Le ministre des Transports s’est rendu sur les lieux du sinistre pour évaluer les dégâts de cet accident logistique majeur. Face aux failles constatées, une thérapie de choc a été formulée pour sécuriser la place portuaire.
Le Port de Douala-Bonabéri a frôlé le pire. À la suite d’une violente collision survenue entre deux navires en plein cœur de la zone portuaire, le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, a effectué une descente d’urgence sur le terrain. L’objectif de cette inspection minutieuse était double : évaluer l’étendue des dégâts matériels et comprendre les défaillances opérationnelles qui ont conduit à cet accident logistique majeur.

Sur le site, le constat est sans appel. Si aucune perte en vies humaines n’est fort heureusement à déplorer, l’impact sur le trafic maritime et les infrastructures rappelle la fragilité de la chaîne logistique face aux risques d’accidents en zone de manœuvre.
Le sursaut sécuritaire
Ne voulant laisser aucune place à la fatalité, le membre du gouvernement a immédiatement tapé du poing sur la table. À l’issue d’une réunion de crise qui a réuni les responsables de l’Autorité Portuaire, les pilotes, les consignataires et les experts en sécurité maritime, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè a formulé une série de huit (08) recommandations urgentes.

Ces directives, applicables sans délai, visent à restructurer en profondeur la police de navigation à l’intérieur du port. Elles ciblent notamment le renforcement des protocoles de pilotage, la maintenance préventive des chenaux d’accès, la réévaluation des distances de sécurité entre les bâtiments à quai et en mouvement, ainsi que la modernisation des outils de communication et de surveillance du trafic.

Pour le ministre des Transports, cet incident doit impérativement servir de déclic. L’application stricte de ces huit commandements sécuritaires est désormais présentée comme la condition sine qua non pour préserver la compétitivité et la fluidité du Port de Douala-Bonabéri, poumon économique du Cameroun et de la sous-région. Une enquête approfondie reste ouverte pour établir les responsabilités exactes de cette collision qui continuera de faire couler beaucoup d’encre dans les milieux maritimes.





Panisse Istral Fotso















