traité de Ministre voyou, d’intellectuel de pacotille, de médias manipulateurs, de populations-girouettes, quand bien même ils l’auraient été. Tout le monde, les Convertis instantanés au Diable autant que les Obsédés de l’Inertie, devra nécessairement faire son Mea Culpa. Chacun en ce qui le concerne. La démarche de Mea Culpa se fera par le silence, par le retrait, par la transformation radicale des attitudes, du discours et des actes. La démarche de Mea Culpa est cruciale. Elle est conditionnelle de la suite : le Grand Baroud et le grand démènement. Sinon, nous perdrons aussi, Nous perdrons également, Nous perdrons encore les sept prochaines années. Et ce serait irrattrapable, comme le sont les Quarante dernières années.
Aujourd’hui, toute impulsivité serait aussi non pertinente que stupide. Il est temps de faire le point, de confesser fautes et erreurs, de demander pardon, afin de se donner les ressources psychologiques et mentales ainsi que la légitimité d’un renouvellement authentique et d’un Nouveau départ ?
Aujourd’hui et cette fois-ci, les populations du Cameroun ne subiront pas la désobligeante outrecuidance des cris d’orfraie porteurs d’un « Président élu » qui ne serait pas le Président légal et de fait. La redondance serait insupportable de l’inconséquence et de l’incohérence ! La même Distraction, avec les mêmes acteurs, en pire, dans une ambiance infiniment plus balourde et plus inconséquente. De grâce, épargnons cette fois-ci aux populations du Cameroun les grognements inconvenants de revendications inutiles et illusoires.
Dès lors, par respect aux populations du Cameroun, il sied un Silence sage de ceux qui participent de leurs orgueils, de leurs arbitraires, individuels ou sectaires, de la véritable Trahison des populations du Cameroun. Le Silence juste et noble qui est exigé à Un Côté, a pour vocation impérative et salvatrice de permettre également au « Moulinex« , image synecdotique pour désigner l’Autre Côté, à construire la mobilisation inédite de tous et de l’ensemble dans le grand démènement, pour la Transformation révolutionnaire qui participe de la vocation des sept prochaines années. Autrement dit, il s’agit pour Paul Biya d’opérer un Volte-face historique qui conflue toutes les énergies, par l’instauration d’un discours nouveau, humble, honnête et volontariste, d’une réorientation radicale de la vision et de la stratégie de gouvernance, à la mise au travail et à contribution de tous les Camerounais, dans une démarche intellectuelle radicalement nouvelle qui délivre la société de tous les démons qui structurent le niveau pour le moins indécent de délitement atteint.
Il n’y pas de Diable radical, et aucun Diable n’est protégé de la repentance. Et qui serait Immaculé ?!
Le Grand Baroud et les Sept du Grand Démènement auront besoin de tout le monde. De toutes les ressources. De toutes les énergies. De toutes les contributions. La société éprouve un besoin urgent vital d’oxygène.
Le peuple a besoin de se sentir rassuré de la bienveillance de son encadrement, du caractère viscéralement concerné de son accompagnement institutionnel, de la cohérence des besoins, des actions et des attitudes, de la concitoyenneté active des responsables gouvernants et des populations. Autrement dit, il s’agit de mettre immédiatement fin à la morgue des privilégiés, aux supériorités illégitimes et aux inégalités citoyennement incohérentes, à l’indifférence, à la condescendance, à la licence, à la désinvolture, à l’éloignement, à l’abstraction collective et citoyenne des privilégiés, en face de l’humilité et de la pauvreté d’une majorité impuissante et résignée, une majorité épuisée par le poids existentiel de la frustration du sentiment d’injustice, à la merci quotidienne de l’arbitraire de l’insécurité, dans une cohabitation dramatique humainement insupportable que seule autorise la puissance arbitraire d’une modernité politique inaboutie et bancale, profondément dysfonctionnelle par toutes sortes de forces chaotiques, de dynamiques obscurantistes et d’arbitraires aussi nébuleux qu’illégitimes.
La jeune Call-Boxeuse, le paysan de l’arrière-pays, la ménagère, la Buyam-Sellam du marché, le commun des passants, le jeune homme du sous-quartier, il est question de leur redonner leur citoyenneté, c’est-à-dire toute l’assurance et tout le confort psychologique qui leur permettent de croire à nouveau à leur appartenance à la collectivité, de réveiller toutes les ressources potentielles, pour un nouveau pays.
Il faut enseigner que seul l’État a le droit de la violence, dans les conditions et modalités justes dont la vocation unique est de protéger la collectivité de l’arbitraire, de protéger l’humanité et la vie en chaque citoyen, la dignité, la santé, le bien-être.
Il faut l’enseigner dans toutes les écoles, à tous les niveaux d’éducation et de formation, et le rappeler au quotidien.
Il faut enseigner que le choix d’exercer comme agent public, à quelque niveau que ce soit, dans quelque métier que ce soit, est un choix profond par lequel le citoyen s’engage solennellement à servir les populations, les citoyens, en favorisant ainsi le fonctionnement de la collectivité, l’entretien de la collectivité, le développement de la collectivité, la sécurité de la collectivité. L’épanouissement individuel et collectif.
Les seules commodités psychologiques ou matérielles que l’agent public recevra de surcroît, en tant que validation collective, participeront des conditions que la collectivité lui aménage pour l’accomplissement performant de son activité professionnelle comprise comme mandat citoyen et collectif.
Il faut immédiatement désactiver l’obsession morbide de l’enrichissement effréné et de l’accumulation compulsive égoïste, qui nourrit l’abstraction citoyenne et collective, contribue à la culture du superficiel et de l’artificiel, contre la solidarité citoyenne et l’épanouissement collectif, c’est-à-dire le sentiment aussi absurde que schizophrénique que deux Camerounais vivant dans le même quartier, la même ville, le même village, la même région, sont des citoyens différents. Le parc automobile public doit drastiquement être réduit et en montrer la réalité au peuple. Place à la sobriété !
La sobriété, la simplicité, le retour au partage total de la citoyenneté, ce sont quelques-uns des éléments qui vont caractériser le Mandat de la Révolution, de la Rupture et du Nouveau Départ. C’est le mandat des Sept ans du Grand Baroud. Il s’agit d’une démarche de transformation strictement intellectuelle. Point besoin de la prolifération débridée des vocations évangélistes et de l’infestation des églises de réveil, de la poursuite des pratiques anormales, des soumissions non orthodoxes, des allégeances arbitraires, des meurtres magiques, des criminalités quotidiennes de désespérance et de misère. Il suffit de recréer les conditions honnêtes d’une citoyenneté égalitaire et partagée ; il suffit ainsi d’assurer la sécurité de tous et de rassurer tout le monde, et ce sera le début d’un nouveau pays.
Il faut sereinement parler et discuter, communiquer tout le temps et régulièrement en assumant les approximations et les erreurs, confesser l’incapacité du Patron à communiquer et assumer une Délégation qui participe de la Rupture ; entretenir quotidiennement le lien collectif citoyen essentiel qui lie tous les segments de la collectivité.
Il faut accompagner et encadrer l’expression publique des humeurs citoyennes et populaires. Il faut mobiliser les ressources de l’armée aux exigences vitales quotidiennes d’hygiène, de sécurité…
Il faut revenir à l’Afrique, au Chez-Nous, à la profondeur et la cohérence universelle de nos productions anthropologiques et culturelles, nos noms et appellations, à nos habitudes de partage sans compensation, etc., à ce qui fait l’identité et la beauté séculaires des gens que nous sommes. Il faut réémerger notre génie et repropulser notre créativité.
Il faut radicalement changer de logiciel. Il faut immédiatement parler à la Diaspora et en faire un partenaire privilégié stratégique.
Il y a la Révolution africaine à l’œuvre au Liptako-Gourma : il faut s’y articuler immédiatement en définissant les mécanismes institutionnels conséquents de collaboration avec la Confédération du Sahel.

De son destin spécial, le Cameroun va inaugurer la deuxième poche de la Révolution africaine.
À partir du 1er janvier 2026, l’élément premier, l’élément le plus précieux, l’élément central de tout bâtiment à construire, à restaurer et à entretenir sera… les toilettes, les salles d’eau ou d’hygiène. Dès lors, le signe le plus banal de la Réinitialisation systémique et du Relèvement sera la restauration frénétique, l’entretien rigoureux et la construction particulière des toilettes, des salles d’eau ou d’hygiène dans nos cités, nos villes, nos collectivités.
La formation africaine, scientifique, technique et idéologique des enseignants, la re-totémisation des enseignants, le traitement précieux des enseignants, telle est l’autre démarche forte à laquelle il faut s’engager immédiatement.
La mise en place immédiate d’une Garantie universelle minimale de santé à toute personne, c’est l’outil le plus sacré dont la nouvelle collectivité camerounaise doit se doter dans les tout prochains mois. C’est à ces vocations humaines, collectives et citoyennes, uniquement, que sont destinées les ressources monétaires collectives. Sans spéculation aucune.
Il faut restaurer l’hygiène sociale : le service public, la sécurité publique, l’assurance et l’espoir à tous par l’exemplarité et le partage collectif des difficultés et des gains. Dès le 1er janvier 2026, les vols, les braquages, les meurtres, les violences, la haine, les rancunes, le soupçon et la méfiance maniaques, les arbitraires de toutes sortes, doivent cesser. D’aujourd’hui à cette date, les nouveaux hommes ou les responsables commis à cette responsabilité collective sont appelés à dire dans le discours public que le temps de l’arbitraire et du crime est terminé, dans une démarche de Restauration collective de la citoyenneté, de Rupture, de construction de la Révolution, d’un nouveau Pays, dans lequel chacun et tous sont les garants de l’équilibre, de la paix, de la sécurité et de l’épanouissement de la collectivité, de sorte que la Sanction judiciaire soit fulgurante, rapide, immédiate, juste et légitime.
Aucun Camerounais n’est supérieur à un autre. Cette proclamation doit inaugurer la définition constitutionnelle nouvelle de la collectivité politique camerounaise africaine. Tous les Camerounais, indépendamment de leur âge, de leur sexe, de leur niveau d’instruction, de leur position sociale ou collective, de leur activité économique ou professionnelle, sont égaux du point de vue humain, du point de vue citoyen et donc en droit et dans le vécu quotidien, la vie de tous les jours. Seuls les enjeux inhérents à l’accomplissement des responsabilités collectives peuvent opérer une priorité conjoncturelle entre un Camerounais et un autre. Et le cas échéant, cette priorisation conjoncturelle d’un Camerounais par rapport à un autre doit être documentée et publicisée.
Fini, la profusion des fêtes et de jours fériés, les fêtes à tout bout de champ, les fêtes comme outils de ponction et de distraction des ressources collectives, les fêtes et les fériés, les occasions de réjouissance les plus farfelues et les plus arbitraires ! la Rupture porte également sur la transformation des célébrations authentiques en occasion de réflexion, de communication et de discussion qui devront faire l’objet d’une affectation régionale rotative.

Finis les arbitraires et la violence psychologique et physique. Les bâtiments de police, l’activité des agents de police, la Police, ces ressources symboliques et citoyennes de premier plan doivent définitivement redevenir les compagnons fraternels et conviviaux quotidiens de tous les citoyens, qui les rassurent et contribuent à leur espoir, à leur quiétude, à leur sérénité, à leur espoir et à leur sécurité de leur présence, de leur accompagnement. C’est le lieu d’indiquer à nouveau que dès le 1er janvier 2026, tout citoyen qui s’engage à assumer une fonction publique collective, est parfaitement conscient de la Rupture révolutionnaire collective des Sept Nouvelles et par conséquent, de l’Engagement contre l’arbitraire et pour l’égalité absolue et irréductible de tous les citoyens. Il en est de l’Agent de police et de tout autre Commis public.
L’Engagement contre l’arbitraire et pour l’égalité absolue et irréductible de tous les citoyens est une démarche de reconstruction d’une nouvelle collectivité qui offre à tous ses enfants le Sentiment minimal de bien-être, de sérénité, d’épanouissement et de sécurité que chacun mérite de son humanité et de son appartenance collective.
L’Éducation comme vision et mécanisme de mise en œuvre de cette vision doit être révolutionnée pour identifier et présenter à la collectivité le type d’africain que le Cameroun entend fabriquer dans les trente prochaines années. Nous devons rompre avec un système sous-performant et contre-productif qui réduit, exclut, perd, déshabilité stupidement la part la plus importante de nos ressources humaines. Comme il est de l’égalité humaine et citoyenne, l’Éducation en tant que vision et mécanisme doit favoriser le développement du potentiel de tout individu.
Ce travail est titanesque mais nous disposons largement des ressources pour le réaliser. N’oublions pas que Nous engageons cette Poche spéciale de temps pour ouvrir le deuxième pôle de la Révolution africaine, au moment où la présente époque globale établit définitivement la certitude des Silos arbitraires idéologiques irréductibles et des Intentionnalités arbitraires irréconciliables…
Quel Africain voulons-nous devenir et être dans la perspective des trente prochaines années ? Telle est la question dont l’Éducation DOIT être la réponse.
La littérature comme instrument porteur de l’inspiration, des soucis, des joies, de la mémoire, des douleurs, des enthousiasmes, des préoccupations, de l’imagination, de la créativité collective, doit être encouragée, pour donner à la Nouvelle collectivité, un refuge intellectuel et spirituel, un lieu de ressourcement, un lieu de réenchantement individuel et collectif, un lieu d’accumulation de sagesse et de cristallisation de l’expérience collective, de protection psychologique. C’est pourquoi la littérature, la construction, le développement, la promotion de ce qui est appelé à devenir notre patrimoine littéraire, n’est pas une option, mais une exigence existentielle. Il faut imposer le livre, le manuel, le roman, l’essai, et enraciner la culture puissante de la lecture. Il en est du développement des mathématiques, de l’endogénéisation cohérente des sciences, de la promotion révolutionnaire de la création technique et technologique. Nous devons développer le savoir mathématique et sa traduction pratique dans tous les domaines de la vie pour nous approprier notre propre capacité de contrôle des choses, de fabrication des outils les plus essentiels, de construction des instruments qui assurent notre bien-être, notre épanouissement et notre sécurité.
Il faut relancer l’intelligence. Il faut remettre l’intelligence en marche. Il faut réenchanter Notre intelligence.
La résolution et le sacrifice, pour un nouveau départ
Nous sommes le 10 novembre 2025. La Récréation est terminée. Il y a quinze jours que le Conseil constitutionnel a proclamé les résultats de l’élection présidentielle, cinq jours que Paul Biya a redit l’Engagement solennel à garantir le bien-être du peuple, l’épanouissement des populations et la sécurité collective. Et la présente semaine inaugure le temps des lamentations silencieuses, de l’introspection individuelle et collective radicale, de l’auto-critique, de la confession à soi et à tous, de la demande de pardon, du retrait volontaire et de bonne foi, de l’humilité, du réengagement immédiat pour le Cameroun, toutes choses qui conditionnent l’ouverture authentique à ce qui doit se transformer en un nouveau pays dans les sept prochaines années. La Nécessité du Reset et l’Exigence de Switcher, les psychologies individuelles ainsi que les contradictions collectives et de groupes !
Les sept prochaines années exigent aux Camerounais de s’infliger l’Électrochoc qui doit les sauver de la Catastrophe. Il s’agit d’un Sacrifice : le sacrifice des orgueils vides de substance, le sacrifice des souscriptions obscurantistes, le sacrifice des privilèges indus et illégitimes, le sacrifice des arbitraires. Il faut construire l’Union sacrée pour un moment de mobilisation inédit destiné à manifester ni plus ni moins que le grand démènement !
Finalement, ironiquement, et peut-être en toute Justice, c’est avec Paul Biya que se fera la Transition ou plutôt, ce moment névralgique est confié à Paul Biya afin de réaliser le Miracle de la Transformation. Son âge canonique donne à Paul Biya derrière qui Nous allons Tous faire chorus, de motiver la plus grande Révolution intellectuelle collective jamais connue : faire du Cameroun, en sept ans, la Vitrine de l’excellence et de la performance africaine ainsi que le Pôle moteur du Relèvement définitif du Continent.
La Récréation est terminée ! Place au grand Démènement ! Finis les discours et slogans creux, absurdes, cyniques, outrecuidants et manipulateurs, sans cohérence intellectuelle et humaine ni substance collective et citoyenne. Le moment du Baroud et de l’Orgueil pour la collectivité est arrivé. L’orgueil pour le tribut collectif, l’orgueil pour la responsabilité collective, l’orgueil pour le Pays !
Le Cameroun est une Boule de diamant et les signes enthousiastes du Relèvement sont possibles en sept ans. Il suffit, alors que nous sommes au jour 0, de se retrousser les manches et de se lancer. Les routes, le transport urbain, l’hygiène et l’esthétique de nos villes, notre Université et notre recherche, l’Éducation nationale pour l’Africain Camerounais de 2050, l’eau, l’électricité, les soins de santé, le travail et l’emploi, le pétrole et les ressources minières, voilà les principaux chantiers. Il faut y mettre les gens préparés, les gens volontaires, les gens enthousiastes, les gens engagés. De nouveaux hommes au talent, à la disponibilité et à la volonté confirmés. Avec les anciens du Régime en transition, qui s’engagent au Pardon, pour la Rupture et pour le Rattrapage. Pour l’histoire, pour la mémoire, pour le peuple. Pour l’éternité.
De même, pour le régime qui a réussi à se donner la légalité d’un nouveau mandat de sept ans, c’est L’OCCASION institutionnelle inespérée de réaliser l’impossible, le sursaut d’orgueil de faire, le Défi de motiver les transformations économiques et sociales radicales afin d’obtenir le pardon du Peuple, la bénédiction collective et l’Absolution mémorielle, afin de mettre le cap sur la transformation inédite, la performance systémique, le bien-être généralisé, à travers l’exemplarité citoyenne, le Lien citoyen, la Dévotion collective, l’accès à la santé, l’engagement à la sobriété, l’accès à l’eau potable, l’acharnement pour l’efficacité et les résultats, l’électricité, la vocation sacerdotale au service public, l’affectation des ressources à l’aménagement d’un pays propre, riche, beau, sain, sécuritaire.
L’ouverture à l’Afrique et l’opérationnalisation de la Mutualisation panafricaniste. Dans un texte publié récemment au sujet des fondations assurées de l’État, au détour de la controverse provoquée autour d’un héros majeur de la lutte anticolonialiste, nous suggérions incidemment l’enjeu géostratégique existentiel d’une démarche d’adhésion à la Confédération du Sahel, en croyant que cet enjeu serait reçu et traité par les candidats à l’élection présidentielle et présenté au peuple. Que nenni. Ici aussi, c’est comme si le texte n’avait jamais été écrit.
C’est donc le lieu de remettre l’Enjeu de l’Afrique à la préoccupation intellectuelle prioritaire du Cameroun comme pôle continental moteur. Le mandat du Grand Baroud devra, dans la Reformulation de la Vision constitutionnelle du Cameroun africain, s’émanciper des chaines de la Défaite historique et restituer les peuples du Cameroun à l’immensité des disponibilités de sécurité et de vie auxquelles l’Afrique les ouvre. Quelle euphorie la création d’un Mécanisme régalien d’ouverture à l’Afrique va donner lieu ! Et surtout, quel immense potentiel d’activité et de résultats tangibles dans tous les secteurs !
La Mutualisation africaine sera l’un des éléments emblématiques du Grand Baroud ainsi que l’un des acquis les plus féconds du Grand Démènement.
En cinq ans, le Pays commencera à respirer l’espoir, à vivre les beaux signes de l’espoir. Les sept années qui s’ouvrent doivent être placées sous le signe du Pardon, de la Rupture, du Rattrapage. C’est maintenant que Nous devons nous faire pardonner par l’histoire, par la mémoire, par le peuple. Pour l’éternité. Et cette Démarche est possible.
La Proclamation constitutionnelle du 27 octobre est une date historique qui participe de l’Ironie du Destin et des secrets du Destin. Peut-être de la Justice du Destin… C’est une poche du temps spéciale qui s’ouvre, un momentum unique, avec un Dessein que je soupçonne divin. Il faut étonner le monde. Il faut surprendre le monde.
Le Grand Baroud pour consacrer les sept prochaines années au Grand Démènement, c’est la Démarche par excellence de sortie avec tous les honneurs dus. C’est la condition de cristallisation dans l’éternité mémorielle collective.
En cet Instant particulièrement chaotique de la Réalité camerounaise, alors que les profondeurs étouffées de l’Éternité africaine universelle interpellent une conscience collective décomposée, éclatée, spasmodique et troublée, Nous devons bien ça à Paul Biya, les Fils, par gratitude, autant et plus que Nous tous. Le Sursaut de gratitude et de sagesse, pour le Grand Baroud.
Nôb Nlénd, Ph.D Université Laval, Canada










