Éducation et inclusion sociale : Le cri d’alarme des parents et enfants handicapés à Douala

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Réuni d’urgence le 9 juillet dernier à New Bell, le Réseau des organisations dynamiques pour le bien-être des personnes handicapées a tiré la sonnette d’alarme sur la menace de déscolarisation massive qui pèse sur les enfants vivant avec un handicap. Entre le manque criant d’enseignants spécialisés en braille ou en langue des signes, et les nouvelles barrières fiscales notamment l’exigence du numéro d’identifiant unique et de l’attestation de conformité fiscale, les familles les plus vulnérables se retrouvent exclues du système éducatif. Enquête sur un parcours du combattant.

« Je crois que l’un des problèmes est que les parents ne prennent pas au sérieux l’éducation des enfants visuels. Et parfois, les établissements qui accueillent tout le monde n’acceptent pas d’accueillir les étudiants qui n’ont pas d’enseignants pour les encadrer. »  C’est ce que l’on retient des propos de kuité François, président fondateur de l’association nationale des handicapés solidaires du Cameroun. C’était à l’occasion de la réunion d’urgence qui a eu lieu le 09 juillet 2026 à new Bell dans l’arrondissement douala 2e. Cette rencontre extraordinaire était consacrée à la crise annoncée de la déscolarisation des enfants handicapés ou des enfants nés des parents handicapés. Les enfants handicapés sont de plus en plus déscolarisés due à l’absence des encadreurs qualifiés. C’est le cas des élèves mal voyants qui s’expriment en bride et en langue des signes. Ces derniers ne sont pas acceptés car les établissements ne disposent pas d’enseignants spécialistes dans la bride et la langue de signe. « Je voudrais donc saisir cette occasion pour interpeler les chefs d’établissement qu’il n’y a pas de mesures particulières à prendre pour l’éducation des étudiants visuels. Avant d’intégrer l’école ils connaissent déjà la bride et l’informatique. Donc ils peuvent prendre les cours en bride ou travailler sur l’ordinateur ». Explique le président de l’association nationale des handicapés.

Aujourd’hui, tout le monde peut apprendre la bride, il n’y a pas seulement les étudiants visuels. Les responsables d’établissement d’accueil doivent faire en sorte que leurs enseignants s’adaptent en bride. Et c’est pareil pour les établissements qui forment les enseignants ils doivent également inclure la bride et la langue des signes dans leur programme » ajoute-il.

Les personnes handicapées et les enfants handicapés en particulier se sont exprimés en mentionnant les difficultés qu’ils rencontrent. Les déplacements et les frais scolaires. La loi des finances a réduit à 50¨% les avantages que l’on avait par le passé. Le numéro de l’identifiant unique et l’attestation de conformité fiscale sont exigés, ce qui n’est pas évident pour les personnes handicapées et les enfants handicapés en particulier. De nombreuses personnes handicapés ignorent où se trouve les centres sociaux. « On peut encore supporter les 50% que la loi fiscale nous impose mais l’identifiant unique et l’attestation de conformité fiscale sont une grande difficulté pour les personnes handicapées ». Lâche une personne mal voyante.Pour avoir ces documents, certaines personnes handicapés vont en ligne et payent une somme de 15000f pour avoir les deux documents. « La scolarisation et les besoins des personnes handicapées ne sont plus gratuites comme le gouvernement de la république aurait souhaité » explique le président de l’association nationale des handicapés.

Jusqu’ici, il y’avait les établissements qui accordaient l’exonération de 100%, d’autres qui accordaient 50% et d’autres qui n’accordaient pas. En dehors des frais qu’il faudra débourser pour avoir l’attestation de conformité fiscale. Le taux de scolarité aujourd’hui est réduit car les personnes handicapées stables et travailleurs peuvent s’acquitter des frais du numéro de l’identifiant unique et de l’attestation de conformité fiscale. Tandis que les personnes handicapées lambda qui vivent dans les conditions précaires ont de la peine à obtenir ces documents.

Francine Oïza (Glob’Media)

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