Fuite massive de sujets : Des épreuves du GCE reportées

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C’est un véritable coup de tonnerre qui secoue le système éducatif anglophone camerounais. Dans un communiqué officiel rendu public samedi dernier, la ministre de l’Enseignement Secondaire, Pr Nalova Lyonga, a annoncé le report des épreuves restantes de la session en cours du General Certificate of Education (GCE). Une décision radicale imposée par la découverte d’une fraude électronique à grande échelle.

La rumeur enflait depuis quelques jours dans les couloirs des centres d’examen et sur la toile ; elle est désormais confirmée par le gouvernement. Des documents confidentiels et des sujets d’examen ont massivement circulé via des plateformes électroniques et les réseaux sociaux.

Face à la gravité des faits, une séance de travail d’urgence a réuni la ministre et le Chef de l’Équipe de Gestion de la transition du GCE. La Pr Nalova Lyonga a officiellement admis la brèche sécuritaire. Des preuves matérielles de ces fuites ont d’ores et déjà été collectées et transmises aux autorités judiciaires pour enquête. Pour le gouvernement, le constat est sans appel : l’équité du précieux diplôme est gravement compromise. « Des mesures exceptionnelles sont nécessaires pour préserver la crédibilité, l’équité et l’intégrité de l’examen du GCE », tranche le communiqué de la Pr Nalova Lyonga.

Le nouveau calendrier : deux semaines de sursis et d’angoisse

Pour tenter de sauver la session et concevoir de nouvelles épreuves, le ministère a dû revoir son calendrier en urgence. Initialement prévues du lundi 8 juin au jeudi 18 juin 2026, les nouvelles dates sont fixées du lundi 22 juin au jeudi 2 juillet 2026. Le ministère précise toutefois que les créneaux horaires initiaux restent inchangés et que les examens du TVEE (Technical and Vocational Education Examination) ne sont pas concernés par ce report.

Vers des têtes qui tombent ?

Si la note officielle invite les candidats « à rester calmes et à poursuivre leurs préparations », l’ambiance est loin d’être sereine en coulisses. Ce report représente un coup dur logistique et financier pour les parents, mais aussi un stress psychologique majeur pour des milliers d’élèves dont le destin universitaire est mis en pause.

Du côté des responsabilités, l’heure est au grand ménage. Le gouvernement promet que des enquêtes rigoureuses sont en cours pour identifier la source de cette fuite et l’ampleur des complicités internes. Le ministère prévient que toutes les personnes impliquées seront « tenues pour compte conformément à la loi ». Reste une question qui taraude l’opinion publique : comment, malgré les protocoles de sécurité réputés drastiques du GCE Board, des réseaux criminels ont-ils pu numériser et distribuer ces épreuves ? La Nouvelle Expression suivra de près les développements de cette enquête qui écorche, une fois de plus, l’imperméabilité des examens officiels au Cameroun.

Panisse Istral Fotso

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