Limbe sous la terre : au moins 3 morts dans un glissement de terrain

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La cité balnéaire a été le théâtre d’une nouvelle tragédie ce mercredi 5 août 2026. Un éboulement provoqué par les pluies diluviennes a balayé plusieurs habitations, faisant trois victimes féminines dont une enceinte et un blessé grave.

Le réveil a été brutal et sanglant au quartier Mbende, dans l’arrondissement de Limbe 1er. Ce mercredi 5 août 2026, la terre a de nouveau tué au pied du Mont Cameroun. Sous la pression de précipitations ininterrompues qui s’abattent sur le département du Fako depuis plusieurs jours, un pan entier de la colline surplombant le secteur s’est détaché, engloutissant instantanément plusieurs habitations vulnérables. Le bilan est lourd : trois femmes ont perdu la vie, prises au piège sous des tonnes de boue et de pierres. Parmi les victimes figure une femme enceinte. Un homme, miraculeusement extrait des décombres par les riverains, a été évacué d’urgence vers l’Hôpital régional de Limbe dans un état grave.

Solidarité citoyenne et débordement des secours

Face à l’urgence, l’élan de solidarité populaire a devancé les moyens logistiques. Dès les premières minutes suivant le drame, les habitants de Mbende se sont mobilisés. Munis de pelles, de pioches ou à mains nues, ils ont fouillé le sol détrempé au péril de leur propre vie pour secourir les leurs. Sur place, le préfet du Fako et les autorités municipales sont venus constater l’ampleur du sinistre et promettre le soutien de l’État. Une enquête administrative a été ouverte pour identifier la dynamique exacte du glissement de terrain et sécuriser le périmètre.

La fatalité des constructions à risque

Ce nouveau drame remet en lumière l’éternel problème de l’urbanisation sauvage dans le Fako. Topographiquement exposée et soumise à des pluies torrentielles répétées, Limbe paie le prix fort de l’occupation continue des zones à flanc de colline.

Si les pouvoirs publics appellent une fois de plus à l’évacuation des zones à risque, l’absence de solutions de relogement durables pousse les populations à revenir sur des sols saturés d’eau et instables. Le drame de Mbende pose à nouveau une question cruciale : combien de vies faudra-t-il encore perdre avant qu’un plan d’aménagement urbain rigoureux et coercitif ne soit appliqué à Limbe ?

Par la rédaction

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