Sous le haut patronage du ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique, la première édition du Salon africain de l’éducation aux médias et à l’information (Salemi) réunit des acteurs du Cameroun, du Tchad et de Mayotte autour du fact-checking, de l’esprit critique et de la citoyenneté numérique.

Face à la propagation des fausses informations sur les réseaux sociaux, l’éducation aux médias s’impose comme un enjeu citoyen. C’est dans ce contexte que le Salemi 2026 a tenu sa première journée en présentiel, vendredi 9 octobre 2026 à l’hôtel Vallée des Princes, à Douala. Portée par l’association Class Pro, fondée par Badal Fohmoh, cette rencontre se déroule autour du thème « Médias, citoyenneté numérique et démocratie : l’EMI sur tous les fronts ».

Les échanges ont notamment porté sur la vérification des sources, le fact-checking et les défis liés aux usages numériques. Hormis les journalistes, l’éducation aux médias concerne aussi les jeunes, les enseignants et les utilisateurs des plateformes numériques. L’objectif est de leur donner les outils nécessaires pour mieux évaluer les contenus, éviter le partage d’informations trompeuses et développer leur esprit critique. La clôture, prévue ce samedi 10 octobre, comprend des ateliers pratiques, la remise des distinctions aux lauréats du challenge de dessin EMI CritiKids et le lancement annoncé de la Déclaration de Douala sur l’éducation aux médias et à l’information. À travers cette première édition, Class Pro entend encourager des pratiques d’information plus responsables et renforcer le rôle de l’éducation aux médias dans la participation citoyenne et démocratique.

Natacha Mbarga (Glob’Media)










